Madame Nicole est revenue s'ancrer au bord de la dernière rivière sauvage d'Europe. Retour en Allier libre, au pays des hérons, des sternes, et des cigognes.
je me suis aperçue que les heures s'écoulaient sans que je fasse grand chose d'autre que perdre mon temps sur les réseaux sociaux.
Puis j'ai commencé à me créer de petites routines,
que j'ai finalement matérialisées, vendredi dernier seulement,
dans mon bujo.
C'est pas si strict que cela, je ne mets pas mon réveil.
Mais cela me permet de me fixer de petits objectifs quotidiens.
C'est drôle, d'habitude, le bullet me sert à ne pas me laisser noyer sous le volume et la multiplicité des tâches. A prévoir, à anticiper.
Mais en quelques jours, la page de mars s'est vidée d'un tas de cases, de rendez-vous, d'échéances, de loisirs. Le vide sidéral.
En un sens, cela m'a fait du bien cette page soudainement blanche.
Un grand calme intérieur.
J'ai commencé par une liste de choses que j'avais envie de faire depuis longtemps, sans jamais pouvoir y consacrer un moment : ranger les photos, faire mes carreaux, coudre des lingettes...
Aucune raison de s'ennuyer, mais soudainement, plus de goût à rien.
Les jours passaient, je savais même pas ce que j'avais boutiqué : pas un chapeau de vendu !
Alors j'ai compris que, quand on est seul, il faut avoir des routines à heures, ou au moins à ordre, fixe.
Et je me suis dessinée cette page, à partir d'un modèle trouvé dans un livre.
Je passe de meilleures journées, plus rythmées.
J'en profite pour me coucher un peu plus tôt.
En gros je m'entraîne pour la retraite, qui, heureusement, ne sera pas coincée entre quatre murs.
C'est drôle la vie parfois.
Hier matin la poisse.
Mon char encaisse définitivement la panne annoncée...
Mais en plein jour et avec encore assez de braise pour tenir jusqu'à un garage de proximité
par chance ouvert.
Devant ma mine déconfite, le garagiste me prête un break hors d'âge qui m'évite l'enterrement de première classe, ravitaillée par les corbeaux.
J'ai mis la potentielle facture dans un coin de ma tête.
Et on a préparé le réveillon à Embraud.
Joyeux, doux, simple.
Joyeuse veillée, courte nuit.
J'ai tout fait à la Quézac.
Peut-être eut-il été préférable de me saouler.
Parce que le réveil a été dur dur.
En pleurs.
Le deuxième anniversaire de la mort de ma mère.
Le silence obstiné entre padna et moi.
La facture à venir...
Le jour de l'an de la lose autant dire.
Et puis une succession de petites choses.
Tiens, j'ai redansé hier soir, et aucune douleur ce matin.
L'appel de Franzouski, le rire de Vanouchka, les bons baisers de Russie...
La situation de mon fils, qui pesait lourd dans nos cœurs, s'est enfin débloquée.
Et si je préparais mon bullet de janvier ?
Le janvier de cette année 2020 où j'arrête de travailler ?
Avec un peu de ce gui sous lequel on s'est biché cette nuit ?
Un petit dessin plus tard,
j'avais un peu récupéré.
Déjeuner amical avec les restes à Embraud.
Et au retour, ce message d'une camarade syndicaliste :
"Le décret d'application de la loi sur la fonction publique) est paru aujourd'hui. Bonne année !".
Ça fait que là, je vous écris le cœur léger,
après avoir rédigé ma lettre de démission.
Demain je change un peu mes plans, pour l'imprimer et l'envoyer...
On va prier bien fort pour que ça marche.
Vous savez comme je suis : je crois toujours que l'univers n'a rien à me refuser.
Et qu'en tout je mérite le meilleur.
Vous aussi, vous méritez le meilleur.
Et c'est ce que je vous souhaite pour cette année.
Nous venons de traverser le solstice d'hiver, la nuit la plus longue de l'année.
La lumière va reprendre ses droits.
Tous les espoirs sont permis.
Pour l'an neuf qui s'en vient, j'ai commencé à préparer un nouvel opus de mon bullet journal, bujo pour les intimes du marketing.
J'ai toute une collection de carnets, trouvailles glanées ici et là,
au fur et à mesure de mes pérégrinations.
