mardi 30 juin 2015

Bullet de juillet


École avec vue # 9 le village

Situation de simulation globale
"Le village "
conduite dans son groupe cycle 3 par ma collègue.
Ils ont inventé une ville, son nom, ses habitants, son drapeau et ses infrastructures.


dimanche 28 juin 2015

Cela commence par un peu de chagrin, l'Amérique # 3 Hilly





Mercredi matin on s'est dit au revoir.
Une dernière fois, elle était venue dormir chez moi le mardi,
après sa séance de chorale.

Elle dort toujours sur le canapé du salon,
là où j'ai posé le tableau qu'elle a peint
et qu'elle m'a offert quand j'ai emménagé ici.
Je lui rapproche la petite lampe,
et le lendemain matin,
on prend le petit déjeuner en bavardant,
avant que je ne l'accompagne au train.

Elle était là pour écouter,
elle était là pour inventer,
avec cet autre regard qu'elle a.
Elle était là quand Franzouski allait si mal.
Le chantier collectif après une grosse bêtise,
le service volontaire européen pour aller voir le monde,
c'était elle,
Hilly les bons tuyaux.

Devant la gare,
on s'est dit au revoir,
avec les larmes aux yeux.





Mes amis je devrais vous pleurer un peu,
pardonnez-moi si je n'ai dans les yeux 
que l'Amérique."
Si Joe Dassin avait eu Skype,
vous croyez qu'il aurait écrit ça ?

Panik attack # 2 J- 30: c'est dans un mois je m'en irai

Je m'envole dans un mois jour pour jour
et j'aurai pu titrer cet article "Panik attack, le jour du bullet journal" :
parce que c'est en préparant le planning mois de juillet, 
que dans ma tête, 
le compte à rebours a vraiment commencé !


On ne dirait pas comme ça, mais ça prend forme.
Pour l'instant, c'est fouillis, Bon Coin et cartons à tous les étages.

Il faut trier finement :
- j'emporte ;
- je n'emporte pas ;
- je récupère à Noël ;
- je déstocke ;
- je donne, je jette, je vends.

Un air de déjà vu ?
Normal, il y a deux ans, je vidais ma maison en vente et je me demandais déjà comment c'est possible d'entasser autant.
Depuis, je n'ai pas réencombré, au contraire.
J'avais encore gardé trop de "ça peut".
Et croyez-moi, remplir deux valises de 23 kg maximum,
dont le contenu devra courir sur plusieurs saisons,
et comporter du matériel pro,
c'est très différent d'un déménagement
et même du très simple sac pour le chemin.



Demain, Franzouski visite le T3 que nous propose un bailleur social
375 euros chauffage, eau froide, eau chaude compris
(on notera au passage que non, les logements ne sont pas réservés aux immigrés, la preuve...).
On ne va pas faire la fine bouche :
c'était mon dernier gros stress, que les boys n'aient pas une nouvelle adresse ferme au moment de mon départ,
alors on va le prendre (merci Ste Rita).

Mercredi, visite II, pour plan avec le Kid en vue du casage mental des meubles.
Plus qu'à croiser les doigts en attendant les résultats du bac.

Et dimanche, je déstocke mon vélo, les outils de jardin, et le matériel d'école chez une copine.

vendredi 26 juin 2015

mercredi 24 juin 2015

École avec vue#7 open door

J'aime nos églises de campagne.


mardi 23 juin 2015

Cela commence par un peu de chagrin, l'Amérique #2 School

Aujourd'hui,
c'était mon dernier jour
dans une toute petite école,
qui avait tiré le gros lot anglophone...


Pas un mot de français en septembre...

Notez le premier petit mot, avec la référence à "Hermès, dieu de la chance et des voyageurs",
écrit par un Boimare addict qui nous a donné bien du mal...




Et une page spéciale de mes collègues,
ça fait vraiment plaisir...



Carte immédiatement collée dans mon bullet journal...

mercredi 17 juin 2015

Ecomytho

Ami lecteur,
je souhaite soumettre une question scientifique à ta sagacité :
si on roundupait le parti socialiste,
penses-tu que ne survivrait que la gauche génétiquement modifiée ?

