J'ai pas bien réussi à télécharger le plan entier.
Mais ça reste un plan.
Un peu par la côte, un peu par l'intérieur.
Pas d'urgence.
Bientôt, je passe une radio de ma hanche, et on en saura plus.
Si je dois prendre le bus, c'est pas grave.
Enfin bref, ça fait treize étapes, sept au Portugal, six en Galice.
Je me suis essentiellement inspirée de l'expérience et des conseils de Sylvie, de l'excellent blog Radio Camino.
Conseils qui m'avaient largement aidée lors de mon premier chemin, entre 2012 et 2014.
------------------
Asteure, la série grise continue : un pneu à plat sur mon véhicule de remplacement mercredi, le soir même gastro ou intoxication alimentaire dont je me relève à peine aujourd'hui - vive le risotto aux carottes et le bouillon aux pâtes - , douloureuses annoncée pour Berlingot chéri...
A ce stade, c'est pas une prière à Ste Rita qu'il me faut, c'est un exorcisme...😂😂😂😂😂😂
Je me console en me disant que le garagiste me fera payer en plusieurs fois, et qu'au moins j'ai les moyens de faire effectuer cette réparation, qui me coûtera de toute façon moins cher qu'un nouveau véhicule. Que tout cela m'arrive quand je ne travaille pas.
Qu'il y a plus grave.
Et que je pars bientôt...
Madame Nicole est revenue s'ancrer au bord de la dernière rivière sauvage d'Europe. Retour en Allier libre, au pays des hérons, des sternes, et des cigognes.
samedi 11 janvier 2020
lundi 6 janvier 2020
St jacques, le sac...
Au solstice d'hiver, je l'avais listé dans mes projets.
Un de mes premiers projets d'une future rentrée sans école.
Et puis le ciel m'a envoyé un petit signe :
American airlines a sérieusement modifié mon ticket de février pour la Louisiane.
J'ai cliqué sur "I do not accept", j'ai récupéré les sous de mon billet.
Ça m'a permis déjà d'aider Franzouski.
Je me suis dit que Padna comprendrait, et bien sûr, il a compris.
Et puis j'ai acheté un aller-simple à 30 euros pour Porto.
Après, j'ai ouvert le grand placard, sorti une boîte et mon sac.
Quand je pense à quelque chose, je le mets dans la boîte.
Au Portugal, à cette saison, c'est quitte ou double : il peut pleuvoir beaucoup.
Mais en revanche il n'est pas supposé faire froid.
Un autre de ces petits signes que je guette et que j'affectionne : en vidant le grenier d'Embraud, on a sorti une caisse de vêtements oubliés par des visiteurs.
J'ai récupéré une polaire toute légère, juste à ma taille.
C'est que je ne sais pas si je réussirai à aller jusqu'à Santiago.
Sept étapes au Portugal, six en Galice, d'environ 20 km sur du terrain facile, c'est très jouable.
J'ai des chaussures J.B. Rodde de compétition, spéciales pieds sensibles
Mais ma hanche en revanche me fait toujours terriblement souffrir à la marche.
Raison pour laquelle je veux le faire maintenant.
Qui sait si ce sera toujours possible plus tard.
Il faut dire que ma plus grande résolution de cette année, c'est de faire comme j'ai envie et à mon rythme justement.
Ce qui, en l'espèce, ne dépend que de moi.
Voilà, c'est le plan...
Libellés :
bujo,
Coline marche,
Saint-Jacques de Compostelle
jeudi 2 janvier 2020
33 33 Code Ste Rita #6 Madame Nicole veut être première de cordée...
C'est quelque chose quand même.
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Et remplir l'imprimé.
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Signer.
Aller à la poste.
Et remplir l'imprimé.
Alea jacta est.
Le sort en est jeté.
En août, si tout va bien, je largue les amarres, avec une indemnité.
Ce qui est certain, c'est que je ne ferai pas la rentrée.
Moi aussi, encouragée par toutes les bonnes blagues de notre président,
je veux être première de cordée.