Je les essaie, ou je les prépare parfois pour quelqu'un qui a envie de se lancer.
J'ai quand même quelques constantes :
- définitivement du papier pointé plutôt que réglé, qui facilite bien tous les tracés ;
- du papier d'assez bonne qualité pour ne pas être constamment traversé, surtout depuis que j'utilise des feutres.
- un brochage correct ; avec mon bujo en cours, carnet acquis aux USA, j'ai dû réparer, rafistoler, m'énerver, plusieurs fois dans l'année.
- Le format A5, moins encombrant (mais j'aimais bien le B5 qui est plus accueillant pour les collages au travers desquels je garde les traces de mes vacances).
Cette fois, j'ai pioché le rose pétard, qui me va bien au teint, d'après moi.
Première personnalisation, le collage d'une feuille cartonnée.
Elles proviennent généralement de mon magazine Flow, dont j'exploite les jolis papiers au maximum.
Ça fait un miniportfolio, dans lequel glisser des papiers urgents.
Les autres vont dans la poche qui se trouve déjà la fin du carnet.
Ensuite je numérote les pages, je crée mon index, et je construis les pages mensuelles prévisionnelles, ainsi que les calendriers.
Parfois je triche et je colle un calendrier.
Il existe aussi des carnets déjà préparés, foliotés, indexés...
Mais ils sont bien plus chers, sans compter que j'aime bien ce temps de préparation qui me met un peu sur pause.
L'index cette fois est réalisé, à gauche avec du washi tape, et une étiquette (Flow...), retaillée ; à droite feutre noir et stylo à bille blanc.
Je fais aussi un tableau de visualisation, avec un tas d'images,
une manière de me projeter en me fixant des objectifs positifs.
Je ne vous montre pas le mien,
qui est très personnel, mais si cela vous intéresse,
google est votre ami...
C'est ma troisième année, et franchement, je suis très satisfaite du résultat...
Sachant qu'il exige de formuler des attentes positives,
et affirmatives (dans la syntaxe même),
et que, bien évidemment, il n'a d'impact que sur soi-même (quoique...).
Ensuite j'ai ouvert une double dutch door,
pour des projets qui viennent juste de germer...
Par exemple celui-ci...
A côté tu vois un projet,
auquel j'ai déjà renoncé en annulant mon ticket pour la Louisiane en février...
Mais ça c'est une autre histoire.
Pour la forme, j'ai collé un raccord de papier ligné (encore un carnet... Flow...),
mais j'ai gardé le dessin du train.
Je l'aimais bien déjà.
Et surtout, il y aura d'autres trains à prendre !
Et enfin, dommage collatéral du solstice d'hiver, une page sur le cycle lunaire.
Comme tu sais, j'aime observer la lune, si loin si proche, si souriante,
prendre des bains de lune,
me promener dans sa clarté lorsqu'elle est pleine.
Allons voir comment elle influe sur les marées des deux tiers d'eau qui composent mon corps !
Et passez un bon réveillon mes fidèles lecteurs !
Je vous biche, je m'en vas en cuisine...
Je vous retrouve bientôt,
puisque j'ai retrouvé le goût et le temps d'écrire.
Ben quoi ?
Je vis à l'heure américaine,
et accessoirement je fais aussi arts visuels,
et en mélangeant bien tout ça au petit mot que vient de m'écrire PimJ,
j'ai décidé que déjà je vais arrêter de chercher des cartes postales qui n'existent pas,
je vais faire autre chose.
Que les élèves vont écrire une carte de Joyeux Thanksgiving en français
pour dire merci à quelqu'un.
Et moi du coup, je vais faire quelques cartes à la main pour remercier
les trois personnes qui m'ont vraiment aidée ici.
Et plus si affinités.
et on mangent des citrouilles cultivées dans le grand Texas.
C'est le projet d 'arbre géant que je vais proposer aux enfants en AP.
Et l'ouverture annoncée des pages d'octobre dans un nouvel opus,
avec quelques jours de vacances (pendant le festival de Lafayette, trop cool).
Les souris chaudes, ce sont les chauves-souris en cadjin.
En attendant,
j'ai mes lunettes (merci la MGEN)
j'ai mes dents,
j'ai mon p'tit cœur qui bat,
bon
au moins, si je pars pas,
je suis totalement révisée.
