Jour 49 une valse de soleil, pour tourner les pages vers demain.
Vaqui lo polit mes de mai.
Reprendre une vie au jardin après un long dimanche de pluie grise et froide,
submergée d'idées noires.
Semer lentement, d'abord sous la grainasse, puis dans la tiédeur d'une grande éclaircie,
dans l'idée de voir grandir puis récolter.
Accepter l'idée de ne pas se revoir, alors qu'on ne s'est pas dit adieu,
dans un chagrin solitaire, qui s'éternise sans faiblir.
Admirer, de loin, le vol planant des cigognes, des hérons et des sternes.
Couper à travers champs, trempée, pour venir renifler l'odeur de l'eau.
Au retour, remercier libellule et papillon, âmes en survol,
de prendre patiemment la pose sur les boutons d'or.

