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lundi 5 juillet 2010

Les volcaniques

ça commence demain, ça se termine le onze
des stages
des concerts
de l'ambiance
c'est chez les Brayauds
qui fêtent leurs 30 ans avec une programmation extra
à St Bonnet près Riom, là :
 http://brayauds.free.fr/30ans.php


Cette année, j'ai pris l'option camping
et j'ai changé de tente
et c'est pas gagné .....

vendredi 23 avril 2010

Mon trad et moi

La musique trad est-elle démodée ?
je ne sais pas
je m'en fous
j'en fais
j'en danse
et j'aime
c'est tout

Amta.avi
envoyé par AMTATRAD. - Regardez d'autres vidéos de musique.
ce we pour moi c'est chants du Quercy aux Brayauds
là :
http://brayauds.free.fr/
et bal samedi soir
si on veut
on peut faire juste dîner et bal
c'est à St Bonnet près Riom (63)

dimanche 14 février 2010

vendredi 12 février 2010

Bal again

Bal du mardi gras
ce samedi 13 février
au Gamounet
chez les Brayauds
(St Bonnet près Riom - 63)
On vient déguisé
on peut dîner et dormir sur place

dimanche 12 juillet 2009

Un été de débauche (1)

Première étape, l'Auvergne, St Bonnet près Riom, le Gamounet.
Que dire ?
Juste : bourrée trois temps de haute volée et quelques photos qui valent mieux qu'un long discours !
Accueil et disponibilité impeccables, animateurs excellents, ambiance jeune et souriante,programmation high quality, bals jusqu'à point d'heure...
Tout ça grâce à une équipe de bénévoles aussi cools qu'efficaces.
Bravo les Brayauds !




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@Laurent
si tu passes par là
voici les vraies paroles
:-)

LA TRILHA
(Rondeau en chaîne)
Sus la nostra trilha
I a nòu* ausels que criden

Tot los nòu que criden mai
Lo pic e lo tord e lo trid e lo merle
Tot los nòu que criden mai
Lo pic e lo tord e lo trid e lo gal


*uèit, sèt, seis, cinq, tres, dus, un**

** tot solet que cride mai

et la traduction :

"Sur notre treille il y a neuf oiseaux qui sifflent
Tous les neufs y sifflent encore
Le pivert, la grive, la drenne et le merle
Tous les neuf y sifflent encore
le pivert, la grive, la drenne et le coq"

Drenne, ou draine : grosse grive du gui ou jocasse.

Tout ça pris sur le site des filles de Tralala Bal à la voix, là :
http://www.tralala-balalavoix.net/php/index.php
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Bientôt, le deuxième volet de notre grand feuilleton de l'été :
St Chartier se transporte au château d'Ars
et franchement
ça le fait !

jeudi 9 juillet 2009

Cric-crac lo conte es commença

« Écoutez tous petits et grands
c'est une histoire d'un autre temps,
celle d'une fille dont les dentelles
furent souillées d'être trop belles
 »

Or donc, il y eut une fois un roi et une reine, dont la succession était déjà assurée, puisqu'ils avaient un fils.
Mais, leur bonheur n'était pas complet. Il leur manquait une petite fille, une jolie petite fille blanche et douce comme un lys.
Un jour qu'elle se languissait au bord d'une fontaine, parce qu'elle se savait proche de voir tarir sa source, la reine vit apparaître l'esprit de l'eau, qui avait pris la forme d'une écrevisse.

« Là-bas, là-bas dans le vallon
la blanche reine soupire
Elle raconte à l'eau s'écoulant,
celle que son cœur désire
 »

« Qui a salé l'eau de ma fontaine ? » grommelle l'écrevisse.
Et, elle voit que ce sont les larmes de la reine.

« Qu'as-tu, qu'as-tu à regretter
qui trouble mon eau vive ?
Aurais-tu donc le cœur blessé,
que t'empêche de vivre ?
 »

Touchée par le désespoir de la femme, elle la conduisit jusqu'à ses sœurs en leur château. Et comme elles étaient bonnes fées et que la reine vivait son automne au début de leur printemps, elles lui firent promesse et de l'enfant désiré et de leur présence bienfaitrice au baptême.
Et c'est donc baptisée du doux nom de Marguerite que la petite fille se vit douée de la beauté blanche et du cœur doré de de ces fleurs des prés.
C'est ce moment que – coup de théâtre !– l'écrevisse choisit pour faire son entrée, à reculons comme il se doit, en fouettant l'air de ses pinces.