Eh bien moi,
je crois que s'il n'en reste qu'une
ce sera Pyralène Royal.
Elle tient ce gentil surnom de son précédent passage au ministère de l'Environnement,
quand elle aimait déjà bien qu'on parle d'elle dans les médias.
C'était avant Twitter,
il fallait donc se donner davantage de mal,
et ne pas hésiter à pousser fort pour faire de la naissance de son quatrième enfant,
la une de Match.

Ne poussez plus madame, on voit la tête...

Photo Paris Match

Même après avoir dépassé la date de péremption,
elle n'hésite pas à payer de sa personne et à se rendre dans les rayons d'une grande enseigne de jardinerie
à grand renfort de caméras
pour retirer le Round up des gondoles de libre-service
(admire la subtilité de la formulation...)

Et là on se dit que,
depuis le temps qu'on souligne à quel point le glyphosate est nocif pour l'environnement et ses habitants,
nous y compris
et à quel point la publicité de Monsanto sur son élimination
totalement contraire au principe basique selon lequel
rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme
(donc le Round up se transforme en pognon, tu me suis ?)
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !
enfin un acte politique responsable et courageux.



Photo le Parisien
Oui mais ça
c'est une appréciation du temps d'avant.
Soit, plus ou moins trois mois avant la présidentielle,
quand François Hollande affirmait encore "Mon véritable ennemi c'est la finance".

Maintenant que tout le monde est devenu plus raisonnable
- tout le monde à part les pauvres, qui ne pensent comme d'habitude, qu'à se goinfrer tant et plus -
il faut avoir la présence d'esprit d'aller lire les petites lignes du vrai projet de plan Ecomytho  Ecophyto 2.
Je résume : déjà, on est bien d'accord, ce n'est absolument pas une interdiction contrairement à ce qu'affirme sans broncher son altesse royale.
C'est juste qu'il ne faut plus mettre le vilain Round Up en LIBRE-SERVICE !
Mouaaaaah !
Abracadabra je crée des emplois.
Des emplois de vendeur de Round up derrière un comptoir....
Avec tout plein de conseils aux "acheteurs amateurs de cancer", n'en mettez pas trop et tout ça.
Bon, pis bien sûr, les professionnels eux pourront continuer à s'empoisonner sans problème
et à arrondir les bénéfices de l'industrie du gluten free.
(Oui, en vrai, les de plus en plus nombreux  intolérants au gluten
seraient en fait intolérants au gluten roundupé...).

Donc,
un quart de seconde,
on a eu très peur pour la cotation boursière de Monsanto,
(à 12'30 : "Vous voulez faire interdire/ enlever des rayons" ... non, le Petit Journal n'est pas toujours un gage de probité intellectuelle et d'information précise...).



Maintenant,
on respire :
il aurait pas fallu être obligés de présenter les mêmes excuses qu'à Ferrero pour son Nutella tout plein d'huile de palme durable.

En revanche, on n'a pas peur du tout pour les centrales nucléaires.


Allez
pour le fun
des valeurs sûres :
toi, tu ne changes pas, t'es comme la com de Ségolèèèèèèèèèèèèèèène !


Stone & Charden - Le prix des allumettes par caenphx

Edit : je rappelle à tout candidat à une relation affective, voire même uniquement sexuelle, avec l'auteure de ces lignes, qu'un des critères immédiatement éliminatoire est l'utilisation du Round up, à titre privé et/ou professionnel.
J'aime pas, ça donne un goût.


Au nom de Zeus

J'adore ce dessin 
d'un élève anglophone
d'après une description écrite.


C'est quelqu'un qu'il a fallu vraiment tirer-pousser pour qu'il entre dans le français.
Et c'est toujours pas gagné, car il rencontre déjà des difficultés dans sa langue.
Je le fais travailler en binôme avec un autre boy qui lui se jette partout,
et ne supporte pas l'inquiétude de l'apprentissage.

