mercredi 31 décembre 2014

Last day is the beginning...

Pour ce nouveau virage de fin d'année,
je vous souhaite de n'avoir pas peur de vieillir,
et d'attendre au contraire,
le cœur battant,
les surprises que la vie vous réserve.
De traverser avec confiance
les zones de turbulences.
Tout passe.
A chaque solstice son équinoxe.
Désormais, les jours rallongent...
Et une bonne soirée déjà,
en agréable compagnie si possible,
et sinon un chouette livre,
un bon film.
Soyez prudents,
si vous croisez des lavandières de minuit,
des pierres qui virent,
des chasses sauvages,
le cheval noir,
ce n'est rien.
Rien que votre âme qui respire,
ils ne sont pas venus pour vous.
Pour moi c'est réveillon Chavans.
C'est doux, c'est joyeux.
Il faut apporter un cadeau qui tienne dans une boîte d'allumettes...
J'aime bien.




Ces derniers jours de l'année
j'ai bien perdu mon temps sur FB,
mais j'ai aussi découvert
le pouvoir apaisant et créatif de l'origami,
un simple carré de papier...

mardi 30 décembre 2014

A mort la carte virtuelle !

Barbara, elle envoie pas les vœux de n'importe qui !
C'est personnalisé au taquet.
La barre est haute,
mais pour une fois, je vais faire un effort,
parce que ça me fait trop plaisir de recevoir ses réalisations !



C'est moi qui ai effacé l'adresse sur le cliché, la coquille est arrivée intacte en fait.

En revanche,
ça tiendra pas dans mon bullet journal j'ai bien peur...

La France qui entreprend, la France qui gagne ...

Ceci n'est pas une publicité.
Ceci est une très bonne crème de marron.
Avec des morceaux dedans.


Ceci me semble être aussi une arnaque : poids net mentionné sur l'étiquette 325 g.
Poids réel pesé sur deux balances différentes, à deux endroits différents : péniblement 270 g...
Une différence de 65 g par pot, multipliée par des milliers de bocaux...
Ceci semble aussi bien banal,
puisque,
quand on écrit au service consommateur,
il ne se donne pas la peine de répondre...
Cela m'énerve....

(On notera que Reflets de France est une marque du groupe Carrefour)

Edit 13h00 : le service consommateur vient de me rappeler. Pour me demander le code barre, mais aussi la DLUO, le numéro de lot et l'heure de fabrication de chacun des 10 pots... Il ne m'en restait que 6, le reste est en villégiature à Paris... A suivre donc...

lundi 29 décembre 2014

Bull'help yourself # 2

Après deux semaines d'utilisation,
je suis de plus en plus fan de mon bullet journal.

Plus aucun petit bout de papier ne traîne sur mon bureau, au fond de mon sac.
Je me sens apaisée.
Parfois, la sérénité, ça tient à peu de choses : un index...

Comme dit son concepteur Caroll Ryder,
ça m'aide à faire la différence entre être busy et productive...

J'en suis toujours à l'expérimentation, avant de me lancer dans un support plus swag.
Et j'ai déjà rencontré un écueil : l'anticipation des mois à venir, sachant que je n'utilise pas d'agenda électronique (pour l'instant), que je ne veux qu'un seul outil, qu'il soit simple mais polyvalent, c'est-à-dire rassemblant notamment mes idées pro et perso (peut-être qu'à terme j'utiliserai deux couleurs différentes), mes petits bouts d'écriture, une fonction d'agenda
bref, tout ce que mon cerveau doit gérer en même temps.

J'ai donc construit et imprimé sur du papier un peu épais épais, un planning de l'année.
Imprimé recto-verso, tête-bêche, il se glisse dans le bullet, et me suivra dans le prochain carnet quand celui en cours sera terminé.





J'ai visionné quelques vidéos qui adaptent l'idée : j'ai vite arrêté (je crois que je vais inventer une appli pour éviter de perdre son temps sur internet...), ce sont toutes des usines à gaz,
le modèle le plus ergonomique reste l'original,
son site étant rapide à parcourir puisqu'il va à l'essentiel.
Et l'essentiel, ça me va.

