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samedi 31 juillet 2010

L'enfant sauvage

 
Comme elle est à ras du sol
dans le jardin du foirail
personne ne la remarque
ou presque
c'est Hilly qui l'a vue


Elle s'appelle la louve et l'enfant
d'un certain René Bertrand-Boutée.
En fait de louve, la bête a tout d'un lévrier
mais on a aimé l'attitude
ces deux courbes vivantes
emmêlées
un œil ouvert, l'autre arraché
elle veille sur lui (on ne voit pas bien là, mais c'est un garçon)
Moi
ça m'a tout de suite fait penser à Victor,
l'enfant sauvage de l'Aveyron,
sur lequel François Truffaut avait fait un film,
très romancé.
De toute façon, elle est toujours plus avenante que la représentation du bronze de St Sernin, que je trouve affreuse (et encore, j'ai pris la photo la moins pire sur le site de la commune).

mercredi 29 juillet 2009

Un été de débauche (3) Estivada de Rodès

Quatre jours de festival dédié à la culture occitane, entièrement gratuit.
Ambiance méga cool, festive, souriante.
Pas de marchands du temple.
Pas le moment non plus d'entamer un régime hypocalorique, ou pire, sec.
(On notera que le foie gras est beaucoup moins cher que la salade.)
La programmation était très axée sur le Maghreb, avec des réussites très chouettes comme Mosaïca ou la Compagnie Rassegna.
Des groupes que vous retrouverez dans l'heure du trad , là :
http://radiopaysdegueret.fr/category/emissions/lheure-du-trad/
à la rentrée, parce que j'ai adoré.
J'ai moins aimé Natacha Atlas, parce que je ne comprends pas l'arabe du tout ...
Et comme dans tous les festivals de cet été, les italiens tirent leur épingle du jeu, comme ceux de Trigomigo, ou Nadine Rossello.
Mention spéciale aux Aveyronnais, qui donnent envie de revenir pour de longues vacances.
Mention particulièrement et spécialement appuyée pour tous les bénévoles qui font tourner la baraque, rangent, nettoient, etc.
Et encore ++++ à Florent, qui tient tout seul le cabaret scène ouverte après les spectacles, ce qui n'est pas toujours évident.

Bien évidemment, comme l'Estivada est une belle réussite, elle est menacée l'an prochain :-(
Parce qu'un musée doit être construit dans le foirail où elle se tient, en plein centre ville ; ça OK, on comprend, ça se gère.
La preuve avec le déménagement de St Chartier.
Mais aussi parce que la commune -de gauche, j'en tombe à la renverse- s'y est toujours opposée quand elle était dans l'autre camp municipal.
Bref si on veut garder l'Estivada (et le camping municipal de Layoule tant qu'on y est) va falloir le dire, et même le crier.
TRÈS FORT ! ...




PS: La belle brune en pantacourt et cotillon blanc, qui s'envole pendant les sauts béarnais, c'est Cati Rambaud ; ça donne envie d'apprendre les danses du Sud-Ouest avec elle non ?
Ben ça tombe bien, elle assure des ateliers, peut animer un stage, et même du bal gascon à la voix avec son complice Bastien Miquèu.
Et en plus ils sont très sympa ...
Le contact c'est là : cantasegausas@gmail.com