Comme neuve.
A bargain !
Je me suis fait un grand plaisir qui va me changer la vie quand je conduis ou quand je marche :
des lunettes de soleil à verres progressifs.
Tous les ceusses qui ont les bras trop courts pour lire de près me comprendront.
"Madame la maman ? Je vais vous recevoir"
Accueil à Limoges Habitat,
dépôt du dossier HLM de mes fils pour la rentrée.
Un T3, pour ne pas s'entretuer,
surtout si Franzouski arrive à faire venir sa douce....
Et un cadre plus rassurant pour moi qu'un propriétaire particulier.
L'agent d'accueil voit que c'est pour les boys,
ne sait pas si on a le même nom,
et me call "madame la maman".
Avant de revoir tout le dossier avec moi et de me rassurer :
oui, ils auront un logement en août,
à portée de fac pour le Kid,
en direction de l'école d'infirmier pour son frère,
dans le budget de leur APL coloc.
J'ai,
hier,
et une fois de plus,
apprécié ma chance de vivre dans le Limousin,
ou tout semble plus simple,
que ce soit de trouver un job d'été ou un logement.
Hier aussi,
il avait enfin cessé de pleuvoir,
mes pieds et moi on est parti à la boulange en ville.
J'avais l'impression de dire au revoir.
Un collègue codofilien
qui répond avec beaucoup de disponibilité à toutes nos questions sur le forum,
m'a écrit que Lafayette, c'est comme Guéret.
Moi je dis que Lafayette ce serait chouette,
mais que c'est pas possible qu'ils aient des jardins secrets,
des glycines au portail,
des champs de colza,
des pommiers et des cerisiers derrière la maison,
en pleine ville.
Pis eux,
leur lac,
il a des crocos dedans...
D'ailleurs, il y a plein de bêtes en Louisiane,
des fourmis mordeuses,
et des araignées tueuses.
Je sais pas si l'antihistaminique que m'a prescrit le médecin va suffire....
N'empêche que j'ai hâte.
Chaque jour est un paradoxe :
j'ai très envie de savoir : mais comment ça se fait qu'on soit ENCORE en avril ?
mais
je retiens un peu les heures, pour profiter de ces deux semaines : voir les gens que j'aime,
prêter attention au Kid qui cache vraiment trop bien son stress de futur redoublant bachelier,
transférer le maximum de doc et de musique sur un disque dur externe...
J'ai très envie de m'envoler,
mais
je pense à tout ce que je vais quitter.
Dans ma tête, je fais déjà ma valise :
ce matin,
en cirant les chaussures,
je me demandais lesquelles j'allais bien pouvoir emporter...
Dans la seconde qui suit,
je me raisonne : attends donc la réponse !
Là, c'est une semaine avec.
Avec son lot d'emmerdes.
L'assurance à rétablir sur le Berlingo.
Des tracasseries assez agaçantes au travail.
Et, cherry on the cake, Franzouski qui se vautre avec sa caisse
encore.
Mais on va dire qu'on est chanceux,
vu qu'il s'en sort (encore) indemne et n'a tué personne.
Comme il a encore ses deux jambes,
il va désormais s'en servir pour marcher
et prendre le bus.
En attendant les semaines sans emmerdes,
je regarde devant,
je suis archi-prête pour mon entretien.
Les américains peuvent venir !
Je lis des BD.
Plein.
Les BD et moi, on se couche tôt.
Je me repose, les prochains mois risquent d'être trépidants.
J'ai programmé un check-up.
Je nage,
beaucoup beaucoup.
Je me fais des mini-kifs alimentés par Barbara.
Je chante.
J'aide le Kid à rédiger ses lettres de motivation,
en croisant les doigts pour qu'ils se trouve un job d'été.
Je me recentre.
un peu moins loin, un peu plus proche.
Juste autour de moi,
regarder bien tout
les regarder bien tous,
si jamais je m'envole.
Pis je bricole dans mon bullet journal.
Les jours rallongent.
C'est bon.
Le coup de grâce,
ça a été ce bilan imprévu,
qu'il faut rédiger pendant les vacances,
pour tenter de sauver nos postes.
La parano rampe vers mon âme,
s'insinue dans mes repos,
trouble mon jugement.