Je me suis quand même accordé quelques fantaisies : le marque-page que m'avait offert Min-Young, la pèlerine coréenne,
et un medicine bag où j'ai enfin trouvé à caser les quelques fleurs séchées rapportées des Etats-Unis :



un pliage origami, mais en papier calque



et du masking tape pour renforcer les anses, puisqu'elles seront fixées dans le journal.



Et enfin une grosse entorse au principe de l'unicité :

J'ai un petit bullet spécial pour mon projet Louisiane,
dans un carnet que m'avait offert Barbara (merci Barbara)
parce que je n'ai pas besoin de l'avoir tout le temps avec moi,
mais que le concept s'applique bien à la gestion d'un projet qui comporte plusieurs composantes.



Surtout, si ça ne marche pas, je ne l'aurai pas sous les yeux tout le temps (bien que dans mon planning annuel, j'aie déjà indiqué les jours fériés américains au second semestre...)

Pis je suis désolée pour la qualité actuelle des photos, prises à la tablette. J'ai prêté mon appareil à Franzouski qui est parti se peler les dents à Nijni...



dimanche 28 décembre 2014

De liens en aiguille #2

C'était un peu après le concours de nouvelles.
De fil en aiguille
J'ai retrouvé les gestes que m'avait montrés ma mère
pour tricoter quelques pantalons feldgrau
et maintenant, je suis fière et émue d'avoir
un petit peu
contribué à cette aventure,
qui raconte en milliers de rangs
à l'envers
à l'endroit
pour dire cette guerre terrible.
J'aimerais bien aller voir l'expo.
Mais Roubaix c'est pas la porte à côté de la Creuse...



samedi 27 décembre 2014

Begin, began, begun

Je ne pense, je ne rêve, je ne projette que Louisiane.
Même si le fils du père Noël venait me jouer une aubade à la  Béchonnet, en string sur un petit vélo,
il y a fort à parier que je n'ouvrirais pas la fenêtre.

Je ne pense, je ne rêve, je ne projette qu'en anglais.
J'ai fait une liste de mes points faibles : parler au passé, les pronoms relatifs et le comparatif.
Et je dois à cette attente à meubler,
une petite joie toute simple : goûter au sel des parlers.


Dans mon bullet journal,
j'ai quelques pages de lexique où j'inscris,
au fur et à mesure,
les mots et les structures qui me font défaut quand je pense en anglais,
ce que je m'efforce de faire chaque jour.
Me viennent de petits textes, des poésies, dans l'une ou l'autre des deux langues.
Je crois que cela tient à leur grammaire.

La grammaire, torture mentale des générations successives de petits français et des primo-arrivants,
est aussi un catalyseur de productions orale et écrite non négligeable,
dès lors qu'elle est suffisamment automatisée pour se manier sans se poser de questions.

La grammaire française, avec ses règles complexes, ses petits mots, sa conjugaison,
engendre une expression fine et sensible du détail, de la pensée cartésienne, de l'argumentation.
La grammaire anglaise pourrait faire pâle figure. Et pourtant ! La simple association de deux mots, l'ajout d'un gérondif ou d'une forme adverbiale, quand on se laisse un peu porter, permet de communiquer rapidement, dans des formes courtes, un afflux d'émotion, une image mentale aussi expressive que succincte.
Je suis persuadée que cet aller-retour permanent entre la pensée et le langage qui la traduit, façonne à la longue le mode de raisonnement. Les Français en général, qui sont paradoxalement perçus à la fois comme un peu trop "direct to the point" et inutilement batailleurs dans les négociations, ont beaucoup de mal à être synthétiques, notamment à l'écrit. La fameuse trilogie thèse-antithèse-synthèse est sensée recentrer la pensée, je la trouve moi, lourde, ennuyeuse, et très formatrice notamment à l'argumentation.
Un peu trop directs, un peu trop bavards.
Les anglos-saxons, plus sobres dans le propos et l'argutie, ont la carte mentale aisée et la palabre moins frontale.

Plus j'avance dans la langue et plus je m'aperçois qu'en effet, en français, il faut concevoir clairement pour énoncer, avant d'être récompensé par des textes riches et beaux,
alors qu'en anglais on peut être à la fois elliptique et efficace.
Et que c'est un bonheur de pouvoir passer de l'une à l'autre sans complexe selon le fond ou l'interlocuteur.

