mercredi 10 mai 2017

Week-end plus size #9 Un long dimanche de ripaille

En fait ça a commencé vendredi.
On s'est dit qu'on irait chez Artmosphère pour dîner.
Et là, il y avait Dale Watson, un fameux texien,
tout droit venu des honky tonk d'Austin avec sa banane blanche trop classe,
et cet instrument que j'adore : j'ai nommé la steel guitar (à droite sur le portrait...)




On a dansé tous les deux.
C'était un bon date.
D'autant plus meilleur, que depuis que j'ai dit que j'ai plus envie de prolonger l'histoire au-delà de cet été, il fait des efforts notables pour que je sois contente.
Lui et moi on sera chacun de notre côté en France, en juillet, et d'ici là les choses semblent prendre un tour plus léger, qui tient en partie je crois, au fait que dans ma tête, il n'y aura pas de prolongations...









Samedi c'était le festival des écrevisses.
Cette année je n'y suis allée qu'une journée, et encore, après avoir profité de la piscine...
C'est pas pareil quand Mike ne descend pas du Tennessee.



N'empêche j'ai bien dansé.
J'ai passé du bon temps.
À un moment j'ai regardé la lune au-dessus de la grande roue, et ça m'a fait frissonner.
Il y a  tout juste un an, mon coeur balançait entre deux, 
je ne regrette pas mon choix, mais la roue tourne...








Et dimanche on a fait une chouette randonnée.
Sur l'eau.

Deux heures de canoë pour rejoindre le restaurant où on brunche.
Une jam chez un luthier.
De très jolies rencontres.
Et retour sur l'eau,
avant un souper chez des amis.
Comme j'avais une formation à Bâton Rouge le lundi, je suis restée dormir à Lafayette.
Et pour la première fois depuis un an, j'ai eu un vrai dimanche...





Bon maintenant il ne reste plus qu'à éliminer la nourriture de festival et les agapes avant/après le canoë...
Et c'est pas gagné, car cette semaine c'est la Teacher week appreciation, 
qui fait atterrir sur notre bureau, toutes sortes de nourritures sucrées dans de jolis petits pots...

Le moment culturel #2

Toute la Louisiane,
en tout cas tous ses établissements scolaires publics,
vient de traverser une semaine hot hot, et je ne fais pas référence qu'à la météo ....
D'abord en middle school (notre collège), puis en primaire, les élèves passent des tests calibrés dans tout l'état.
Lecture/production d'écrit, math, sciences et sciences sociales.
Tous les matins, dans un cadre réglé au cordeau, pour éviter toute tricherie,
sachant que les seuls autorisés à bricoler les résultats sont les commanditaires,
car ces tests sont dix fois trop exigeants,
et leurs résultats ne peuvent pas manquer de faire mauvais effet,
surtout quand on sait combien le gouvernement débourse pour les faire rédiger par des cabinets privés,
qui à mon avis n'ont pas vu de gamin de 8 ans depuis fort longtemps.
C'est la grosse affaire : on dépose nos téléphones portables,
on éteint les ordis,
on ne quitte pas la classe, même un instant, tant que les livrets y sont,
les élèves n'ont même pas le droit d'aller faire pipi en dehors des breaks.
Pour les personnes qui surveillent, ben, c'est long.
Tu ne peux rien faire d'autre que regarder.
Ni lire, ni préparer autre chose, RIEN !
J'ai bien médité je peux vous dire.
Tout cela dans un silence total, de l'ensemble de l'école (seuls les CE2 et CM1 prennent ces tests).
Donc pas de récré dehors, pas le moindre chuchotement dans les couloirs.
Opération école morte.
Donc l'aprèm, j'ai fait relax.
Projet peinture dehors.




Sauf mardi.
Mardi on a eu une météo affreuse.
En Louisiane, on a aussi des chutes d'eau.
C'est pas le Niagara bien sûr, mais ça fait la blague.




À part quand il y a une alerte tornade.
Plusieurs de suite en fait.
Heureusement après le test.
Donc on est tous sortis dans le couloir (où il n'y a pas de fenêtres), pour s'asseoir le long des murs.



Au bout d'un moment on a aussi sorti mon smartboard dans le couloir pour regarder un film, parce qu'on en avait tous marre,
et donc plus rien à carrer des consignes de sécurité.

Ben vous voulez que je vous dise ?
Je les admire ces gamins moi...



mardi 9 mai 2017

Heureux qui comme le Kid...

... a fait un long voyage.

Il a eu 20 ans samedi.
J'étais loin, comme pour les 20 ans de Franzouski qui les avait franchis en Russie.
N'empêche que...
N'empêche que son père, son frère et la douce Maya étaient là, pour un déjeuner en famille avec déballage de cadeaux.
Un micro ondes et une pendule pour sa cuisine.
Oui, il s'est trouvé un petit appart, qu'il se débrouille pour payer avec de petits jobs.
En attendant de reprendre ses études à la rentrée.
Il a des entretiens, il débrouille les embrouilles administratives.

