vendredi 22 mai 2026

En avant seule, traverser, rassembler ...

 Tu connais ce livre "Mange, prie, aime" ?

L'héroïne commence par reprendre un élan de vie en dégustant l'Italie. Je ne sais pas si, quand ni où j'aimerai, mais pour les deux premières étapes, j'ai choisi l'Alsace. Plus de mille kilomètres entre hier et demain, toute la France de l'intérieur.

Et les retrouvailles avec la sensualité. Le froid d'une aube brumeuse au bord d'un étang bruissant du bavardage des poules d'eau ;


Bivouac sur le plateau de Langres 

les jambes nues pour une longue marche dans les vignes, le torse encore prudemment emmitouflé dans le duvet rouge et soyeux d'un blouson neuf, l'effleurement de la robe de laine fine dans la chaleur d'un soleil qui se faisait attendre, les épaules qui retrouvent la caresse des cheveux, les tourbillons chauds et les courants glacés entre le sauna et le hammam, le saveur du gewurztraminer qu'on redécouvre, le parfum de la mirabelle des Vosges en canard.

J'aime ces road trip qui réaniment le quotidien. Une longue route, et la douceur. Celle de la fête de la rivière en Braud, des cigognes des champs. 




Puis des retrouvailles avec les Z'amis, Virginie, Christine, Nathalie, Jack. Les cigognes de la ville.


Un bivouac lacustre en nouvelle lune, un repas qu'on te prépare, une bonne crise de rigolade, des bredele en forme de cœur,

retrouver la vue au tellurique Mont St Odile,



Ouvrir les yeux au Mont Ste Odile
Un peu de hauteur, pour retrouver la vue
Voir ce qui est beau, voir ce qui est bon
Et puis voir les choses et les gens tels qu'ils sont, pas forcément ce qu'on voudrait qu'ils soient

barboter au spa, partager les tartes flambées, les patates aux fromages, et les asperges de printemps,

 flâner autour de la cathédrale. 





Sauras-tu trouver le Blosarsch ?

Le choix des mots qui remettent les choses à leur place, pour donner chair et corps à maintenant. 

Comme si on s'était quitté hier, on parle des enfants, les grands et à venir, des vacances, des projets. On évoque les jolis souvenirs.

L'amitié c'est pas le bureau des plaintes. C'est de la vie en plus. 

Oups, j'ai fait tomber la clé dans l'eau. 
Fermeture définitive de l'accueil des blaireaux et pleurnicheurs en tout genre.



9 commentaires:

  1. J’ai relu tout ce que tu as écrit ces derniers mois et je te vois franchir les différentes étapes du deuil de cette relation. Tu as la chance d’être autonome, indépendante et entourée de bons copains et d’amis. La réussite de tes garçons est un baume supplémentaire. Ça ira, tu verras 😗 (Je suis là si veux et quand tu veux, bien sûr.)
    https://m.youtube.com/watch?v=sfYCg0wTr1M

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    1. Merci Domi, c'est exactement ça. La seule rancoeur qu'il me reste c'est que, en réalité, non seulement ça durait depuis beaucoup plus longtemps, mais qu'en plus j'ai perdu six mois de trop, parce qu'il revenait me chercher sans arrêt en jurant des conneries, et me suivait partout en faisant barrage, tandis qu'elle attendait tapie dans sa toile.
      Il aurait juste accepté la rupture, je serais rentrée chez moi depuis longtemps, et ils auraient pu vivre leur histoire simplement au grand jour. Moins excitant pour elle j'imagine que de se mettre en concurrence avec une autre femme qui lui faisait de l'ombre.
      Avoir été l'enjeu de leur narcissisme pathologique ne flatte même pas mon ego. Franchement, ça n'est pas encore totalement passé, et fuck le "restons amis, ne nous quittons pas fâchés".
      Un bon conseil de Jack : le blaireau n'est plus qu'un ex, sans identité ni existence, rangé dans le passé avec toutes les colères qui n'ont plus lieu d'être.
      Bien évidemment, quand je passe à Paris, je te fais signe !

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    2. Ça me rappelle le père de ma fille qui a mis TROIS ANS avant de déménager (il estimait que c’était à moi de partir) mais, au moment du départ, n’excluait pas de m’inviter pour les fêtes de fin d’année d’ici quelque temps. Cinq ans plus tard, notre fille est notre seul lien. Je n’ai même plus droit aux vœux d’anniversaire ou de fin d’année depuis deux ans (contrairement à ma mère, qu’il a par ailleurs tenté de monter contre moi durant mon hospitalisation et après mon retour à la maison). Le « restons bons amis » relève souvent de la vaste plaisanterie.

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    3. Si j'étais une vilaine fille, je resterais "ami" oui. Le bon prétexte pour lui écrire tous les jours et lui chuchoter moi aussi des saloperies dans l'oreillette, à la première plainte, qui ne tardera pas. Rester dans le lit avec eux tu vois. Petite inversion des rôles. Mais bon, j'ai pas de temps à perdre avec ces conneries, j'ai une vie...

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  2. Oh génial
    Ressource toi
    trop bien de se revoir et partager

    des bisous à transmettre si pas trop tard ...


    Merci d'avoir partagé

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  3. Décidément Madame Nicole vous avez croisé beaucoup d'animaux en BRetagne : une pintade, un blaireau. Vous pouvez toujours déverser votre bile contre eux, ils s'en tapent. VOus pouvez continuer votre tour de France et de Navarre et visiter toutes les églises du monde pour vous faire pardonner le mal que vous avez fait à de pauvres Bretons qui ne s'attendaient pas à cette hargne de votre part. Derrière votre soi-disant intelligence supérieure se cachait la volonté de manipuler à votre guise un homme que vous ne considériez que comme une marionnette dont vous tiriez les fils. Un jour la marionnette s'est rebellée et vous avez enfin montré votre vrai visage. Fin de l'histoire. Enfin !

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  4. Bienvenue en Alsace 😉
    Anne d'Alsace du Sud !

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    1. Il y a ici une douceur de vivre très particulière !

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