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vendredi 13 mars 2015

Fais-moi un signe # 9 Ma p'tite ville

Sur le forum Louisiane
dans le fil de discussion "Codofil 2015-2016"
mes collègues déjà à NOLA (New-Orléans pour les initiés)
bâchent sans arrêt Lafayette,
petite bourgade sans grand intérêt,
pour les trentenaires fêtards du moins,
comparable à Guéret.
Lafayette : 260 000 habitants
Guéret : 14 000...

Bon
Mais moi
je veux aller en Louisiane,
à Lafayette
parce que c'est le beating heart du pays cadien,
parce que ça danse beaucoup, beaucoup
pis partout partout







mais aussi à cause que
chez eux autres
ils se sentent tellement bien
qu'ils sont classés troisième ville des Etats-Unis où il y a le plus de gens qui s'estiment heureux...


Bon
je me demande si c'est pas une étude réalisée par des Louisianais,
parce que Bâton-Rouge, Shreveport et Houma quoi...



jeudi 5 mars 2015

Fais-moi un signe #8 Ma p'tite tenue

12 euros
friperie de la Fondation d'Auteuil
Fluide, tout doux.

Voilà, je sais déjà comment je vais m'habiller pour l'entretien.



mardi 3 mars 2015

Fais-moi un signe #7 Ma p'tite convoc...


Aujourd'hui fut une bonne journée.

Aujourd'hui quelqu'un m'a appelée pour acheter ma voiture,
je sais pas si ça va marcher,
mais je venais de faire un énorme virement pour rembourser le crédit et racheter la polo,
alors ça a fait une moyenne.

Aujourd'hui j'ai testé une piscine de banlieue à l'heure du déjeuner,
avec ma copine,
de la musique plein les oreilles.

Et aujourd'hui,
j'ai reçu...
tadam !



Passons sur les heures de prison restées en souffrance
malentendu ou malveillance ?
Passons sur ce maudit bilan et tout le boulot que j'ai à rattraper....
Passons sur les angoisses...

Restons concentrés
que de la pensée positive

Jambalaya, crawfish pie and fil' gombo
Son of a gun, we'll have fun on the bayou....
yeah !


samedi 27 décembre 2014

Begin, began, begun

Je ne pense, je ne rêve, je ne projette que Louisiane.
Même si le fils du père Noël venait me jouer une aubade à la  Béchonnet, en string sur un petit vélo,
il y a fort à parier que je n'ouvrirais pas la fenêtre.

Je ne pense, je ne rêve, je ne projette qu'en anglais.
J'ai fait une liste de mes points faibles : parler au passé, les pronoms relatifs et le comparatif.
Et je dois à cette attente à meubler,
une petite joie toute simple : goûter au sel des parlers.


Dans mon bullet journal,
j'ai quelques pages de lexique où j'inscris,
au fur et à mesure,
les mots et les structures qui me font défaut quand je pense en anglais,
ce que je m'efforce de faire chaque jour.
Me viennent de petits textes, des poésies, dans l'une ou l'autre des deux langues.
Je crois que cela tient à leur grammaire.

La grammaire, torture mentale des générations successives de petits français et des primo-arrivants,
est aussi un catalyseur de productions orale et écrite non négligeable,
dès lors qu'elle est suffisamment automatisée pour se manier sans se poser de questions.

La grammaire française, avec ses règles complexes, ses petits mots, sa conjugaison,
engendre une expression fine et sensible du détail, de la pensée cartésienne, de l'argumentation.
La grammaire anglaise pourrait faire pâle figure. Et pourtant ! La simple association de deux mots, l'ajout d'un gérondif ou d'une forme adverbiale, quand on se laisse un peu porter, permet de communiquer rapidement, dans des formes courtes, un afflux d'émotion, une image mentale aussi expressive que succincte.
Je suis persuadée que cet aller-retour permanent entre la pensée et le langage qui la traduit, façonne à la longue le mode de raisonnement. Les Français en général, qui sont paradoxalement perçus à la fois comme un peu trop "direct to the point" et inutilement batailleurs dans les négociations, ont beaucoup de mal à être synthétiques, notamment à l'écrit. La fameuse trilogie thèse-antithèse-synthèse est sensée recentrer la pensée, je la trouve moi, lourde, ennuyeuse, et très formatrice notamment à l'argumentation.
Un peu trop directs, un peu trop bavards.
Les anglos-saxons, plus sobres dans le propos et l'argutie, ont la carte mentale aisée et la palabre moins frontale.