C'est qu'il n'était pas content l'esprit de l'eau, ça non, de n'avoir pas été convié aux festivités. Et il le fit clairement savoir :
Bien négligents tous vous avez été
vous surtout mes sœurs !
Trop belle elle est,
beaucoup trop belle.
Pour qu'elle vive, si vous le voulez
des hommes il faudra la cacher
jusqu'en sa seizième année !

Et c'est le cœur bien marri que le roi et la reine firent édifier une tour close, sans ouverture aucune, pour y enfermer Marguerite, dont les cheveux d'or ne connurent désormais que la lueur des flambeaux pour les faire miroiter.
Mais,
il était un homme qui avait été oublié.
Un enfant d'abord oui, mais qui devenait un homme au fil des ans.
C'était son frère.
Son frère Renaud qui seul, avait le droit de venir la distraire.
Et pour la distraire, il lui parlait de la lumière du jour, de la lueur de la lune, de tous les attraits de ce monde totalement inconnu pour elle.
C'est ainsi qu'il lui appris les délices brûlants et les violents tourments du désir, alors qu'elle délaissait peu à peu les dentelles de l'enfance pour devenir femme sous les brocards.
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Ce désir de soleil et de vent, Marguerite, elle le plaçait tout entier dans un petit portrait qu'elle regardait chaque jour, et sur lequel elle promenait ses doigts fins pour s'apaiser.
Car Marguerite, si elle connaissait le désir, connaissait aussi l'amour depuis que le prince du portrait lui avait donné son cœur, lui qui ne l'avait encore jamais vue qu'en miniature peinte de couleurs fines.
Seule l'image du jeune homme parvenait à chasser la terreur des cauchemars de Marguerite.

« Ma mère j'ai grand peine en moi
d'un rêve qui me déchire,
car j'y suis fille chaque nuit
mais au jour blanche biche .

Les chiens de vos grands veneurs
sont toujours à ma suite,
mais celui de Renaud mon frère
sanglante est sa poursuite.
 »

Et de voir sa fille si triste, tant en peine, le roi et la reine acceptent, à trois jours seulement de ses quinze ans, qu'elle rejoigne son prince dans une litière entièrement fermée.
Personne, non personne, hormis l'inconscient de Marguerite, ne soupçonne à quel point les affres de la jalousie ont corrompu l'âme de Renaud.
Car jusqu'alors, sa sœur n'était qu'à lui. Et l'idée qu'elle puisse appartenir à un autre, ça le rend fou. Non, vraiment, s'il ne peut la garder pour lui seul, elle ne sera à personne.
De la pointe de son couteau, il découd le dessus de la litière. A la première branche basse, c'est le drame, le dessus s'arrache d'un coup. Dans un éclair gracieux de blancheur, l'image de Marguerite disparaît sous les frondaisons, dans les lambeaux de la brume d'automne.
Aucun cri, aucun pleur, aucune battue ne la ramène.
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L'hiver passe, puis de nouveau le printemps et avec ce printemps qui revient, dans le sous bois, Renaud, dont l'âme noire s'était éteinte avec la disparition de sa sœur, Renaud donc retrouve la fièvre du désir en apercevant une biche fuyant, une biche aussi blanche que neige.
Nuit et jour, oublieux même du sommeil, il s'acharne à la chasse. Et la reine, déjà très éprouvée par la perte de Marguerite, se souvient du rêve.
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« Où sont tes chiens Renaud mon fils
tes chiens ta chasserie ?
Mes chiens sont seuls dedans les bois,
chassant la blanche biche.

Rappelle-les, Renaud mon fils
rappelle-les bien vite,
la biche que tu poursuis
c'est ta sœur Marguerite.


