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samedi 1 août 2015

Ayou qu ' t'es ? J'suis dans l'bayou asteur..

Je suis gone à mon école


Avec mon char
une Chevrolet à laquelle je vas devoir regonfler les pneus,
changer une ampoule
et tâcher voir d'arrêter ces satané essuie glace. ...
Pis j'ai découvert ma maison décorée
comment dire ?
Bah comme ça



Ami lecteur ou lectrice fidèle
sauras tu trouver les deux indices qui indiquent
qu'elle est cependant faite pour moi ?

Sinon le bayou c'est très beau.
Attends un peu pour les photos, j'ai pas eu le temps aujourd'huisw

jeudi 30 juillet 2015

License to drive

Pan dans ta face l'assureur.
Ce matin me suis levée, je suis gone  à Abbeville
j' ai passé mon code, mais j'avais pas de RV pour la conduite
et c'est là que l'Amérique est facile : l'employée du DMV m'a envoyé à une auto école où j'ai passé la partie pratique.
Ça m'a coûté 40 $ de plus (que les 30, oui, vous avez bien lu) mais voilà :
                                                                                             
J'ai donc désormais un permis, une assurance que je me suis fait un plaisir de prendre avec un collègue de celui qui m' avait reçue hier,
(adieu ta commission mon garçon), ( je l'ai payée avec un money order de la poste )
un titre de propriété de ma Chevrolet,
et l'esprit tranquille pour rejoindre le bayou demain, où j'ouvrirai un compte en banque
Pour les ceusses qui seraient confrontés à la même situation, je précise que j'ai eu une substantielle réduction en faisant traduire mon relevé d'information Mais sur papier à en tête de l'Etat louisiannais  (au Codofil  donc ).
Et la blague du jour : pourquoi t'embêter avec un char , c'est plutôt une pirogue qu'il te faut...

dimanche 24 mai 2015

Être cajun, quoi qu'c'est ?

Une collègue
qu'est asteur chez eux autres,
pis qu' est restée deux ans éyou,
pis qui m'vend son char,
vieux de 10 ans
avec beaucoup de miles inside,
avant d'rentrer chez elle,



elle m'envoie ça
c'est bon
c'est bien bon !


"Le ou la cajun : c'est beaucoup d'humour et infiniment d'amour. Ils aiment sans retour, donnent sans compter, se marrent tout le temps, prennent la vie du bon côté. Philosophes, patients, ils peuvent tout perdre sans s'effondrer après chaque ouragan, ou chaque inondation. Tout reconstruire sans râler; ils savent accepter leur sort sans ruminer, ils savent devenir riches en partant de rien, sans rien changer pour autant a leur comportement. Simples, sincères et bons, ils ont une foi intacte et un optimisme que j'aime. Ils m'ont transmis ce cadeau fabuleux, ce bonheur de vivre au fond du cœur, ils m'ont offert leur joie, leur art de vivre, leur façon de voir et d'appréhender les choses bonnes ou mauvaises. Je crois qu'ils m'ont encore plus ouvert l'appétit de vivre et la joie d'être,  que je pouvais avoir avant de les connaitre. Quand je leur dis, "Je voudrais tellement vous rendre quelque chose en retour.", ils répondent : "Mais pourquoi faire? Ca ne sert a rien, on n’a pas fait ca pour ca! On n'attend rien, on donne parce parce qu'on aime donner. On est comme ca et puis on t'aime bien". Et ils vous conduisent, vous invitent, vous offre le gite et le couvert, vous raconte  tout ce que vous voulez savoir, et ils vous offrent des cadeaux et pleurent même votre départ prochain... Comment peut-on passer a cote de tels gens? Comment les ricains anglo-saxons ont-ils pu mépriser de si belles personnes? Et avoir tout tenté pour leur "nuire... 


Angélique

dimanche 17 mai 2015

Panic attack, le jour du trou dans l'bayou...

La vie, c'est plein de surprises.
Je pensais titrer "Lafayette me voilà !"
ce sera
"Vis ma vie dans le bayou".
La douche froide.
Avec un alligator et plein de moustiques dedans ...



Vendredi,
en rentrant bienheureuse
de la fête de la Rivière,
j'ouvre ma boîte mail,
où quelqu'un a le grand plaisir de m'annoncer que je suis affectée à l'école élémentaire de Pierre Part (paroisse d'Assumption, Olé !)
Faut être franche : à cet instant précis, le plaisir n'est pas partagé.
A une heure de Bâton-Rouge,
une heure trente de la Nouvelle Orléans,
et pas mieux de Lafayette.

Le fin fond du bayou,
le pays des



Je regarde le fil du forum,
les affectations pleuvent : Lafayette et NOLA, c'est avec enfants ou conjoint à caser, y compris les listes complémentaires.
J'ai choisi de venir seule,
et mince, j'ai pas tapé dans l’œil de la superviseuse.
Mon projet d'un coup s'écroule,
faut tout remettre le puzzle en place.

Adieu donc les cours de danse,
les tables de paroles,
les ateliers d'écriture,
les petits-déjeuners dansant,
le club de sport avec piscine
l'université de Lafayette,
et même la perspective de faire venir le Kid dans un an.
L'aspect culturel, c'était le fondement même de ma motivation...
J'ai carrément eu une attaque de panique.

Pourtant, je le savais qu'on ne pouvait pas choisir.
Et j'avais clairement dit que je ne voulais pas être à la Nouvelle-Orléans.
Et surtout,
je devrais avoir appris que,
pas plus qu'on ne doit ressasser le passé,
on ne doit échafauder des plans sur le futur.

Un coup on gagne,
un coup on perd.
J'ai écrit à mes collègues sur place.
Une qui rempile pour une deuxième année, une qui part au bout d'un an,
deux vécus différents,
et moi au milieu.

Heureusement,
les crises d'angoisse ça finit toujours par passer,
il suffit de ne pas s'accrocher à ce qui part en fumée,
de regarder devant,
et d'attendre un peu,
le temps de se réorienter.

Alors qu'est-ce qui reste ?
- explorer le bayou sans se faire bouffer par les gators ;
- une maison en coloc, à petit prix, avec un jardin ;
- 1 réseau de téléphone (et 1 seul : A&T) ;
- une équipe d'école sympa ;
- moins de dépenses au quotidien, s'il faut ravitailler les boys en plein vol  ;
- quand même une salle de sport ;
- la possibilité d'aller à l'école en vélo (quand il n'y a pas d'inondation ou de tempête) ;
- passer quelques week-ends à Lafayette, Nola ou Bâton-Rouge, le temps d'un festival, d'un fais-dodo ;
- prendre du temps pour lire, écrire et bosser tout le temps ;
- découvrir une petite communauté américaine, où finalement, il y a encore des gens qui parlent cadien.
A mon avis, Pierre Part, faut le voir sur soi !

Edit : vous voyez sur la carte, toute cette eau ? Je crois que ça, ça me plaît.