vendredi 2 mai 2014

Ça c'est palace !...

Devinez où j'ai dormi la première nuit ?


C'est comme s'allonger dans un musée





Le bain avec de la mousse, la serviette qui pèse 2 kgs et qui m'enveloppe complètement.
Hmmmmm...


C'est une chose que je m'étais promise depuis le départ,
mais juste,
je n'avais pas pensé à un truc 
 toute seule, ce n'est pas aussi sympa,
et la compagnie des autres pèlerins finalement m'a manquée
(oui, même ceux qui ronflent, qui pètent, ou qui triturent leur sac à 5h30).
Ce soit je dors dans un autre hôtel.
C'est comme visiter la ville : ce sont des moments agréables, mais un peu mélancoliques aussi
quand je prends conscience de ma solitude,
parce que je ne les partage pas avec quelqu'un qui compterait pour moi.
J'appréhende maintenant le retour...

Dress code


Touriste fluo...

 Coquillette clodo...




jeudi 1 mai 2014

La coquillette fait pas de selfy / Desde Arca hasta Santiago du champ d'étoiles...

Je suis partie à l'aube...

 Hier un pèlerin s'est fait renverser à cet endroit...



Au début, ça défilait vite.
Et puis après une borne kilométrique laissant supposer quíl ne restait que 13 km, plus rien..
C'est devenu long, 
et c'est là qu'on se rend compte que ce n'est pas si facile de marcher seule.


Mais je suis tombée sur deux françaises sympas, dont m'avait parlé d'autres français,
et j'ai cheminé tranquillement en leur compagnie,
au milieu d'une foule de touristes bruyants, 
qui se prennent en photo quasiment à chaque pissotière...
Tout d'un coup, on s'est retrouvé à Monte do Gozo,
d'où on voit bien Compostelle, et en principe la cathédrale (on a bien cherché, on n'a rien vu)


Et puis, finalement,
la dernière borne... Celle qu'on ne peut pas rater.




C'est encore loin, il faut marcher pas mal, mais on aperçoit la cathédrale, et on sait qu'on est presque arrivé...





mercredi 30 avril 2014

La coquillette, elle sent bizarre, comment vous dire..../ Desde Ribadiso hasta Arca - Pedrouzo

Je sais pas si c'est le double effet kiss cool des sandales,
mais je sens la bouse.
Des pieds à la tête.
Mes chaussettes sentent la bouse,
mes aisselles sentent la bouse,
ma culotte sent la bouse, mon sac sent la bouse, et mon poncho pas mieux.
Pis la bouse ici, elle sent pas comme chez nous, voyez ?
Elle sent la bête nourrie aux granulés
(alors que les champs sont plein d'herbe, mais ils n'y mettent pas leurs bêtes, ils y passent leurs gros tracteurs tout neufs, vivent les subventions européennes !)
et quand elle sèche, aucune trace de rumination.
Mais là, ça ne risque pas qu'elle sèche, vu ce qu'il tombe.
Je me suis donc offert un super luxe ce soir : une lessive... Une petite machine dans une albergue-usine-glauquissime, mais avec un gros extra : des ustensiles dans la cuisine. Une rareté en Galice, c'est pour faire marcher la restauration locale.
Question chemin, c'est toujours un peu pareil : réveillée avant 6h00 par les bruits de sac...



gadoue,
forêt d'eucalyptus,



gadoue
séchoirs à maïs (celui-ci sponsorisé par Baygon ?)



gadoue,
bord de route...
On ne peut pas dire que le parcours d'aujourd'hui ait été jonché de roses,


mais je suis à moins de 20 km de mon but,
demain, c'est le grand jour !
Et bien sûr que j'aurai une pensée pour chacun d'entre vous, qui m'avez fidèlement accompagnée.