samedi 11 août 2012

La pitance du pèlerin

Mussidan - Fraisse (vers Ste-Foy)
Cabecou frais du marché de 6h00 et pomme ramassée sur le chemin

Les repas de la pèlerine se suivent et ne se ressemblent pas toujours.

Heureusement !

Personnellement,
je pense avoir touché le fond
le jour où j'ai dû faire glisser mes sardines avec des Palmitos,
biscuit dont on ne louera jamais assez l'heureux caractère,
puisqu'il a le bon goût d'être léger à porter
et somme toute assez polyvalent.
C'est ainsi qu'au hasard des étapes sans ravitaillement le pater noster en son "donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour" prend tout son sens.
Quand il n'y a pas de pain, il y a des biscuits, le pèlerin - contrairement au sahélien - ne meurt donc pas de faim.

Cela dit, ce jour-là, j'ai toqué à la porte de la seule maison à ma vue.
Le jeune type qui m'a ouvert a rempli ma bouteille (d'eau, dois-je le préciser...) d'un air pincé.
Pour le pain (que j'étais prête à payer) ça a été niet,
quant à l'ombre de son arbre,
pas mieux.

J'ai dans l'idée qu'une fois à St Jacques,
il faudra prier plus longtemps pour certains que pour d'autres
même s'ils ne me l'ont pas demandé.

6 commentaires:

  1. soupirs


    pffffffffff si St Jacques se transporte par ici il y aura toujours de l'eau du pain du frais et un sourire pour relais

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  2. Sans lui chercher d'excuses à tout prix, je crois qu'on peut se mettre à sa place, dans sa maison sur le chemin, où combien de pèlerins viennent frapper, en quête d'un peu d'eau ou d'ombre ? ce n'est pas LE pèlerin qui l'agace, c'est le SOIXANTIEME pèlerin du matin... la vieille histoire du paquet de copies à corriger.
    Moi je suis une vilaine personne, je me cache quand je suis chez moi, ma sonnette est cassée, mon portail est fermé, et je ne réponds pas au téléphone... Ce sont mes vacances des gens...

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  3. c'est triste je trouve
    la porte fermée sur un chemin...

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  4. Ca parait triste comme ça... mais je ne sais pas si je ferais mieux :/ J'aime bien être tranquille aussi, comme Lorys.

    Mais bon, peut-être qu'en étant sur un chemin où l'hospitalité parait bien plus habituelle, on prend nous aussi l'habitude d'ouvrir plus facilement sa porte. J'aime le croire...
    (Je ne ferme pas la porte à une voisine sans eau qui doit se faire un shampoing anti poux à 9h du soir en tous cas !)



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  5. en fait j'ai pensé ensuite à la même chose que Lorys (le unième)
    mais quand même
    même si parfois moi aussi pas envie
    je pense qu'un minimum (eau ,sourire..)je ferai
    ça m'oblige à m'ouvrir aussi

    sans juger

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  6. quand on a personnellement essuyé des portes fermées, je crois qu'on ouvre la sienne.
    moi je regrette de ne pas habiter sur un "chemin" .....
    j'haibite en peine cambrousse, ou il faut être (faudrait être) vigilent aux personnes sur la route où il n'y pas de transports en commun, rien, alors en panne, en galère, tu "lèves le pouce" du coup je m'arrête systématiquement. Et je me rappelle que sur le chemin, les deux fois ou j'ai levé le pouce (stop) (vers la fin, à cause de mes douleurs de dos), ce sont des jeunes à allure "marginale" qui m'ont aidée. alors.... :)

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