Bull'help yourself #1

Essayé, adopté, le top des geeks qui aiment le papier,
la révélation qui me permet de gérer mes carnets chéris,
mes to do lists, mes idées de nouvelles, de chansons, de séances pour la classe.
J'ai nommé le "bullet journal".
C'est comme un agenda, mais en mieux, espace modulable pour un jour, une idée, un projet...


Le concept est bien expliqué par Michel (une mine, ce collègue qui travaille à la Réunion)  là :

http://www.tilekol.org/le-bullet-journal-un-systeme-dorganisation-moderne-a-lancienne


et là :
C'est ce qui m'a décidé à me lancer.
C'est joli, propre, créatif,
pour l'instant, je savoure juste le plaisir de retrouver facilement tout ce que je note.
La clé, c'est l'index en fait,
et le foliotage des pages.

Ici, un petit complément
je n'ai rien l'intention d'acheter.
D'abord je ne sais pas ce que j'en ferai : je n'ai pas de smartphone (si, si)
Et puis j'ai plutôt envie d'exploiter le stock de ce qui m'a été offert ou que j'ai ramené d'un peu partout.
Donc je me suis lancée avec le cahier américain que je traîne depuis septembre, et ça m'a changé la vie.


Avant :  le chaos


Après : ordre et clarté



Zéro angoisse
Zéro post it


jeudi 25 décembre 2014

Fais-moi un signe #4

Sur le fil


(Above Paris this morning)


Large grey sky
Blue narrows
Walking on the line
Wish for the coming year
Not to slip on the wrong side...



X mas day

Noël, c'est pas ben facile pour moi.
Mais je gère.
En compagnie amicale.
Cette année, je suis bien tombée.
Enfin, plutôt, c'est ma copine qui est tombée.
Dans sa baignoire.
C'était pas vraiment le hasard, elle avait déjà un peu mal partout.
Ma copine et moi, on se voit vieillir, et ça non plus c'est pas facile.
Hier, on a passé un moment dans la salle de bains,
pas loin de la baignoire maudite,
à faire des trucs de filles,
et aujourd'hui, je lui ai offert un massage à consommer sans modération.
Finalement, c'est un bon Noël ça, faire plaisir à quelqu'un qu'on aime.

Sinon, j'ai bien rigolé ce matin, 
en voyant ça


Le père Noël est un sonneur !
Et on ne m'en avait rien dit...
La vraie preuve 


Le Père Noël joue de la cornemuse sur un monocycle par noriko75

Il paraît qu'il y a une mère Noël.
Dommage !

mardi 23 décembre 2014

Conceptually love

C'est désormais clair,
je suis amoureuse d'un concept.
Danseur,
chanteur,
musicien.
Maître-sonneur de préférence.
Aucun autre ne trouve grâce à mes yeux,
on est conceptuel,
ou on n'est pas.


Il est clair que la cornemuse me fait mouiller ma culotte.
C'est très phallique comme instrument, la cornemuse.
On trouve plein de chansons où le gars sort son chalumeau pour faire danser la gazille....
Limite explicite.
Mais c'est pas facile : entre le cornemuseux pas libre, trop jeune, trop vieux, trop porté sur la bouteille, ça réduit quand même énormément le champ des investigations.


Le Turlututu par Mr Dutheil par BourgaKOA

Je ne m'enfuis pas je vole...

Hier soir,
j'avais à peine parcouru les premières pages du dernier Volodine,
j'ai entendu les grues passer.
J'ai fermé le livre, j'ai fermé les yeux,
et je me suis endormie,
petit point à sa place dans le grand ordre de l'univers,
où,
quoi qu'il arrive dans ma vie,
les grues partent et reviennent.
Il y a toujours quelque chose de plus grand que nous.

Ce matin,
en déjeunant devant le jardin gelé


je me suis demandée quelle est la VRAIE raison de ma démission de mon école du mercredi.