Car tout ce qui sépare encore notre pays de la république bananière, ce sont les règles.
Même les règles scélérates, comme la loi du 6 août 2019 de suppression par élimination transformation de la fonction publique.
Maintenant, l'administration a entre 10 jours et un mois pour me convoquer à un entretien.
Libellés :
rupture conventionnelle fonction publique
mercredi 1 janvier 2020
Bull'help yourself #16 Joli mois de janvier ?
C'est drôle la vie parfois.
Hier matin la poisse.
Mon char encaisse définitivement la panne annoncée...
Mais en plein jour et avec encore assez de braise pour tenir jusqu'à un garage de proximité
par chance ouvert.
Devant ma mine déconfite, le garagiste me prête un break hors d'âge qui m'évite l'enterrement de première classe, ravitaillée par les corbeaux.
J'ai mis la potentielle facture dans un coin de ma tête.
Et on a préparé le réveillon à Embraud.
Joyeux, doux, simple.
Parce que le réveil a été dur dur.
En pleurs.
Le deuxième anniversaire de la mort de ma mère.
Le silence obstiné entre padna et moi.
La facture à venir...
Le jour de l'an de la lose autant dire.
Et puis une succession de petites choses.
Tiens, j'ai redansé hier soir, et aucune douleur ce matin.
L'appel de Franzouski, le rire de Vanouchka, les bons baisers de Russie...
La situation de mon fils, qui pesait lourd dans nos cœurs, s'est enfin débloquée.
Et si je préparais mon bullet de janvier ?
Le janvier de cette année 2020 où j'arrête de travailler ?
Avec un peu de ce gui sous lequel on s'est biché cette nuit ?

Un petit dessin plus tard,
j'avais un peu récupéré.
Déjeuner amical avec les restes à Embraud.
Et au retour, ce message d'une camarade syndicaliste :
"Le décret d'application de la loi sur la fonction publique) est paru aujourd'hui.
Bonne année !".
Ça fait que là, je vous écris le cœur léger,
après avoir rédigé ma lettre de démission.
Demain je change un peu mes plans, pour l'imprimer et l'envoyer...
On va prier bien fort pour que ça marche.
Vous savez comme je suis : je crois toujours que l'univers n'a rien à me refuser.
Et qu'en tout je mérite le meilleur.
Vous aussi, vous méritez le meilleur.
Et c'est ce que je vous souhaite pour cette année.
Hier matin la poisse.
Mon char encaisse définitivement la panne annoncée...
Mais en plein jour et avec encore assez de braise pour tenir jusqu'à un garage de proximité
par chance ouvert.
Devant ma mine déconfite, le garagiste me prête un break hors d'âge qui m'évite l'enterrement de première classe, ravitaillée par les corbeaux.
J'ai mis la potentielle facture dans un coin de ma tête.
Et on a préparé le réveillon à Embraud.
Joyeux, doux, simple.
Joyeuse veillée, courte nuit.
J'ai tout fait à la Quézac.
Peut-être eut-il été préférable de me saouler.Parce que le réveil a été dur dur.
En pleurs.
Le deuxième anniversaire de la mort de ma mère.
Le silence obstiné entre padna et moi.
La facture à venir...
Le jour de l'an de la lose autant dire.
Et puis une succession de petites choses.
Tiens, j'ai redansé hier soir, et aucune douleur ce matin.
L'appel de Franzouski, le rire de Vanouchka, les bons baisers de Russie...
La situation de mon fils, qui pesait lourd dans nos cœurs, s'est enfin débloquée.
Et si je préparais mon bullet de janvier ?
Le janvier de cette année 2020 où j'arrête de travailler ?
Avec un peu de ce gui sous lequel on s'est biché cette nuit ?

Un petit dessin plus tard,
j'avais un peu récupéré.
Déjeuner amical avec les restes à Embraud.
Et au retour, ce message d'une camarade syndicaliste :
"Le décret d'application de la loi sur la fonction publique) est paru aujourd'hui.
