vendredi 21 octobre 2011

Vacances

Je suis rentrée.
Je me suis dit : "ça y est, ce sont les vacances !"
J'ai posé mon sac.
Je l'aime bien mon sac cette année, avec plein de trucs, des jeux, des crayons de couleur, des bidules...


Je n'ai pas vu passer la période.
Pas de bulletin, pas de programmes,
sauf pour les aider sur ce qui leur pose vraiment problème : l'histoire, la géographie, le langage mathématique.
Je fixe des objectifs, avec leurs enseignants (ou pas), je fais des progressions.
Mais pas de paperasse inutile.

Bien sûr, le temps m'est compté.
Mais,
je pensais me sentir seule
et ce n'est pas vraiment le cas.
Déjà, je m'organise pour déjeuner dans des écoles sympa.
Et puis il y a les collègues qui ont envie d'échanger.
Alors on s'arrange, on se répartit les tâches, je traduis pendant un entretien avec des parents...
Parfois je me sens un tout petit peu utile, ça change de la culpabilité permanente de l'enseignant.
Et cette alternance de moments de communication, de travail avec les enfants, qui n'ont pas tous les mêmes besoins, et de trajets de solitude, de radio et de musique, c'est bon pour moi.

Parfois, il faut improviser,  et ça aussi, c'est bon pour moi.

En dernière séance ce soir, un collège, quatre élèves, trois absents... Ils n'ont pas pensé à me prévenir.
J'avais préparé des évaluations en français, puisque je ne les avais jamais vus.
Le seul qui soit là me dit : "Je suis en France depuis 8 ans".
Je reste un peu interdite, en principe, il ne bénéficie plus du dispositif. Je remets le matériel dans mon sac.

On discute.
"J'aimerais bien faire mes devoirs quand vous venez, ceux qui sont difficiles, pour avoir de l'aide."
Bon, ça relève plus du soutien par l'établissement que de mon action. En même temps, si je viens pour trois, je peux en prendre un de plus.
Et puis, il a le brevet à la fin de l'année.
Il sort un bouquin de son sac : à lire pendant les vacances, contrôle à la rentrée.
"En fait, même quand je comprends un texte, je rate le contrôle : je ne comprends rien aux questions." 
Le genre de truc qui m'énerve : comment font les mauvais lecteurs, ceux qui n'ont pas accès au sens ?

Mais là, on a une heure devant nous.
On lit la quatrième de couverture : c'est l'histoire d'une lycéenne de Jérusalem, qui jette une bouteille dans la mer, à Gaza, avec une lettre.
Je lui explique le contexte : la création de l’État d'Israël, la misère, les attentats...
Il ne sait rien de tout ça.
Comment comprendre un livre quand on ne sait rien de ce à quoi il se rapporte ?
Je lui propose de lui offrir la lecture des premiers chapitre, et on dépote : éléments de la situation d'énonciation, ligne chronologique, repérage des retours en arrière, constellation des personnages, champ lexical des attentats, substituts lexicaux pour Jérusalem...

"C'est le genre de question que tu auras au brevet."
Il commence à connecter avec ce qu'on attend de lui.
Mine de rien, j'ai lu un bon tiers du livre !
"Essaie de le terminer pendant les vacances, je reviens une fois avant le contrôle, on finira, et tu seras prêt."
Il part content.
Moi aussi.
Pas de bureau à ranger, d'angoisse pour la rentrée.
Vacances.
Édit : Chez nous on dit :"Vacances en Creuse, vacances heureuses",
et on rajoute "Vacances ailleurs, vacances meilleures".
Donc je pars lundi et je reviens samedi.
Parce que je le vaux bien.
Mais s'il y en a des qui veulent venir me voir aux prochaines échéances de ces vacances scandaleusement longues dont nous bénéficions trop souvent, y a qu'à demander.

dimanche 16 octobre 2011

Tuyaux

Il m'a dit:
"Faut que tu sortes du son en continu,
sans souffler dedans tout le temps".
Il m'a prêté sa 14 pouces.
Je me suis demandée si la taille était bien adaptée
rapport à celle de mes seins.
Mais il m'a dit qu'il avait bien vu mes seins
et que ce n'est pas un problème.
Depuis je m'entraîne.
Hommage (vibrant) soit ici rendu aux familles et voisins de tous les apprentis maîtres-sonneurs.

Sur la vidéo
c'est la 14 pouces elle-même
et son luthier (celui qui vient de me faire comprendre que souffler c'est pas jouer.)