La liste des griefs à l'égard de mon nouveau collègue commence à être longue comme le bras,
parce qu'il y a incompatibilité de posture entre nous, et qu'au final, chaque petit détail, insignifiant en soi, devient absolument insupportable.
Au départ, l'agacement d'être payée épisodiquement parce que les les feuilles d'heures ne sont pas envoyées à temps, puis la communication des informations hebdomadaires avec plus d'un mois de retard, un poste auquel je n'ai pas pu candidater, des dates d'examen zappées, ... Les propositions répétées d'aide restées sans réponse. Jusqu'à, sans complexe, des exigences urgentes à honorer pendant les vacances.
A l'arrivée, les mauvaises pensées qui me traversent, qui me font me demander quel est le bénéfice de cette tension ? La possibilité de récupérer mes heures pour justifier une demande de mi-temps bien planquée ?
Quand je commence à me poser ce genre de questions, je sens qu'elles sont guidées par une intuition bien souvent justifiée, ce petit faisceau d'indices qui fait clignoter la petite lumière orange dans ma tête.
Mais je sais aussi que je verse assez rapidement dans l'interprétation paranoïaque de tout et n'importe quoi, et que ce n'est pas bon pour moi.
Il était donc temps de partir.

Ce n'était pas une décision facile. Cet argent, j'en ai besoin. Mais depuis que j'ai décidé de vendre ma voiture, je sais que je pourrai m'en passer.
J'aimais aussi beaucoup ce qu'était devenu le climat de travail avec mes collègues surveillants, les formations dont je bénéficiais et qui me permettaient de progresser. L'établissement est en train d'être rénové, et même si ça crée inévitablement des difficultés, je voyais bien que c'était l'occasion de donner une impulsion nouvelle à nos actions.

Mais mercredi dernier, quand je suis partie, la feuille des heures de novembre était toujours posée dans le bureau, au milieu des plâtras des travaux,
alors j'ai attendu encore un peu pour être sûre,
et puis vendredi, j'ai envoyé ma lettre de démission,
sans donner de raison,
parce que je ne trouve pas élégant de baver sur un collègue qui n'a pas les mêmes priorités que moi.

Inconsciemment, j'avais certainement fantasmé que la hiérarchie se pencherait sur le cas et essaierait de me retenir. Mon ego parfois a un peu tendance à se la péter.

Heureusement, ma part méditative, celle qui aime écouter les grues dans la nuit,
sait que ma décision sera respectée sans se poser de question. Et que c'est mieux.

Car, la vérité c'est que si je voulais faire à mon idée,
il me suffisait de prendre le poste quand on me l'a proposé (coucou mon ego, te revoilà...)
et que maintenant, je ne peux pas me plaindre que ça n'aille pas assez vite pour moi
(ça ne va JAMAIS assez vite pour moi).
La vérité c'est que j'ai envie de respirer,
de prendre la tangente,
d'aller faire un tour de lac le mercredi après-midi.

La vérité c'est que je veux vivre,
et suivre les grues où elles me mènent.




jeudi 18 décembre 2014

Une toile

Il y a la VO
la seule qui permette d'accéder à cet aller-retour permanent entre les langues des protagonistes.
Ceux qui arrivent pour asservir
ne parlent pas la langue des locaux.

Il y a la lumière de l'Afrique et la poussière solaire du désert.

Il y a la musique, les peaux, les regards, le contraste terrifiant entre la douceur de l'amour et les contraintes humiliantes du quotidien.

Il y a cet imam qui lutte comme il peut, avec son savoir religieux, contre la charia aveugle et bricolée à la petite semaine pour justifier tout et n'importe quoi, notamment le mariage forcé.

Il y a ce match de football qui m'a fait pleurer.

Je n'ai pas tout aimé dans ce film, à commencer par la toute fin et aussi quelques longueurs et raccourcis.
Mais j'en garde un souvenir ému et magnifique.
C'est une oeuvre que je n'oublierai pas.

lundi 15 décembre 2014

Fais-moi un signe #3

Aujourd'hui
j'ai appris que mon dossier CODOFIL a quitté le département avec un avis favorable de la DASEN.
Maintenant,
je le piste au rectorat.

Aujourd'hui,
j'ai reçu un bulletin d'inscription pour un stage de danse cajun...


Aujourd'hui,

J'ai reçu une réponse à un com que j'avais laissé sur le blog d'un collègue, parti là-bas,
puis revenu après deux ans.