Plus j'avance dans la langue et plus je m'aperçois qu'en effet, en français, il faut concevoir clairement pour énoncer, avant d'être récompensé par des textes riches et beaux,
alors qu'en anglais on peut être à la fois elliptique et efficace.
Et que c'est un bonheur de pouvoir passer de l'une à l'autre sans complexe selon le fond ou l'interlocuteur.

jeudi 25 décembre 2014

Fais-moi un signe #4

Sur le fil


(Above Paris this morning)


Large grey sky
Blue narrows
Walking on the line
Wish for the coming year
Not to slip on the wrong side...



lundi 15 décembre 2014

Fais-moi un signe #3

Aujourd'hui
j'ai appris que mon dossier CODOFIL a quitté le département avec un avis favorable de la DASEN.
Maintenant,
je le piste au rectorat.

Aujourd'hui,
j'ai reçu un bulletin d'inscription pour un stage de danse cajun...


Aujourd'hui,

J'ai reçu une réponse à un com que j'avais laissé sur le blog d'un collègue, parti là-bas,
puis revenu après deux ans.

"Si tu aimes l'environnement et la danse trad. je pense que tu pourrais tu plaire à Lafayette. Le lac Martin est magnifique et il y a plusieurs parcs naturels de petites tailles. Prairie est une bonne école bien dynamique à Lafayette mais je ne connais pas les autres écoles.
Je ne suis jamais allé au Lac Charles car les profs venaient à Lafayette pour les concerts et sorties... Je sais que le nord est très américain et que le sud des bayous c'est le trou du cul du monde. Le paradis des moustiques et des ornithologues !!
(...)
Bon courage pour les entretiens si tu es retenue. Entraine-toi à l'anglais car ça reste indispensable en Louisiane. Les cajuns parlent chez eux ou entre amis uniquement et tous les autres parlent américain. C'est pour ça que le CODOFIL recrute des enseignants étrangers et non des louisianais."

Aujourd'hui
j'ai découvert Kirby Jambon,
un  écrivain louisianais,
qui vient de recevoir,
de l'Académie française,
le prix  Henri de Régnier au soutien de la création littéraire.
Kirby,
quand il n'est pas poetry,
il est enseignant en immersion française,
à l'école de La Prairie de Lafayette.

Aujourd'hui,
et même si on n'a aucune idée des critères d'affectation,
j'ai décidé que,
si j'ai la chance d'être conviée à un entretien,
je demanderais Lafayette.




dimanche 31 août 2014

Absolutely & definitely USA

Le dog walker


Le patriotisme
là t'achètes les bonbecs à gauche, et tu les mets dans la corbeille rouge
ça va direct aux soldats.






et son corollaire :
le drapeau un peu partout, et pas seulement devant les bâtiments publics :
devant les maisons, les hôtels...



le numéro de la commande et le verre d'eau avec des glaçons


les sauces et condiments tout partout



le marchand de journaux


les panneaux








Les devises


le cannabis thérapeutique (en Californie)


les entrées de ranch




les campagnes électorales pour les juges, les proc, les sherifs...


le financement participatif
des plaques partout, sur les bancs, les routes
entretenus par des fonds privés...


les sacs de glaçons, pour les glacières (contenant essentiellement de la bière)


et toute la législation relative à l'alcool :
pas de vente aux moins de 21 ans (ID please...), des fois même pas de bière sur la table si un ado est présent
et pas de consommation en public (ou alors vaguement caché dans un papier kraft)


les poteaux électriques pas comme chez nous


la déco





la route 66


les P.O boxes




Here too...


the laughing cow is laughing (but avec pas mal de strangitude  inside...)

Atterrissage forcé

Dimanche dernier, nous arrivions à Phoenix,
dernière étape de notre voyage,
dont nous n'avons vu de jour, qu'une piscine,


et de nuit,
l'auberge de jeunesse,




ainsi qu'un  restau (très bon) et un glacier (très bon aussi)




Le lendemain, lundi,
on s'est levé à 6h30 pour rendre la voiture
puis prendre l'avion à 11h10.
En principe.
Parce qu'on n'a décollé qu'à une heure moins le quart.


Avec American Airlines, c'est l'aventure permanente : à l'arrivée à Dallas, l'avion est resté une demi-heure à l'arrêt avant de stationner à 17h25.
On voyait l'heure tourner, notre vol pour Paris était à 17h30.
Mais bien sûr on n'était pas au bon terminal...
Train
Course à pied
17h32 crissage de semelle au boarding, engueulade par l'hôtesse (American Airlines tambien...)
vérification des passeports...
Pour une fois, je suis restée muette,
vu que j'ai bien noté qu'aux Etats-Unis, la moindre montée de ton avec un membre d'équipage peut très mal se terminer (pour le passager).,
recourse dans le soufflet
à 17h35 on a pris place dans l'avion, après palabre avec une fille qui se voyait déjà à l'aise
allongée en travers des trois sièges
Pis là, on a bien eu le temps de déstresser,
parce qu'on a attendu le décollage encore 25 minutes,
vu qu'ils étaient en train de changer un coussin de siège.
Mais du coup, ils ont eu le temps de transférer nos valises, qu'on n'était pas trop sûr de retrouver à Paris.