Je m'étais dit, pourquoi ne pas utiliser la démarche de Boimare avec les allophones aussi ?
Qu'y a-t-il de plus universel que les angoisses archaïques et la mythologie réparatrice ou les contes ?

Ce dessin, d'après une description écrite dans un langage quand même assez soutenu,
c'est le point d'orgue,
ce temps de suspension, ce silence après lequel on reprend le tempo.
Sans les silences, pas de musique...

Les plus anciens lecteurs se souviendront peut-être de cet ancien billet sur les élèves empêchés de penser.
Je suis en train, entre deux cartons, de lire un opus plus récent
où je retrouve l'essentiel du discours de Boimare,
(qu'on a eu le bonheur d'écouter en conférence à Guéret cette année)
mais avec cet angle de vue singulier
sur l'impact, en terme de gestion de classe et de pédagogie,
de la gestion mal comprise de ces enfants qui ont peur d'apprendre.

Ça me servira toujours...

Il contient des pistes de travail encore plus précises que dans les ouvrages précédents,
et notamment un test à faire en début d'année
dont le déroulement et l'interprétation sont bien explicités.
Très facile et très rapide à mettre en oeuvre.
Limpide.
Adapté à la réalité quotidienne de l'enseignement.
Du Boimare quoi.


dimanche 14 juin 2015

Un an et plus si affinités

En Louisiane ? Mais pour combien de temps ?
J'ai à peu près la même conversation dix fois par jour,
et c'est la question qui revient le plus souvent.

Eh bien j'ai un contrat possible de trois années maximum,
mais là, tout de suite, je vais déjà m'assurer que je survis un an :

- sans famille et assimilés ;
- sans bourrée deux temps (et sans Chavannée)  ;
- sans piscine ;
- sans fromage de chèvre au lait cru ;
- sans pain ;
- sans vacances.
Impossible pour l'heure de me projeter plus loin que cette année,
alors la suite...
Surtout que je viens par deux fois d'être bien rappelée à l'ordre : pour mon affectation dans le trou du bayou
et par un nouvel accident de Franzouski,
qui ne conduisait pas cette fois,
mais qui s'est fait bien peur.

Et moi aussi, bien égoïstement,
et bien rétrospectivement :
je ne suis pas encore partie...


La photo vient de l'album d'un Louisianais là (Paul Moline)

La GRANDE manif



Guéret c'est un peu comme Kirikou.
Petit mais vaillant.



Il y a dix ans, sous la neige, les rues étaient noires de monde.
Hier nous partîmes moins nombreux,
et pas de prompts renforts pour arriver à bon port,
non sans avoir essuyé quelques grains.




Mais bonne ambiance
qui permet de se remonter le moral
en se disant qu'on n'est pas tout seul
à penser ce qu'on pense.
Je me comprends.
Mais je suis certaine que vous aussi.





A l'époque,
le couple Hollande (je sais plus avec qui il était à ce moment,
ah ben si, Ségolène...)
s'était fait canarder de boules de neige.
Personne n'avait envie de les voir là.
Lui est revenu en presque vainqueur sept ans plus tard nous serrer la main sur le perron de l'Elysée.

Ce que je lui reproche le plus aujourd'hui ?
D'avoir fait perdre l'espoir aux Français.
D'accréditer, par son comportement
le "tous pourris" qui ouvre une avenue aux extrémistes,
de laisser penser que c'est normal que ce soient les plus humbles qui serrent encore d'un cran,
parce que c'est LA CRISE ! alors que l'argent suinte avec indécences de nombreuses portes,
de n'avoir aucune compassion pour ceux qui souffrent...
Compassion,
courage de se lever et de dire non
des mots inconnus de tous ceux qui n'ont aucun projet autre que personnel pour notre pays.



Mais je m'enflamme
et je m'égare.
Hier c'était manif donc,
moitié moins nombreuses qu'il y a dix ans
mais oh combien nécessaire.





Mélenchon l'était-il (nécessaire) ?
Bah au moins, ça fait déplacer les médias...









mardi 9 juin 2015

Panic attack #1 Le tracas du visa

Petit flip consulaire
et première occasion de tester mon sang-froid en cas de coup de chaud.