"Si tu aimes l'environnement et la danse trad. je pense que tu pourrais tu plaire à Lafayette. Le lac Martin est magnifique et il y a plusieurs parcs naturels de petites tailles. Prairie est une bonne école bien dynamique à Lafayette mais je ne connais pas les autres écoles.
Je ne suis jamais allé au Lac Charles car les profs venaient à Lafayette pour les concerts et sorties... Je sais que le nord est très américain et que le sud des bayous c'est le trou du cul du monde. Le paradis des moustiques et des ornithologues !!
(...)
Bon courage pour les entretiens si tu es retenue. Entraine-toi à l'anglais car ça reste indispensable en Louisiane. Les cajuns parlent chez eux ou entre amis uniquement et tous les autres parlent américain. C'est pour ça que le CODOFIL recrute des enseignants étrangers et non des louisianais."

Aujourd'hui
j'ai découvert Kirby Jambon,
un  écrivain louisianais,
qui vient de recevoir,
de l'Académie française,
le prix  Henri de Régnier au soutien de la création littéraire.
Kirby,
quand il n'est pas poetry,
il est enseignant en immersion française,
à l'école de La Prairie de Lafayette.

Aujourd'hui,
et même si on n'a aucune idée des critères d'affectation,
j'ai décidé que,
si j'ai la chance d'être conviée à un entretien,
je demanderais Lafayette.




vendredi 12 décembre 2014

jeudi 11 décembre 2014

Ma p'tite sardine

Bernadette
elle est très chouette.
Elle sait bien faire les courgettes.

Elle sait bien faire la cuisine en général,
mais tout le monde dit qu'elle est râleuse.

Moi je l'aime bien Bernadette,
elle est toujours gentille avec moi.

Un jour, elle m'a filé une paire de sabots,
et le week-end dernier, elle m'a apporté ça



Bien caché dans un sac en plastique.
On avait parlé de ma lunch-box et de mon régime financier
et elle m'a apporté ce petit paquet, avec un air gourmand, parce que "tu les passes à la poêle et avec une pomme de terre à l'eau c'est délicieux."

Les larmes me sont montées aux yeux.
C'est tellement rien des sardines,
et pourtant c'est tellement tout ce geste.
Pour moi, qui n'ai pas de maman pour s'occuper de moi,
c'est de la sardine en or,

Mercredi,
j'ai poêlé mes sardines et j'ai écrasé deux patates en pensant à Bernadette,
qu'est râleuse mais vachement chouette.
Et c'était bon.

Made my day

Aujourd'hui, j'ai appris que c'est un anglais qui a inventé les cartes de vœux de Noël (Sir Henry Cole en 1846)
et que ça porte malheur de laisser le sapin dans la maison après le 1er janvier.
J'ai aussi mangé du gâteau au fromage blanc polonais (je valide) et des bonbons chinois.








Ma folie des grandeurs

Vivre à Guéret
(dans la Creuse donc)
c'est un concept.

La piscine municipale est privée.


Photo internet
Le jardin public est privé.


photo internet

et même les projections publiques sont privées


Aujourd'hui donc
j'étais, comme souvent, seule dans la salle pour regarder un film.
La grande salle,
pour un film coréen en VO
(j'adore la VO en général, ça rend quand même autrement que le doublage, et plus particulièrement les films asiatiques)
que je vous recommande ; "A girl at my door".

Si t'es pas free, c'est que t'as pas tout compris...

Il y a donc d'abord eu le SMS.
Matinal et inattendu.
Une joyeuse et amicale invitation à prendre un café à mes heures perdues.
Mal engagée l'affaire.
J'aime pas le café, c'est pas bon le café. Pis des heures perdues, je n'en ai guère ;
et il n'y avait pas de signature.
Une fois l'anonymat levé, de SMS en SMS,
et d’ambiguïtés en sous-entendus, le rencart s'est révélé impossible à caser dans un emploi du temps déjà overbooké.
J'étais pas au top de la motivation : je savais bien que c'était pas chaussure à mon pied.
Mais les hivers sont longs,
même quand ils sont tardifs,
et je me suis pensé : si François Hollande y arrive, pourquoi pas nous.
Si ça se trouve, c'est cette association d'idées qui m'a mis la puce à l'oreille.


