Elle me dit :
"- Je crois bien que je détonne un peu au milieu de tous ces gens...
- Tu détonnes ? Mais comment ?
- Ben, il y a une dame tout à l'heure, qui m'a dit Coude you pliiiiiiiiiiise pouche your tchère ?
- Comme ça, direct ?
- Oui, ça m'a un peu vexée d'ailleurs".
Macarel !
ça veut donc dire
que
si tu ne parles pas occitan
c'est que t'es anglais ?
Oh miladiou, c'est quoi ce délit de faciès ?
(faciès ça sonne un peu comme fasciste non ?)
Surtout que, si sur le foirail, ça débite dure en gascon, languedocien, et autre parler lemosi
je peux témoigner qu'à l'auberge de jeunesse le matin
tous le petit monde de l'estivada parlait français
hé hé
et puis j'ai bien noté aussi
que
même en occitan on peut dire beaucoup de conneries
la preuve :
Allez, adiù, et mercies plan hein ...
Sur le sujet, allez lire ça, écrit il y a onze ans, mais oh combien encore d'actualité ...
http://www.lexpress.fr/informations/gardarem-lou-loup_634549.html
MDR
Madame Nicole est revenue s'ancrer au bord de la dernière rivière sauvage d'Europe. Retour en Allier libre, au pays des hérons, des sternes, et des cigognes.
samedi 31 juillet 2010
L'enfant sauvage
Comme elle est à ras du sol
dans le jardin du foirail
personne ne la remarque
ou presque
c'est Hilly qui l'a vue
Elle s'appelle la louve et l'enfant
d'un certain René Bertrand-Boutée.
En fait de louve, la bête a tout d'un lévrier
mais on a aimé l'attitude
ces deux courbes vivantes
emmêlées
un œil ouvert, l'autre arraché
elle veille sur lui (on ne voit pas bien là, mais c'est un garçon)
Moi
ça m'a tout de suite fait penser à Victor,
l'enfant sauvage de l'Aveyron,
sur lequel François Truffaut avait fait un film,
très romancé.
De toute façon, elle est toujours plus avenante que la représentation du bronze de St Sernin, que je trouve affreuse (et encore, j'ai pris la photo la moins pire sur le site de la commune).
Libellés :
Estivada Rodez 2009,
la louve et l'enfant,
René Bertrand-Boutée
Desolhaire
Il m'a dit que le plus long
c'est de boire les bières
moi j'en suis pas sûre
vu la descente qu'ils ont ...
c'est de boire les bières
moi j'en suis pas sûre
vu la descente qu'ils ont ...
Que se fa feda, lo lop la manja.
Ça c'est pour le fun,
sinon, la version originale
elle est catalane (et pas occitane), de Lluis Lach (c'est lui)
chanson symbole de la résistance contre le franquisme
mais malheureusement encore tellement d'actualité
bref
tout ça pour dire
qu'on n'est pas obligés de rester attachés
jamais
Bon,
puis je vous mets la traduction
pour ceusses qui sont pas oc fluent
Le pieu
Grand-père Siset me parlait ainsi
De bon matin sous le porche
Tandis qu'en attendant le soleil
Nous regardions passer les charrettes
Siset, ne vois-tu pas le pieu
Auquel nous sommes tous attachés ?
Si nous ne pouvons nous en défaire
Jamais nous ne pourrons avancer !
[Refrain]
Si nous tirons tous, il tombera
ça ne peut durer guère de temps
C'est sûr il tombera, tombera, tombera
Bien vermoulu il doit être déjà.
Si je le tire fort par ici
Et que tu le tires fort par là
C'est sûr, il tombera, tombera, tombera,
Et nous pourrons nous délivrer.
Mais Siset, ça fait déjà bien longtemps
Mes mains à vif sont écorchées !
Et alors que les forces me quittent
Il est plus large et plus haut.
Bien sûr, je sais qu'il est pourri,
Mais, aussi, Siset, il est si lourd !
Que parfois les forces me manquent
Reprenons donc ton chant :
[Refrain]
Grand-père Siset ne dit plus rien
Un mauvais vent l'a emporté
Lui seul sait vers quel lieu
Et moi, je reste sous le porche
Et quand passent d'autres gens
Je lève la tête pour chanter
Le dernier chant de Siset,
Le dernier qu'il m'a appris :
sinon, la version originale
elle est catalane (et pas occitane), de Lluis Lach (c'est lui)
chanson symbole de la résistance contre le franquisme
mais malheureusement encore tellement d'actualité
bref
tout ça pour dire
qu'on n'est pas obligés de rester attachés
jamais
Bon,
puis je vous mets la traduction
pour ceusses qui sont pas oc fluent
Le pieu
Grand-père Siset me parlait ainsi
De bon matin sous le porche
Tandis qu'en attendant le soleil
Nous regardions passer les charrettes
Siset, ne vois-tu pas le pieu
Auquel nous sommes tous attachés ?
Si nous ne pouvons nous en défaire
Jamais nous ne pourrons avancer !
[Refrain]
Si nous tirons tous, il tombera
ça ne peut durer guère de temps
C'est sûr il tombera, tombera, tombera
Bien vermoulu il doit être déjà.
Si je le tire fort par ici
Et que tu le tires fort par là
C'est sûr, il tombera, tombera, tombera,
Et nous pourrons nous délivrer.
Mais Siset, ça fait déjà bien longtemps
Mes mains à vif sont écorchées !
Et alors que les forces me quittent
Il est plus large et plus haut.
Bien sûr, je sais qu'il est pourri,
Mais, aussi, Siset, il est si lourd !
Que parfois les forces me manquent
Reprenons donc ton chant :
[Refrain]
Grand-père Siset ne dit plus rien
Un mauvais vent l'a emporté
Lui seul sait vers quel lieu
Et moi, je reste sous le porche
Et quand passent d'autres gens
Je lève la tête pour chanter
Le dernier chant de Siset,
Le dernier qu'il m'a appris :
vendredi 30 juillet 2010
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