Bonne année !".
Ça fait que là, je vous écris le cœur léger,
après avoir rédigé ma lettre de démission.
Demain je change un peu mes plans, pour l'imprimer et l'envoyer...
On va prier bien fort pour que ça marche.
Vous savez comme je suis : je crois toujours que l'univers n'a rien à me refuser.
Et qu'en tout je mérite le meilleur.
Vous aussi, vous méritez le meilleur.
Et c'est ce que je vous souhaite pour cette année.
mardi 24 décembre 2019
Bull'help yourself # 15 Solstice d'hiver
Depuis dimanche,
imperceptiblement,
les jours commencent à rallonger.
Nous venons de traverser le solstice d'hiver, la nuit la plus longue de l'année.
La lumière va reprendre ses droits.
Tous les espoirs sont permis.

Pour l'an neuf qui s'en vient, j'ai commencé à préparer un nouvel opus de mon bullet journal, bujo pour les intimes du marketing.
J'ai toute une collection de carnets, trouvailles glanées ici et là,
au fur et à mesure de mes pérégrinations.
Je les essaie, ou je les prépare parfois pour quelqu'un qui a envie de se lancer.
J'ai quand même quelques constantes :
- définitivement du papier pointé plutôt que réglé, qui facilite bien tous les tracés ;
- du papier d'assez bonne qualité pour ne pas être constamment traversé, surtout depuis que j'utilise des feutres.
- un brochage correct ; avec mon bujo en cours, carnet acquis aux USA, j'ai dû réparer, rafistoler,
- Le format A5, moins encombrant (mais j'aimais bien le B5 qui est plus accueillant pour les collages au travers desquels je garde les traces de mes vacances).
Cette fois, j'ai pioché le rose pétard, qui me va bien au teint, d'après moi.
Première personnalisation, le collage d'une feuille cartonnée.
Elles proviennent généralement de mon magazine Flow, dont j'exploite les jolis papiers au maximum.
Ça fait un miniportfolio, dans lequel glisser des papiers urgents.
Les autres vont dans la poche qui se trouve déjà la fin du carnet.

Ensuite je numérote les pages, je crée mon index, et je construis les pages mensuelles prévisionnelles, ainsi que les calendriers.
Parfois je triche et je colle un calendrier.
Il existe aussi des carnets déjà préparés, foliotés, indexés...
Mais ils sont bien plus chers, sans compter que j'aime bien ce temps de préparation qui me met un peu sur pause.
L'index cette fois est réalisé, à gauche avec du washi tape, et une étiquette (Flow...), retaillée ; à droite feutre noir et stylo à bille blanc.

Je fais aussi un tableau de visualisation, avec un tas d'images,
une manière de me projeter en me fixant des objectifs positifs.
Je ne vous montre pas le mien,
qui est très personnel, mais si cela vous intéresse,
google est votre ami...
C'est ma troisième année, et franchement, je suis très satisfaite du résultat...
Sachant qu'il exige de formuler des attentes positives,
et affirmatives (dans la syntaxe même),
et que, bien évidemment, il n'a d'impact que sur soi-même (quoique...).
Ensuite j'ai ouvert une double dutch door,
pour des projets qui viennent juste de germer...
Par exemple celui-ci...
A côté tu vois un projet,
auquel j'ai déjà renoncé en annulant mon ticket pour la Louisiane en février...
Mais ça c'est une autre histoire.
Pour la forme, j'ai collé un raccord de papier ligné (encore un carnet... Flow...),
mais j'ai gardé le dessin du train.
Je l'aimais bien déjà.
Et surtout, il y aura d'autres trains à prendre !
Et enfin, dommage collatéral du solstice d'hiver, une page sur le cycle lunaire.
Comme tu sais, j'aime observer la lune, si loin si proche, si souriante,
prendre des bains de lune,
me promener dans sa clarté lorsqu'elle est pleine.
Allons voir comment elle influe sur les marées des deux tiers d'eau qui composent mon corps !