Cette idée de sagesse
que le bonheur ce serait accepter son sort,
c'est pas un peu des conneries pour que chacun reste à sa place ?
Mais aujourd'hui je vous la joue à l'américaine,
je vous la joue pensée positive.
Certainement un effet des trois jours passés chez ma cousine,
conjugué à ma bullet addiction,
majoré par mon fantasme louisianais
(viens petite convoc, viens cette semaine s'il te plaît).
Les papillons, les fleurs,
les coloriages, organiser le mois, la journée,
savoir le soir exactement ce que j'ai à faire,
et comment,
le lendemain
mais surtout, cocher jouissivement tout ce que j'ai dépoté dans la journée,
c'est bête, mais ça m'apaise.
C'est mon premier pansement.
Du Prozac et autres molécules testés il y a quelques années,
des séances chez le psy,
j'avais gardé la sensation d'être installée dans le mal être comme dans une maladie incurable,
rien à changer,
tout à accepter,
étiquetée.
Je ne souffrais plus, mais je n'étais plus moi-même.
C'était à la fois confortable et désagréable.
Ce que j'ai appris, c'est que
c'est pas toujours aussi dur,
ça finit toujours par passer.
Alors,
je ne prends rien,
jamais
parce que mon deuxième pansement,
c'est que j'attends que ça passe.
Notez que j'ai déjà essayé d'attendre roulée en boule sur le canapé
avec une grosse boîte de mouchoirs.
Et c'est pas si mal,
parce qu'un jour quelqu'un m'a dit,
le chagrin, faut que ça sorte,
que ça coule avec les larmes.
Pis moi,
ça me fait du bien de pleurer.
Après je dors super bien.
Comme un somnifère, mais avec les idées claires.
Pour autant, pleurer, c'est pas un pansement,
c'est seulement le sérum phy qu'on met sur la compresse pour laver les plaies.
Juste avant le cataplasme aux endorphines.
La piscine, la gym, la marche, la danse, peu importe : faut que ça bouge,
que ça transpire,
et parfois avec rage. Le corps, c'est l'antidote de l'esprit.
C'est mon troisième pansement.
Ça prend du temps. Mon quatrième pansement,
j'ai beaucoup, beaucoup de mal à l'utiliser. Me coucher tôt.
Tout lâcher à 22.30,
surtout l'ordi,
pour retrouver ma couette
et si possible un bouquin.
Des fois je pleure avec le livre.
C'est bien aussi.
Le mal-être, ça a quand même souvent à voir avec la fatigue.
Dans mon lit,
je suis seule.
C'était un choix,
c'est devenu une habitude.
C'est là qu'il y a la minute que je me suis inventée en voyant cette image,
laquelle va bien faire rire ceux qui connaissent mon incommensurable vide fidéique :
C'est que le hug mental de Jésus,
a déclenché chez moi une autre représentation.
Et tous les soirs, en fermant les yeux, je me réfugiedans ma propre compassion, une manifestation amicale de bienveillance pour moi-même,
et ça, cette indulgence, c'est très récent.
Je me sens enveloppée par l'univers tout entier.
C'est mon cinquième pansement.
Juste avant le câlin du soir,
je me remémore trois au quatre bons moments du jour
Au début,
je n'y arrivais pas du tout,
surtout après une journée de merde...
Il m'apparaissait avec terreur que je n'avais vécu aucun instant mémorable,
qu'une succession de contrariétés, parfois dérisoires, parfois préoccupantes.
Il m'a fallu créer des respirations,
en m'obligeant à être attentive plusieurs fois dans la journée.
Oui, bon, OK,
c'est de la pleine conscience.
Mais c'est pas parce qu'une tarte est à la crème qu'elle n'est pas bonne...
Des exemples ?
- Savourer avec délice l'orange sanguine fraîche et sucrée du petit déjeuner.
- Se concentrer, pendant quelques longueurs, sur la fluidité de l'eau le long du corps,
sur la mécanique bien huilée de la marche.
- Préparer un bon repas du dimanche.
- Entendre les voix de mes fils (quand ces petits cons s'engueulent pas) dans la maison.
- Contempler le spectacle de la nature, sentir la pluie, le vent, le soleil, regarder une prairie, un vallon, entendre les oiseaux du matin quand la pluie cesse enfin, toucher l'écorce d'un arbre.