Maintenant, on sait pourquoi Air France c'est plus cher.
Surtout que moi, j'avais pas réservé AA, mais British Airways !
Petits arrangements entre amis.
On leur a piqué deux couvertures...
C'est mal, mais ça fait du bien.

Une fois à Paris je me suis rendue compte que je n'avais plus ma carte bancaire.
Pour de bon cette fois.
On s'est encore appuyé deux heures d'attente à la gare d'Austerlitz, parce que pour changer nos billets, il fallait payer 75 euros...
On n'a pas pu leur piquer de couverture, y en avait pas.
On était en plein jetlag, j'ai dormi dans la salle d'attente (avec les couvertures AA).

Mardi soir on était chez nous.
Soupe tomates courgettes du jardin.
Heureux qui comme Coline a fait un beau voyage...
Mercredi on a trouvé un logement pour Franzouski à Limoges.
Jeudi, on a géré la paperasse.
Vendredi on l'a déménagé. J'étais heureuse de faire ça pour lui, de lui remplir son frigo, lui accrocher un tableau.
Hier j'ai éclusé une tonne de linge et attaqué le jardin en friche.
Aujourd'hui, comme tous les jours depuis mercredi, je n'ai pas réussi à me lever de bonne heure.
Demain c'est la rentrée. Je ne l'ai pas vu arriver.
Yeah !


samedi 23 août 2014

Roadtrip # 16 Pour en finir avec l'Arizona

Demain dimanche,
on part a Phoenix,
d'ou on decollera lundi pour le vol de retour.
(On a un jour de retard sur vous ici)
Ca va faire drole,
surtout que, cette fois, le decalage horaire jouera en notre defaveur.

On en profite pour se reposer un peu a Flagstaff,
petite ville sympa,

 (La photo ci-dessus n'est pas de moi,
je l'ai trouvee sur le bureau du computer de l'auberge de jeunesse)

Le soir,
il y a des spectacles...



Et beaucoup de monde dans les bars,
la rue,
ainsi qu'au Diablo burger (bonne biere, et viande locale SAIGNANTE - remarquable, car en general ils s'assurent qu'elle est bien morte avant de la consommer....)


De la,
on est alle voir Sedona,
la Mecque new-age,
avec ses vortex et ses allumes bien perches.
Franchement,
la ville elle-meme ne casse pas trois pattes a un bison,
une succession d'hotels, de restau, de boutiques plus ou moins psychedeliques,
ou tu peux te faire photographier (et interpreter) ton aura pour la modique somme de 50$...
Pour moi ce serait plutot la Mecque du mauvais gout.




Mais j'adore son environnement,
qu'on peut admirer en grand ecran depuis l'aeroport (depart de trails tres chouettes, je n'en ai fait qu'un, les boys en ont marre de marcher)




ou depuis l'etonnante eglise d'Holly Cross






On s'est bien marre des le parking du centre commercial bio "New frontier",
masseuse devant la porte,
quinqu et sexagenaire branchouilles plus ou moins vegan.
N'empeche, a la cafeteria, j'ai pris mon meilleur repas depuis New-York
(avec des trucs VERTS et pas sortis d'un sac plastique)
et on y fera de nouveau halte demain pour dejeuner sur la route de Phoenix.

On n'a pas eu envie de pousser jusqu'au vortex de Bell Rock,
trop de touristes,
trop de marche,
trop de soleil,
les boys ont envie de rentrer,
surtout le kid.
Alors on s'est arrete au Red Rock slide park pour se baigner,
et, pas de chance, entre le terrible incendie qui a ravage une partie du canyon,
puis les floods, la swim area etait fermee.

On est rentre, on s'est fait des pates aux courgettes, aux tomates et aux olives dans la cuisine de l'AJ.
Et c'etait bien.
Les boys sont sortis entre eux pour s'acheter une glace
(je ne peux plus les voir en peinture.
Pas les boys,
les glaces....)
Demain, c'est notre dernier jour,
shopping et musee...
On pense deja a la rentree : il nous restera trois jours pour trouver un appart a Franzouski avant la reprise a l'ecole d'infirmier.
De la folie.
Mais il y a des priorites dans la vie.