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vendredi 17 juillet 2015

Cela commence par un peu de chagrin l'Amérique #5 Les copines de promo

On n'est plus très nombreux dans le département.
Beaucoup sont partis.
Mais chaque année on avait pris l'habitude de se retrouver le dernier week-end de juin,
parce que chaque jour chasse l'autre à une vitesse ahurissante.

Ce mois de juin a été archi-booké pour tout le monde,
et on a dû renoncer.
Puis, finalement, on s'est retrouvée à sept autour d'une table,
pour échanger des nouvelles
et cette fois-ci, se dire au revoir.

Je suis venue à pied
pour marcher un peu au soleil
et aussi revoir les rues familières avant la plongée dans le bayou.




Bénédicte avait apporté un bouquet de lavande de son jardin,
et moi je vais emporter les graines dans un sachet de coton au fond de ma valise.
A mort les maringouins !


dimanche 17 mai 2015

Embarquons nous, le vent est doux...

... pour le voyage de l'Amérique !

Bon bilan.
Dans ma liste des dix choses à faire avant de partir,
j'ai rayé :
- danser avec Philippe ;
- danser avec Eric ;
- faire un tour sur l'Allier.

Car pendant ces années,
jamais je n'avais eu l'occasion de monter sur un des bateaux,
alors que la batellerie c'est comme un ventricule du cœur des Chavans.
Jeudi,
avant la fête,
j'ai eu de la chance, il a fait beau juste à ce moment là.
Sur la toue Pénélope,
Manu m'a emmenée faire un tour sur l'Allier.
J'ai adoré cette balade au ras de l'onde,
tout est différent vu de l'eau.
On voit les hirondelles des sables, les aigrettes, les milans, les oies bernache qui viennent se reproduire ici,
on longe les îles,
un univers à explorer, pour lequel je reviendrai,
Les acacias en fleurs se font lourds de grappes blanches.
Un cadeau.
La preuve une fois de plus,
qu'il faut faire les choses avant qu'il ne soit trop tard.

Je ne savais pas que c'était prémonitoire...




mardi 17 février 2015

Fais-moi un signe #6

Un cadeau venu du fond du grand canyon
envoyé par Sally
un mini panier à récolte (qui attend le rétroviseur de la Polo pour s'y accrocher)
juste après un week-end mitigé
full of happiness côté musique,
désespérant côté maison,
dont je reparlerai sûrement.
.
Le DVD, ce sont des chansons traditionnelles,
accompagnées au tambour,
des incantations plutôt,
des prières, des ôdes
jouées dans la nature par le chef Rex Tilousi (et je pense doublées par Clayton Watahomigie pour le drum)
toutes en langue Supai.
Tout est en rapport avec cette nature justement :
les animaux, le rythme des saisons, les chemins de marche.
Les images sont magnifiques.
Je me suis sentie vraiment touchée à cette écoute,
qui n'est certainement pas un chef d'oeuvre de documentariste
(à mort l'image incrustée...)
mais la trace d'une mémoire vivante encore à travers une langue très difficile à traduire dans ses concepts mêmes.




En revanche je ne remercie pas le mec qui a ouvert le paquet pour en vérifier le contenu : j'ai dû m'acquitter de .... tadam.... 45 € - oui, vous avez bien lu - de droits de douanes. A cause du DVD j'imagine...
Je comprends pourquoi désormais la Chine est la première puissance économique mondiale : pas de barrière douanière, ça fait.
Donc, un petit conseil, les petits cadeaux entre l'US et la France, c'est plat, et dans des enveloppes courrier le plus neutre possible.

mardi 30 décembre 2014

A mort la carte virtuelle !

Barbara, elle envoie pas les vœux de n'importe qui !
C'est personnalisé au taquet.
La barre est haute,
mais pour une fois, je vais faire un effort,
parce que ça me fait trop plaisir de recevoir ses réalisations !



C'est moi qui ai effacé l'adresse sur le cliché, la coquille est arrivée intacte en fait.

En revanche,
ça tiendra pas dans mon bullet journal j'ai bien peur...

dimanche 7 septembre 2014

Heureux qui comme Coline....

... a fait un beau voyage,
et puis est revenue, plein d'usage et raison,
vivre entre ses parents, le reste de son âge !