Dans sensation, il y a sens. M'en souvenir, c'est le sixième pansement.
Et que serait ma vie sans le chant,
mon septième pansement ?
7 sacrements, 7 chakras, 7 jours pour créer le monde, 7 circumambulations, 7 branches au chandelier, 7 merveilles du monde, 7 ayats pour ouvrir le Coran, 7 archanges de l'Apocalypse, 7 péchés capitaux, 7 continents, 7 pétales
Un collègue s'est exclamé,
en me voyant utiliser la page ci-dessus
"Mais ! ? Tu recopies tout le calendrier ?".
Bah, on peut très bien en coller un,
c'est juste que j'ai bien aimé faire ça.
C'est comme la cuisine, ça me détend,
et je crois que ça me permet de le fixer dans ma tête,
merci ma mémoire visuelle et kinesthésique.
En revanche, l'avoir juste avant l'index,
c'est très pratique,
parce que j'ai beaucoup de RV, de déplacements, et que je peux m'y référer tout le temps.
Dans cette page ci, je note ce qui concerne les prochains mois.
Et je n'ai plus qu'à reporter quand j'ouvre la page du mois.
Noter le ruban autocollant sur le côté (ou du masking tape), que j'utilise pour repérer les pages que j'utilise fréquemment (index, calendrier et dépenses).
Ah
aussi
je peux pas expliquer
mais je redeviens une petite fille avec ma déco "colorie sans dépasser" (raté...)
et "toi aussi fais ton pochoir" (raté aussi).
C'est bon pour ce que j'ai...
Si quelqu'un a des idées plus meilleures...
Définitivement adopté.
Je commence les pages de janvier, en suivant les reco du concepteur,
les plus rapides à suivre
(la déco est optionnelle... mais c'est comme l'origami, ça me détend)
A gauche les 31 jours du mois, avec les principaux événements
A droite ce que je voudrais faire dans le mois.
J'ai ajouté des target tracks (bandes orange) pour pointer le suivi de quelques objectif perso.
Je laisserai tomber si c'est inutile ou chronophage.
Je tente aussi les deux couleurs pour séparer le perso du pro,
on verra si ça perdure.
Mais je suis très attachée au stylo effaçable.
Enfin, j'ai bricolé une poche à soufflet
parce que je trimballe toujours un peu de paperasse.
Pour le format, il faut le choisir ni trop grand = qui entre donc mon sac,
ni trop petit : 31 lignes minimum, ou des pages blanches...
Il y en a de très bien -et moins cher que Moleskine- chez Oxford "office", petits carreaux et une poche à soufflet, avec l'avantage d'être commercialisés en super marché.
Mais pour l'instant je pioche dans mon stock.
Je suis vraiment contente de commencer l'année avec cet outil.
Pourquoi ? Tout simplement parce que je m'aperçois en cette fin de vacances,
que j'ai fait bien plus de choses que les autres fois où je suis restée à la maison.
Car il présente un avantage indéniable : m'aider à fonctionner en mono-tâche, alors que mon cerveau est en ébullition permanente.
D'habitude j'ai toujours un peu peur de passer à côté de quelque chose, je note plein d'idées que je n'ai pas le temps de développer.
Là je note.
Je diffère sans angoisse.
Je peux consacrer mon attention et ma concentration à terminer ce que je suis en train de faire.
Je coche.
Je continue.
Parfois je raye, parce qu'une fois écrit ça a perdu de son sel.
Et j'avance.
Elle est pas belle la vie ?
Essayé, adopté, le top des geeks qui aiment le papier,
la révélation qui me permet de gérer mes carnets chéris,
mes to do lists, mes idées de nouvelles, de chansons, de séances pour la classe.
J'ai nommé le "bullet journal".
C'est comme un agenda, mais en mieux, espace modulable pour un jour, une idée, un projet...
D'abord je ne sais pas ce que j'en ferai : je n'ai pas de smartphone (si, si)
Et puis j'ai plutôt envie d'exploiter le stock de ce qui m'a été offert ou que j'ai ramené d'un peu partout.
Donc je me suis lancée avec le cahier américain que je traîne depuis septembre, et ça m'a changé la vie.