Et passez un bon réveillon mes fidèles lecteurs !
Je vous biche, je m'en vas en cuisine...
Je vous retrouve bientôt,
puisque j'ai retrouvé le goût et le temps d'écrire.
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solsctice d'hiver
Des jours tranquilles à Limoges
Ce matin, c'est simple, je me sens fière.
De moi.
Pour une petite chose : avoir loué cette chambre d'hôtes, l'Ephémère, à Limoges, où j'avais déjà résidé il y a quatre ans.
Au départ, je voulais à la fois voir Franzouski et sa famille, à laquelle s'ajoutent les parents de sa femme, venus de Russie, mais un peu de tranquillité aussi, du temps et un espace pour écrire, réfléchir.
Et puis le Kid a dit qu'il aimerait bien venir aussi, mais qu'il ne savait pas où dormir.
Alors, Katia, la propriétaire du lieu, a ouvert et garni le canapé confortable du salon.
Hier on a discuté tranquillement dans ce salon, pris le petit-déjeuner ensemble..
Et ce matin, j'y étais seule, toujours bien dorlotée...
Le Kid et Franzouski sont partis chez un copain où ils ont passé la nuit.
On se retrouve tout à l'heure pour préparer les repas de Noël ensemble.
Et j'ai jonglé que vraiment, c'était une bonne idée cet investissement.
Le meilleur cadeau de maman que je pouvais leur faire.
Franzouski a besoin de prendre l'air,
et la compagnie de son frère, les petits entraînements sportifs à deux,
les conversations de garçon, ça fait du bien à tous les deux.
dimanche 22 décembre 2019
Madame Nicole trouve sa voix
Hier soir tout s'est enchaîné comme c'était écrit...
Le dernier concert de la saison, sur nos terres à Château, le temps de me rhabiller, d'affronter une heure et demi de vent et de pluie.
Et je suis arrivée, toute défaite et un peu cuite.
La veille, j'avais décroché de mon bureau, le panneau offert par une maman louisiannaise.
Ce sera désormais mon nom de scène.
Désormais j'assume de chanter seule.
Enfin c'est-à-dire ma voix et moi.
Désormais tout est possible.
J'étais loin de chez moi.
Il y avait un monde fou.
Impressionnée j'étais.
Mais aussi tout un tas de visages connus.
Bienveillants.
Et j'ai commencé mon show.
Parce que chanter seule, sans la médiation d'un instrument, c'est exactement ça.
Pour éviter l'ennui, je fais participer au maximum les danseurs.
Qui aiment toujours chanter.
Un aller-retour incroyable d'énergie.
Et j'ai tenu bon.
Je ne sentais même plus la fatigue, qui gagnait pourtant.
Une page se tourne asteure dans ma vie.
Et le chant en fait partie.
Le bonheur de chanter, je crois bien que Madame Nicole le porte sur elle.
Le dernier concert de la saison, sur nos terres à Château, le temps de me rhabiller, d'affronter une heure et demi de vent et de pluie.
Et je suis arrivée, toute défaite et un peu cuite.
La veille, j'avais décroché de mon bureau, le panneau offert par une maman louisiannaise.
Ce sera désormais mon nom de scène.
Désormais j'assume de chanter seule.
Enfin c'est-à-dire ma voix et moi.
Désormais tout est possible.
J'étais loin de chez moi.
Il y avait un monde fou.
Impressionnée j'étais.
Mais aussi tout un tas de visages connus.
Bienveillants.
Et j'ai commencé mon show.
Parce que chanter seule, sans la médiation d'un instrument, c'est exactement ça.
Pour éviter l'ennui, je fais participer au maximum les danseurs.
Qui aiment toujours chanter.
Un aller-retour incroyable d'énergie.
Et j'ai tenu bon.
Je ne sentais même plus la fatigue, qui gagnait pourtant.
Une page se tourne asteure dans ma vie.
Et le chant en fait partie.
Le bonheur de chanter, je crois bien que Madame Nicole le porte sur elle.
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