Non, je ne cliquerai pas sur les vidéos des journalistes égorgés,
non je ne lirai pas le livre de la vengeance d'une rousse,
à peine évoquerai-je
une semaine de rentrée bien remplie,
mais pas plus chargée en somme que pour la plupart de mes collègues.
Interdiction de se déplacer faute d'enveloppe budgétaire,

Je ne veux pas voir les vilaines choses de ce monde,
je ne veux rien savoir que je ne sache déjà.

Je veux seulement profiter encore de cette chance incroyable,
de cet été indien qui s'attarde sur les rives des lacs,
et qui me retient un peu le soir,
avant de rentrer à la maison.


Ce matin,
j'ai quitté Embraud de très bonne heure,
et j'ai bien reconnu,
à l'aplomb des langues de brume qui ouataient la rivière,



et plus loin, au-dessus du bocage bourbonnais,


ces nuages qui, hier encore,
moutonnaient parfois le ciel immense  de l'Arizona.
Tant de beauté,
je ne veux rien voir de laid.

vendredi 22 août 2014

Road trip # 15 Hiking the green water land thru the red rocky sand...

On revient donc d'Havasupai...
et j'ai encore les pieds plein de terre rouge.
Ce matin, a 7h00, je suis retournee aux chutes,

Little navajo falls






 Havasu falls





J'etais seule, les boys etaient partis a six heures pour remonter a pied avant le plein soleil.

Moi, je suis revenue en 5 minutes avec l'helicoptere cargo du village.
(Ils m'ont dit :  on remonte a pied, et tu nous donnes les sous de l'helico pour le shopping...
et moi, j'ai trouve ca bien qu'ils fassent ce chemin tous les deux)

C'etait impressionnant de voir ce au'on avait fait hier...







C'est que les chutes d'Havasupai (le pays des hommes de l'eau verte )
se meritent.
Se lever a 5h00,
et parcourir deux heures d'Indian service route absolument desertique (pas interet d'oublier de faire le plein la veille)
avant d'arriver a Hualapai Hilltop.
Il faut depasser le parking tribal,celui ou les supai laissent leur vehicule,
et se garer sur celui des touristes,
avant de descendre,
bien chausse,
avec un sac leger,
mais 4 litres d'eau...


ca descend sec,
et surtout c'est tres pierreux,
tres chaotique,
je suis contente d'avoir renonce aux sandales.
On s'enfonce dans le canyon,



priorite aux convois de chevaux et de mules

qui ravitaillent le village,
ou acheminent des touristes et / ou leurs sacs...





Le replat est parfois sableux,
parfois chaotique,
on marche dans un wash, un lit de riviere,
le temps est gris, orageux,
il faut surveiller le bruit d'eventuels flashloods (mais heureusement, on n'en a pas eu, sinon, il faut grimper en vitesse !)

Et puis soudain, apres 9 miles, une oasis de verdure...



Le bruit de l'eau, le vert sur le rouge...
Mais il faut marcher encore un bon moment dans le sable pour atteindre le village.
Et encore apres, 3 bon kilometres pour atteindre les premieres chutes.
On n'ira pas au-dela (au moins 5 km jusqu'aux chutes suivantes et encore une dizaine de plus jusqu'au Colorado.
Il faudrait rester deux nuits sur places,
et ca revient tres cher,
entre l'hebergement,
la nourriture hors de prix,
et le prix d'entree de la reserve, 35$ par personne et par jour)
Mais c'est magique.

Allez, je vous en remet un peu, 
on ne s'en lasse pas...










La piscine
(avec les sandales aux pieds...
trop classe, ah ah)



Le jaccuzi


Bon,
la on est a Flagstaff,
et faut que je trouve un ATM,
les boys reclament les dollars gagnes a la sueur de leur front !

jeudi 17 juillet 2014

Catering

J'ai travaillé dans l'équipe du chef Sylvain.


Celui qui fait cuire du jambon à l'os, et le présente avec sa petite sauce au miel.


Et qui récupère le vieux pain en tartines chaudes, ou en pudding.

Pis qui donne ses recettes :

150 g de sucre en caramel, arroser le fond du moule et dans le reste verser le lait bouillant. Rajouter 7 œufs battus, verser sur des pruneaux dénoyautés et du pain dur coupé en fines tranches, hop au four et miam...

