Maintenant que j'ai découvert ce morceau d'anthologie,
je ne pesterai plus jamais contre le proxy Éducation nationale
qui m'empêche d'aller voir Koko le gorille avec mes élèves
pour préparer une séquence sur Petite Beauté (Anthony Browne).
Vous me connaissez,
c'est pas que je sois gênée par le niveau de langue - si j'ose dire -
c'est plutôt que sous le prétexte fallacieux de renvoyer l'ascenseur aux rappeurs masculins
ceux qui ne connaissent que les rimes en -ouille et en -ule
et pour lesquelles
caillasse (la thune) fait écho à radasse, connasse et pétasse
parfois
on regrette VRAIMENT que les paroles ne soient pas en anglais...
cette chanteuse (hum, à c'te heure j'ai point de synonyme reflétant la réalité du cheapesque de la production) ne rêve que d'une chose
devenir la régulière de l'Apollon du belvédère sévèrement burné qui la fait grimper aux rideaux
(et dont l'intelligence la fascine, mouaaaaaaaaaaaaaah, j'adore ce passage...)
Eh ouai ma fille
n'est pas féministe qui veut ...
Allez
je vous mets Koko le gorille
ça fera une moyenne de finesse et d'élégance.
Je vous préviens
c'est triste et émouvant...
Et c'est sûr qu'après
vous ne regarderez plus les gorilles et les bombasses sous le même angle...