On a parlé longtemps samedi, un sur chaque bord.
Il a dit, non, j'irais pas à cette soirée.
J'ai fait le tri dans mes "amis".
Je préfère rester avec les vrais gens qui m'entourent.
On a conclu tous les deux que, pour passer à autre chose, des fois, il faut traverser des moments de solitude, mais on sait que ça va durer, alors on patiente.
Qu'avec de vrais amis, on n'est pas obligé de se déchirer pour s'amuser.
Et que les vrais amis ne t'oublient pas quand tu vas un peu plus loin.
J'en ai moi même eu la preuve avec beaucoup d'entre vous, et d'autres aussi.


20 ans, et il a déjà appris ça.
Cette expérience commune qu'on partage avec son frère,
le voyage qui forme la jeunesse (et adoucit la vieillesse, ah ah)
c'est un cadeau magnifique, qui relativise tout le reste.
Qui donne du sens quand parfois je me dis "mais qu'est ce que je fais là..."
Je suis si fière d'eux,
et si soulagée de voir les adultes qu'ils deviennent.
Je dors sur mes deux oreilles (et je vous donne de mes propres nouvelles tout bientôt).

jeudi 27 avril 2017

Le moment culturel #1

L'économie aux États-Unis, c'est quelque chose.
Ça fait partie du programme d'éducation civique, et j'enseigne donc les notions de producteur/consommateur, offre et demande, biens et services, comment faire des choix pour épargner à mes élèves de 8 ans.
Justement,  à propos d'offre et demande, j'ai remarqué les cratons "for free" au supermarché.
Après les avoir bradés, les melons sont toujours là en train de ramollir ?
On te les donne.
Les bouquets de fleurs ne sont plus vendables ? Sers-toi !
Avec trois bouquets fanés, dimanche, j'ai fait celui-ci.
J'aime bien.

mardi 25 avril 2017

Plantation

Proche de mon arrivée il y a bientôt deux ans (déjà....)
j'avais visité Laura Plantation,
et j'avais bien aimé.
Des plantations, il y en avait tout le long du Mississippi.
Coton au nord et indigo au sud, ce dernier ayant ensuite été supplanté par la canne à sucre.

Un jour de soleil j'ai un peu levé le pied, et je suis allée faire un tour à Oak alley, que je n'ai pas visité.
J'ai seulement immortalisé la fameuse allée de chênes, sachant qu'il y en avait une à l'entrée de chaque plantation, mais pas toutes aussi spectaculaires.



La maison en elle-même ne vaut pas le détour paraît-il, et tout est organisé pour que tu ne puisses pas venir jusqu'à l'allée pour la photo.
Mais je suis montée sur la levée (la digue) du Mississippi, une promenade que j'apprécie toujours beaucoup.
Ensuite je suis allée à Houmas House plantation, et là j'ai apprécié et la visite de la maison, et celle du jardin.








Le moment culturel

Un type d'environ mon âge,
avec qui j'ai l'habitude de danser,
m'a raconté que quand il était jeune,
l'école se faisait sur un bateau.
Il y avait plus de voies d'eau que de routes et surtout de ponts.
Finalement j'ai trouvé cette photo...


Asteure il y a des schoolbus partout bien sûr.
Pour les courtes sorties scolaires, on les utilise aussi car c'est bien moins cher.
Et j'aime bien.
Par contre l'absence de ceinture ne dérange personne, pas plus que les enfants s'assoient par 3 au lieu de 2...



Et puis cette boîte à la bibliothèque de Lafayette,
parce que jusqu'à un arrêt de la Cour suprême appliquant le 1er amendement relatif à la liberté d'expression,
brûler ou piétiner le drapeau en public était un crime fédéral,
parce que tous les matins, en classe, on jure fidélité au drapeau des États-Unis,
parce que ça porte malheur quand un drapeau touche terre,
les vieux drapeaux qui ont beaucoup servis sont collectés respectueusement, avant d'être officiellement mis en retraite.








Cruising

Ça aurait pu être les vacances de la lose number two,
après l'épisode sans retour de Mardi Gras,
puisque bien sûr au dernier moment et sans m'en parler,
il a changé les plans.
Mais on a quand même campé au bord de la Rivière Rouge.






Après ça a été embrouille et compagnie,
on n'est bien évidemment pas partis tout seuls mais avec sa fille,
et on a taillé la route vers l'est,
en suivant en partie la côte.

Je ne m'étalerai pas sur les moments pénibles où il a fallu faire quelques réglages,
tout le monde aura compris que ça me gonfle.
Il y a des trucs que j'ai jamais accepté de mes gamins,
ça va pas changer avec ceux des autres.

Je vais plutôt garder les jolis moments et les beaux paysages.
Gulf shore (Alabama)



Autour de Fort Morgan



Perdido key (Floride)



Les plages de Pensacola (Floride)






 Les bestioles












La vue sur les puits d'huile....