Pense aussi à mettre un peu de sel en plus dans les blancs d’œufs avant de les monter pour ta mousse : ça exhausse le goût du chocolat,
et dans la tarte aux pommes, les pommes, ne les laisse pas mourir idiotes : passe-les au beurre avant.

Les courgettes cuites, tu les écrases, tu les assaisonnes, tu mets un peu de piment, tu rajoutes du jus de citron et de la coriandre, et tu mets la misère au caviar d'aubergine de la voisine.


Celui que tous les festivals devraient embaucher,
parce que j'ai rarement vu de la cuisine de collectivité comme ça :
simple, très bon, pas cher, un plat spécial pour les végétariens. 
Que des produits frais cuisinés sur place.
Si toi aussi tu veux bien manger pendant ta manifestation, envoie-moi un mail
(clique sur mon profil à droite) et je te donne son numéro.

Bon, ok, c'est aussi celui qui crie :
 "Il est 11h12, on n'est pas dans la merde" pour nous mettre la pression...

Donner de son temps et de son énergie, je suis convaincue que c'est une des expériences les plus gratifiantes.
Mais je ne l'avais jamais fait à cette échelle.
J'ai adoré participer à ça : faire équipe (encore plus avec Djemila parce qu'elle chante tout le temps, comme moi), cuisiner pour les autres 149 bénévoles, les artistes, la sécurité, les secouristes, faire la plonge sous la pluie, voir les gens se réconforter avec leur assiette.
Tu les vois tous passer, et après, c'est comme si dans ton dos, tu sentais les ondes positives de leur travail à eux : ceux de la billetterie, de l'accueil, de la presse, de la régie, de la consigne, du grill, de la buvette, jusqu'à ceux qui, en dehors du parc, se cognent le parking et le camping à étaler la paille et à désembourber les voitures les soirs de pluie.
Ce sont tous ces engrenages qui te remettent en route le matin, quand tu penses que tu n'as plus de produit...

Et puis il y a le cadeau bonus : ils te( re)connaissent tous, et tout ce que tu demandes, c'est oui.
 Tu tiens la bouffe, tu tiens le monde...

vendredi 14 février 2014

Inspired

trois kifs

 





et un bonus
le film que j'ai vu jeudi
tiré de la BD du même nom.
Un peu glauque d'après Delphine
- et c'est vrai que ça donne pas envie d'aller visiter Saint-Gilles-Croix-de-Vie-
mais j'ai adoré le pétage de plomb de Lucie
et puis je suis un peu amoureuse de Bouli Lanners
( si ça se trouve un peu de Karine Viard aussi).

dimanche 9 février 2014

Pour nous c'est normal, eux ça les choque...

- Qu'on mette nos vieux dans une maison de retraite, ou qu'ils restent seuls chez eux.
Alors ils meurent tout seuls ?
- Qu'on n'annonce pas les décès en placardant des affiches sur les poteaux.
Alors tous les gens des villages ne viennent pas vous voir ? Ils ne laissent pas un peu d'argent ?
- Qu'on n'ait pas besoin de payer une dot pour caser sa fille.
Même pas un scooter ?


Photo de mariage (avec scooter) du film The Lunchbox

- Que ce ne soit pas l'homme qui prenne toutes les décisions, que les filles s'inscrivent dans des clubs sportifs, qu'elles puissent hériter aussi de la terre...
- Que ça ne prenne pas toute une journée de faire le ménage. 
On ne regarde pas les vieux souvenirs ? On ne s'arrête pas pour faire du thé ?
- Qu'on ne crache pas par terre.
Même pas dans la poubelle ?
- Qu'on ne frappe pas les élèves quand ils ne sont pas sages ou qu'ils se trompent. Et ceci expliquant sans doute cela dans leur esprit, que les jeunes soient si peu respectueux des adultes, en classe notamment.
Même pas un coup de pied ?
- Qu'on mange à la cantine, qu'on n'achète son repas à une dame qui fait la cuisine dans une cahute.
- Qu'on s'embrasse à pleine bouche dans la cour, dans la rue...
- Que je porte mon sac...

dimanche 19 janvier 2014

Un petit tour sur la terre !

