samedi 13 juin 2009

Directement du producteur au consommateur

Cette année, on va enfin pouvoir suivre les recommandations du programme national nutritionnel : manger cinq fruits et légumes par jour !
Pour les légumes, faudra voir, mais pour les fruits, c'est bon, la saison est assurée.


Quand y en a plus, ben y en a encore.
Mara des bois : les plus petites, et les meilleures.






Branches de cassissier, coupées et plantées directement dans le sol quand j'ai emménagé, en août 2007.




Plein, plein, plein, partout dans le jardin ...


Pareil ... les framboises chez nous, c'est comme les patates et les cailloux : ça pousse tout seul ...


Ne pas penser à septembre, ne pas penser à septembre ....




Toute l'année dernière je me suis demandée à quoi servait cet arbre.
Maintenant je sais : à produire des pêches, plein si le soleil nous reste un peu, et puis du vin de pêche et du sirop de pêche, et de la tarte aux pêches et de la compote de pêches ...



On vient juste de terminer les compotes de l'an dernier ; ça tombe bien.







Et voilà le travail : tu sors de table avec ton bol, et tu vas te chercher ton dessert. Alors franchement, elle est pas belle la vie ?

Jardin d'amour


Au jardin de l'école, vendredi matin :
"Tiens maîtresse c'est pour toi !
Regarde, en forme de cœur ..."

vendredi 12 juin 2009

Détournement de planteur





Dans notre jardin, ça pousse.
Aujourd'hui, il a fallu détasser les radis, et la salade.








Du coup :
super j'ai plein de plants pour mon jardin !
L'an dernier déjà,
j'avais récolté, écossé et mangé
les haricots verts du mois d'août.









Donc là, je surveille
attentivement
les courgettes, les poivrons et les choux.








Malheureusement
je ne suis pas la seule,
les petites bêtes aussi ...





Ah, et puis j'allais oublier :
ceux qui aiment les framboises,
passez donc par chez nous d'ici quelques jours !

jeudi 11 juin 2009

Mitard mi-temps

On ne dit pas maton, on ne dit pas mitard.
C'est du langage de détenu (LD).
En langage de fonctionnaire (LF) on dit surveillant et quartier disciplinaire.
Avant d'en arriver là, je veux dire au quartier disciplinaire, en principe, on a déjà essuyé bien des petites contrariétés : écrire trois fois (en prison il faut tout demander par écrit) pour consulter le dentiste alors qu'on souffre comme un damné, courrier qui part à pied ou qui n'arrive pas, etc.
Ensuite il y a les sanctions officielles.
Par exemple, si, non content d'être en prison, tu poses en plus des problèmes, le surveillant fait un rapport, tu passes devant la commission de discipline (LF) dite encore prétoire (LD). En principe tu peux y être assisté d'un avocat, mais ça n'a pas toujours été le cas.
On y est jugé par l'administration avec laquelle on est en conflit.
Bref, en fonction de la bêtise, tu peux être privé de parloir (ce qui rend fou), de certaines activités (surtout si tu ne t'y comportes pas correctement), ou écoper de plus ou moins de jours au quartier disciplinaire.
Désormais, on doit pouvoir être extrait du QD pour un parloir, et pour des promenades de plus d'une heure, instruction récente de 2008, qui ne me paraît que moyennement appliquée.
Le plus souvent on y est bien enfermé et plus si affinités ...
Tout ça pour dire que le type qui se jette partout, genre petit teigneux qu'il ne faut pas regarder de travers sous peine de prendre un coup de boule, au lieu de lui manifester -sans candeur, c'est un délinquant- un peu de compassion, d'abord on lui a bien savonné la planche pour le mater. Et comme -oh surprise ! - ça ne marche pas bien au contraire, on a entre les mains une bombe prête à exploser qu'il faut isoler au mitard.
S'il n'y joue pas au saut à l'élastique (langage de rien, appris sur place = se pendre), il peut éventuellement en sortir calmé.
Ou pas.
Généralement pas.
Surtout si lui, le vrai délinquant qui risque 5 ans d'emprisonnement, y avait été envoyé pour s'être battu avec un pointeur(LD)(qui en risque 10 ...) un peu harcelant, bien blanc et bien propre sur lui, ne posant aucun problème en détention. Lequel pointeur lui, n'avait pas été puni ...
Je suis curieuse de savoir dans quel état va revenir le petit furibard.

lundi 8 juin 2009

Coup de cœur ...

... à retardement.
Une vieille chanson de Bourvil, que je connais par cœur, mais que je n'avais pas chantée depuis longtemps.
Et puis Serge Desaunay m'envoie son dernier disque, "Amour et printemps", avec une reprise de cette chanson, en compagnie de Carine, son amour, son soutien.
Et là, les larmes aux yeux ...
Je l'ai diffusée dans l'émission de dimanche et, patatras, serveur plein, podcast en rade, et en plus j'ai prêté le CD à Christian pour son émission d'accordéon.
Du coup j'ai cherché une vidéo, et la voilà.
C'est pas Carine et Serge, mais c'est bien aussi.
C'est pour dire à ceux qui se sentent mal que c'est normal d'être malheureux quand on vit sans tendresse. Faut pas se sentir coupable.
Et à ceux qui nous en donnent : merci.

samedi 6 juin 2009

Regarde : une chanson (presque) terminée ...

Regarde
C'est une fleur qui pousse entre les pavés
Je veux
M'allonger sur la mousse pour pouvoir rêver
Besoin
De courir la grand Ourse, d'une nuit étoilée
Goûter
À une peau douce et me sentir glisser

Traîner dehors
Jusqu'à point d'heure
S'autoriser même du bonheur
Dans le vent tiède un peu salé
Parler de tout
La raccompagner
Et pour un au revoir très doux
L'embrasser juste là dans le cou

Regarde
Un coin de ciel bleu entre deux nuages
Je veux
Retrouver les jeux de mon plus jeune âge
Besoin
De compter les chevaux en grand attelage
Goûter
Le soleil sur ma peau et reprendre courage

Rester assis
Seuls sur la plage
Pleurer un peu en décalage
Avec le vent qui est tombé
Sourire encore
Le raccompagner
Et pour un au revoir très fort
Rester serrés cœur contre corps

Regarde
Juste avant l'été les blés ondoyer
Je veux
Être à tes côtés quand ils seront fauchés
Besoin
De voir dans tes yeux comme l'éternité
Goûter
A la liberté de pouvoir s'aimer

Dire des bêtises
Rire dans le noir
Sans avoir peur d'être en retard
Et sous le vent se balader
Tenir ta main
Te raccompagner
Et pour un au revoir de fièvre
T'embrasser juste en frôlant tes lèvres

Regarde : une chanson pas finie !

Regarde
C'est une fleur qui pousse entre les pavés
Je veux
me coucher sur la mousse pour pouvoir rêver
Besoin
d'entendre une source la laisser chanter
Goûter
À une peau douce me sentir glisser

Traîner dehors
Jusqu'à point d'heure
S'autoriser même du bonheur
Dans le vent tiède un peu salé
parler de tout
te raccompagner
Et pour un au revoir très doux
T'embrasser juste là dans le cou

Regarde
Un coin de ciel bleu entre deux orages
Je veux
Retrouver les jeux de mon plus jeune âge
Besoin
De compter les chevaux au milieu des nuages
Goûter
Le soleil sur ma peau reprendre courage

Rester assis
Là sur la plage
Pleurer un peu en décalage
Avec le vent qui est tombé
Sourire encore
te raccompagner
Et pour un au revoir très fort
Rester serrés cœur contre corps