Toujours est-il que, quelques jours plus tard, découvrant que mon correspondant est aussi musicien,
je me suis remotivée.
Comme je n'avais pas encore avoué pour le café, tout était encore possible.
Hélas, ça ne collait toujours pas.
Il a écrit "pas de panique, on va y arriver".
Pourquoi j'aurai paniqué ? J'avais rien demandé ...
C'est là que la petite lumière orange s'est mise à clignoter.
Elle a viré au rouge quand il a fait mine de ne pas comprendre.
Elle a carrément grillé quand il a craché le morceau.
Pas free.
Pas tout compris.

On aurait pu en rester là.
Sauf que j'avais été à deux doigts de faire une entorse à un de mes principes ("jamais dans le même diocèse").
J'ai donc jugé bon de préciser que je n'étais pas fâchée, histoire de ne pas avoir à raser les murs en situation professionnelle.
Renvoi dans les cordes.
Formulé autrement, le vieux couplet du "tu prends tes désirs pour la réalité".
Pas de gêne, pas d'arrière-pensée, touci touça.
Je me suis vengée, j'ai tout dit pour le café.
Il a rétorqué qu'il préfère l'apéro finalement.
Je bois pas d'alcool non plus.
On a vraiment frôlé l'erreur de casting.


Florence Foresti - Les phases d'une femme en... par Virginie_Bosch


mercredi 10 décembre 2014

Demain est un autre jour


Je me couche à bout de patience,
agacée par mon boulot
agacée par mes collègues
agacée par mes enfants
agacée par moi-même.
Rien ne va assez vite,
rien ne fonctionne comme je voudrais.
La communication à sens unique m'épuise.
J'ai envie de tout balancer.

Avant, j'ai jeté toute mes forces,
toute mon énergie dans une piscine, une salle de gym, un sous-bois.
Je lis un peu,
au premier battement de paupières
j'abaisse ma garde
je dépose les armes
et je m'endors.

Mes rêves sont terribles.
Un torrent de violence,
d'incendies dévastateurs, 
d'hommes hurlants,
une rage immense qui fait rougeoyer le ciel de mes nuits
l'un d'eux se penche parfois et m'embrasse
à m'étouffer.
Asphyxiée, 
je suffoque,
et j'ouvre les yeux sur les ténèbres de ma chambre.
4h00...
Je respire goulûment d'abord,
puis plus calmement.
Je sais que c'est mon cerveau qui bouillonne
depuis les réminiscences de l'enfance.
Les phrases se bousculent, les répliques de télescopent.
Allongée dans le noir, 
je pose ma joue dans la fraîcheur du deuxième oreiller.
Je me concentre sur mes pieds, mes jambes, mes hanches,..
Lentement.
Me revient cette sensation merveilleuse du mouvement de la marche, 
des pieds qui dévalent les pentes
du compas de mes pas qui arpente les sentes,
le chuintement de l'eau sur mes flancs
quand mes bras la fendent en cadence,
Avant d'être remontée jusqu'au cou,
mes paupières sont de nouveau closes.
Au matin je m'éveille,
et je sais exactement ce qu'il faut faire.
Pas d'amertume, pas de rancœur,
ni de propos vengeurs.
Du désespoir de la veille
ne me reste qu'une liste d'actions mesurées
à faire dans l'ordre et sans attendre.
Une heure plus tard,
je quitte la maison, 
apaisée.
Jusqu'au soir.

video

samedi 6 décembre 2014

Ecole avec vue #4

Vue sur le monde
Noël en Géorgie
Assez similaire au nôtre
(avec de la dinde dedans, le satsivi)
Sauf que c'est le 31 décembre
parce qu'ils sont orthodoxes,
et qu'il y a du khatchapuri, des khinkalis, et des gozinakis ....



Noël en Angleterre
Mention spéciale pour la tradition des crackers
et l'humour de mes deux bristish




Sinon
je raffole des lapbooks
ces supports d'exposé,
une simple chemise cartonnée pliée en trois
plein de petits trucs à soulever pour lire des informations rangées par thème
un structurateur de pensée assez proche de la carte mentale
mais en plus fun.

C'est reparti !