J'avais tout bien fait comme il faut,
bien rangé mes papiers dans l'ordre,
joint la photo 2 x  2 pouces...
passé les contrôles de sécurité.
Et j'attendais que s'affiche mon numéro 532,
assise bien en face de l'écran.
525
526
527
528 
529 
530 
531
????
533
534..
Je commence à m'inquiéter.
Au haut parleur, on appelle quelques personnes inattentives,
mais ni mon nom, ni mon numéro.


Je retourne voir l'agent d'accueil.
Elle me dit, on n'appelle pas les numéros dans l'ordre,
attendez.

C'est une française.
Mais je sais qu'aux Etats-Unis, 
on déteste autant les gens qui tentent de gruger un tour,
qu'attendre trop longtemps.
Donc en général, c'est bien organisé pour limiter l'impatience.

Et je commence à flipper.
Je repense à notre arrivée l'an dernier,
et mon petit passage au contrôle supplémentaire.
Parce que je suis née en Algérie ?
On en est au numéro 565 et une heure s'est écoulée depuis mon arrivée.
Je retourne voir la même employée,
qui me redit la même chose.
Cette fois j'insiste, je sens qu'un truc n'est pas normal.
" Vous n'avez pas été appelée pour le première fois ?"
Elle s'enquiert de la chose à un guichet,
où l'employée me dit tout de suite "Vous n'avez pas entendu".
"heu, ben j'ai surtout vu les numéros 531 et 533 ..."
Elle me cherche, ne me trouve pas.
Il y avait donc bien un souci.
Finalement, elle m'envoie à un autre guichet, 
ou je patiente encore devant le volet clos,
jusqu'à ce qu'arrive une blonde glacée très hitchcockienne 
(mais sans les gros corbeaux noirs..)
qui me met la misère, sur un ton assez colère
"on vous a appelée plusieurs fois, vous n'êtes pas venue.."

Et le 531 qui passe au 533, on en reparle ?
Bah non finalement, moi, je veux juste mon visa,
et quelque chose me dit qu'il vaut mieux ne pas faire la comédie à un guichet de l'ambassade,
même si je sais bien que ce n'est pas vrai.
A ce moment, j'entends "numéro 532, guichet 7".
"Ah, on m'appelle maintenant ?"
Réponse glaciale mâchoires serrées : "C'est parce que je viens de débloquer votre nom"
Merci madame, au revoir madame, avec un large sourire.

Téléportation au guichet 7.
"Alors, qu'est-ce qui s'est passé ? Vous dormiez ou vous étiez partie ?"
En anglais, of course.
Hum, comment dire, ça devient lourd.
Ben, croyez moi si vous voulez,
j'ai été bien mignonne,
j'ai répondu "I'm soooooooooooooooooooo sorry, I think there was a SLIGHT misunderstandig".
(Coline translator = m'en fous, veux mon visa.)
et tout le reste des questions en anglais.
J'ai pas calé.

Délai de réception du passeport tamponné: 5 jours max.

Le temps de réfléchir à ce que je vais bien pouvoir mettre dans ma valise.


Edit 1 : si on compare avec la Russie, l'étape du visa américain, bien que beaucoup  plus chère, reste quand même plus simple et ne nécessite ni attestation d'assurance, ni multiplication des aller-retours..

Edit 2 du 11 juin : YEEEEEEEEEEEEEEEAAAAAH ! Je l'ai reçu... l'incident sera vite oublié.

dimanche 7 juin 2015

Huiles de Rose

Rose, c'est chou comme nom pour une sage-femme, n'est-il pas ?
Elle était là, pendant le déjeuner avec Géraldine,
et elle nous a fait la phytothèque minimaliste idéale.
On a parlé des maringouins, qui ne la piquent pas,
et quand elle m'a dit que sa crème de jour, c'est une goutte d'huile de géranium, j'ai compris pourquoi...
Par contre, elle connaît pas d'huile spéciale alligator...