Il prend d'abord son cornet d'or
sa trompette jolie
mais le sang lui bat bien trop fort
il sonne l'hallali

Elle a les cheveux blonds et peignés
et les seins d'une fille
Renaud prend son couteau d'argent
en quartiers il l'a mise


Il s'en va dire au cuisinier
ce soir qu'elle soit cuite
car j'invite pour mon souper
le roi, sa compagnie

Ne furent pas au milieu du repas
comme manque Marguerite !
Soupez messieurs, soupez donc là
je suis la première assise


Ma jolie tête est dans le plat
et mon cœur en cheville
et mon sang partout répandu
dans toute la cuisine

Entre ces deux plateaux d'or
mes poitrines sanguines
à ces jolis crochets d'argent
mon joli corps pendille. 
»

Fini le repas, oubliée la curée sur la biche dépecée.
En cette nuit noire privée d'étoiles, une forme de fille s'échappe par le fenestron, dans une nuée blanche et dorée.
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Comment souhaitez-vous que cette histoire se termine ?
Bien ?
Mal ?
Ah, le bien et le mal ! On pourrait en dire des choses là-dessus, hein ?
Cric, crac, mon conte es acaba
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PS. Conte réécrit d'après la chanson "la blanche biche", qu'on peut trouver sur le CD Jardin des mystères, là :
http://ulysse.ange.free.fr/JardinMysteres_accueil.html
et un conte d'Henri Pourrat...
tout ça pendant le stage conte/chant animé par André Ricros du 3 au 8 juillet 2009 dans le cadre du festival les volcaniques, organisé par les Brayauds.
Là :
http://brayauds.free.fr/

lundi 27 avril 2009

Rencontres tout contre

Stage de chant avec la Bergère. Solaire.
Au départ un groupe de dix-sept chanteurs, avec de récents découvreurs de la musique trad., je me dis ... non mauvaise pensée.
A l'arrivée super groupe, dans lequel on s'écoute chanter les uns les autres. Pas contre, mais tout contre.
J'aime. Totale éclate.
Groupe bien présent, auquel La Bergère propose de se nourrir de chansons polissonnes et de collectages.
Et voilà qu'elle nous emmène sur son chemin de trad, avec son esprit de trad très communicatif et qu'on la suit avec notre polyphonie mobile.
Et c'est beau.
Nos voix, nos essais, ceux qui se découvrent peu à peu, à nous et à eux-mêmes.
Très émouvant. Planant.
Et puis Dod, un peu casse-ambiance au début, mais très attachant avec cette fragilité qu'on sent derrière le personnage, et qui nous fait à la fin un délire avec une chanson à répondre, à boire, à rire, avec des blondes, des brunes, des rires et des goélands.
Oui, parce que le dimanche, un bal dans les jambes, plus la digestion des repas Brayauds, sur le coup de 16h00, c'est toujours un peu l'extinction des feux avec un gros coup de fatigue qui fait les paupières lourdes, lourdes.
Ne dors pas, je le veux.
Donc Sylvie propose que chacun interprète un choix perso, pour que les autres l'entendent.
J'ai chanté My Space, ça a bien plu, j'étais contente.
Mais surtout, j'aime ça, écouter les voix des autres.
C'est là que Christine (qui chante joli-joli aussi) nous chante un branle lyonnais, de son groupe, Bois sec, avec des paroles de son mari Patrick. Qui fait : " Je saut', je dans', j'ador' la finance, je lis le Figaron, filant ma quenouillette, comptant mes actions". MDR

Bref, j'étais partie avec un arc-en-ciel au fond de ma poche, et maintenant il est dans ma tête.
Super cool.




Les liens, pour aller voir tous ces gens :
- la Bergère, c'est là : http://www.labergere.net/
- Dod et Flying Tractors -les ambassadeurs du rock agricole en France et dans toute la galaxie- c'est là : http://www.flying-tractors.com/
- Christine et l'humour super dansant de Bois Sec, c'est là : http://boissec.org/
- Les Brayauds : pour ne pas rater les Volcaniques en juillet et le stage de bourrées avec André Ricros http://brayauds.free.fr/

La photo vient de là :
http://auvergne-photos.xc63.fr/index.htm