Emmerdement maximal

Décidément
je n'en finis pas de payer les pots cassés l'an dernier.
Déjà, je gagne moins
j'ai perdu 15 points de bonification indiciaire, la prime d'exercice sur un poste spécialisé, et mes HSE.
Je dépense plus aussi : 500 bornes par semaine, j'avance l'argent of course, je travaille pour l'administration (en entreprise on a des avances de caisse).
Mais en plus
comme j'étais affectée sur un collège,
il y a eu une embrouille avec la MGEN,
et mes cotisations enfant n'ont pas été précomptées.
Résultat
au moment où la cotisation de mon aîné passe de 6,5 euros à 18,75 par mois,
- une broutille il est vrai au regard de ce que me coûte chaque mois de ses études -
(oui
vous avez bien lu : le triple...)
la MGEN me réclame 202 euros d'arriérés (ça fait à peu près un mois d'heures sup à la prison...)
Je viens d'écrire au directeur
en lui expliquant que je ne vois pas comment me serrer davantage la ceinture : je suis déjà au dernier cran !

C'est ma tournée

Disons les choses grandiosement
cette année
les concerts de Noël de la Chavannée
c'est carrément une tournée !
Samedi 26 novembre - Nevers (58)
Dimanche 27 novembre - Champlemy (58)
Samedi 3 décembre - Montluçon (03)
Dimanche 4 décembre - Vierzon (18)
Vendredi 9 décembre - Moulins (03)
Samedi 10 décembre - La Machine (58)
Dimanche 11 décembre - La Berthenoux (36) chez les Thiaulins, les ceusses qui ont inventé les concerts de Noël...
Samedi 17 décembre - Château-sur-Allier + Repas de Noël des Chavans

Le concert cette année c'est exactement ça :

La banane du dimanche

La principale m'a demandé :
"- Vous êtes tristes que ça se termine ?
- Hum, non. J'ai passé 4 super semaines. Mais une fin, c'est le début d'autre chose, alors je ne suis pas triste. Au contraire même."
Quand je suis montée, les élèves m'ont donné ça :


J'en ai été très émue.
Il est vrai qu'en un mois se créée une connivence de groupe qui facilitera certainement mes interventions hebdomadaires.
J'ai eu le sentiment de faire à peu près ce qu'il fallait, que les apprentissage s'enchaînaient logiquement.
J'ai été très impressionnée par leurs progrès. La capacité d'ingurgitation des gamins m'a toujours fascinée.
Surtout, ça fait un bien fou à mon ego.
On se retrouve une journée en décembre à Guéret.
Ce sera chouette.
----------------
Avant j'avais le blues du dimanche soir.
Cette année je profite à fond dudit dimanche
et j'ai la banane en pensant à ma semaine.
Beaucoup de route,
mais j'aime bien.
Je pense à des trucs.
Par exemple, quand la nuit tombe, ou que le jour se lève
parfois je vois un nuage dans le ciel
accroché de telle manière que
tout d'un coup
je prends conscience de l'espace  réel
et de ma place dans cet univers.

Tout d'un coup
oui
je suis un point sur la terre en rotation
et en même temps
je vois
oui je vois
la terre tourner autour du soleil
la lumière rasante
l'entrée dans la nuit
et cette atmosphère qui la surplombe, et ce nuage
et moi sur la route.
Je sais exactement où je me trouve.
C'est une impression étrange, d'omniscience et de conscience, une seconde absolument parfaite où tout a du sens.

mardi 11 octobre 2011

Waiting for Jojo's blagounette

Demain c'est mercredi
le jour de la blague à Jojo.

Pour patienter
en espérant que l'issue ne sera pas fatale
(sachant que ma voiture passe au contrôle technique avec près de 300 000 bornes au compteur...)


Bee Gees -I Started A Joke- 1969 par talentdoue

dimanche 9 octobre 2011

Donny Elwood

Ma radio préférée
c'est clair
c'est France Inter
Là-bas si j'y suis, la tête au carré, et le dimanche soir, musique africaine...
En rentrant d'Embraud
ce soir
j'ai entendu ça
et ça m'a mise en joie.
Le texte est un bijou.
(en revanche, la vidéo n'est pas terrible,
mais je n'ai pas trouvé mieux - notez la transcription aléatoire -MDR).

Bonne semaine à tout le monde.
Cette année
moi
j'aime aller bosser le lundi.
Trop cool.
On pense à toi
Madame Classe Trousse.