Hier, j'étais au marché,
et mon boucher préféré,
qui nous adressait ses vœux,
a ajouté,
à la place du sempiternel "et surtout la santé !"
"moi je dis : et qu'on ait la paix dans le monde !"

"Ben dis-donc, tu veux participer au concours de Miss France ou quoi ?"
"Non, mais s'il y a la guerre quelque part, ça va bien finir par venir chez nous et nous tomber sur la gueule, non ?"
Mon boucher, ne fait pas seulement le meilleur jambon au monde (et aussi le boudin aux châtaignes),
il est aussi un grand philosophe.

C'est pourquoi,
si vous êtes un lecteur creusois,
en raccord avec la hauteur de vue de Patrice (mon boucher, vous suivez ?),
je vous conseille l'expo qui se tient jusqu'au 1er février,
à partir des photos de Gaëlle Kowalski et Fabien Petitpré.

Ce sont eux  (sans la cravate) 


De janvier 2006 à mai 2009, 
ils ont effectué un tour du monde, 
sans chichis ni pompons
qui les a conduits aux Amériques en passant par le Moyen-Orient, l'Afrique et l'Asie.


vitrine de l'expo

L'expo reprend quelques unes des centaines de photos prises pendant ce périple.
Des photos argentiques, qui ne s'étaient révélées qu'à leur retour,
une fois triées les pellicules abîmées et inexploitables.
Un seul objectif,
ce qui veut dire pas de grand angle, et pas de zoom non plus.
Pour les portraits, il fallait vraiment s'approcher au plus près de leurs interlocuteurs.

vitrine de l'expo

L'expo, ce sont les quelques vitrines que je vous montre ici, mais surtout les tirages sélectionnés, 
qui fait une évidence, je crois,
de l'essence de notre monde : 
à la fois nos différences
de vie
de richesse
de culture
de milieu
et à la fois ce qui nous traverse tous
la concentration sur un travail
la complicité d'un regard
le sourire comme une main tendue...



Ils sont partis avec peu, 
ils ont reçu beaucoup,
ils ont donné aussi.
J'aime le concept,
parce que j'apprécie assez peu les stratégies qui consistent à partir sans rien,
en comptant sur la gentillesse, 
à laquelle je crois, of course,
mais que je trouve un peu indécente 
venant d'occidentaux qui pensent certainement honorer leurs hôtes de leur passage,
surtout dans des familles qui donnent tout,
alors qu'elles n'ont rien,
et qui mettent sur la table, 
la nourriture de tout un mois...

Pour Gaëlle et Fabien,
la médiation, ce fut un spectacle,
puisque c'est ce qu'ils savent faire.
Avec une marionnette.

C'était un échange,
un don parfois,
ou un moyen d'assurer leur subsistance,
en se procurant les quelques revenus qui leur permettaient de se nourrir comme les locaux.
Ce fut aussi l'occasion,
pour certains spectateurs,
d'avoir la fierté de pouvoir se payer un spectacle avec une piécette.

Avant chaque représentation, ils trouvaient quelqu'un qui pouvait traduire le pitch
et le raconter au public dans la langue locale, 
en aménageant quelques adaptations touchantes,
comme les palmiers remplacés par la neige, pour l'exotisme...
Dans un cahier
 chaque conteur volontaire a laissé une trace de sa langue,
et c'est un témoignage précieux,
quand on sait que certaines d'entre elles sont en train de disparaître...


vitrine de l'expo
Ces trois années loin de chez eux, 
à découvrir la vie des autres,
à plonger leur regard dans l'universalité et la diversité du Cœur des hommes,
avaient déjà donné lieu à la publication d'un livre éponyme,
édité quasiment sans retouche,
à partir de leurs notes de voyage.
J'ai toujours ce livre dans ma table de chevet, et j'aime bien en relire des passages
quand une grande envie de voyage et de partage m'agrippe.


vitrine de l'expo
On peut emprunter l'ouvrage à la médiathèque, et
si on n'est pas Creusois,
le commander là,
sur le site de leur association Art-Terre.

A ce propos, sachez que l'expo se déplace, et que Gaëlle et Fabien aussi,
si vous avez un projet autour de la différence, de la diversité, et de la promotion de la paix.