mardi 21 novembre 2017

Sunset

Parfois tu regardes,
et c'est juste beau.




Droits civiques et égalité

On ne s'en rend pas compte dans les États du nord.
Mais quand on traverse le sud des États-Unis, 
le Mississippi, l'Alabama, la Louisiane...
on réalise que l'égalité des droits, la déségrégation,
ce n'est pas un passé lointain et assimilé.
C'est à l'échelle de MA génération.
Autant dire hier...





Il en faut peu pour être heureux

Une route scénique
La Natchez Trace Parkway





Du country bluegrass...


de la Vache qui rit au pique-nique..



du temps pour réfléchir
des mots doux dans la nuit...


Passé de passage...


Autrefois, à Port Gibson (Mississippi), il y avait une usine florissante,


Aujourd'hui livrée à la voracité du kudzu...


Et une plantation de coton...


qui a été dévorée par les flammes, et même pas pendant la guerre de Sécession...



Et sur la route un peu plus loin, le village fantôme de Rocky springs...
Il y avait de la vie,
tous les corps de métiers,
des gens, des terres, des esclaves aussi, et même une ... loge maçonnique.

La guerre, la fièvre jaune, et l'érosion due à une mauvaise gestion des terres, auront eu raison de cette prospérité, dont il ne reste aujourd'hui pour traces, qu'une église et un cimetière...















Une vie pour amasser, l'éternité pour ne pas en profiter....



No way

Ces panneaux qui t'envoient où il n'y a RIEN à voir,
et de toute façon, tu peux pas y aller, c'est privé...


lundi 20 novembre 2017

Fall

Partir plus au nord,
c'est se donner une chance de voir les couleurs de l'automne,
vraiment imperceptible dans le sud de la Louisiane.


C'est avoir un peu froid quand on sort de la voiture pour prendre l'air...


C'est penser à la neige, mais sans en voir encore, c'est la région des clos de coton...


C'est voir des signes
des promesses de tendresse


Comme ces deux chênes poussés côte à côte entrelacés...
pour ne faire qu'un...


Aux Natchitoches y avait une brune...

C'est le titre d'une chanson louisiannaise.
La belle brune, vous l'aurez compris, ce n'est pas moi.
Vu qu'elle meurt dans la chanson, et que c'est pas mon intention.
D'ailleurs, à l'heure qu'il est, je suis déjà à Natchez (Mississippi), où j'étais déjà venue,
et que j'aime bien.
Je vais prendre la route touristique pour monter chez Mike,
mais en sauts de puces.
Genre une bonne soupe de tomate et des crackers, en regardant un de ces films de Noël sur la chaîne Hallmarks, en lisant, en écrivant....
Dans un hôtel, réservé au dernier moment, avec vue sur le Mississippi (mais il fait nuit là...).



En prenant mon temps, le maître mot de ce break.

Ça a tangué un peu quand j'ai fait mon sac.
J'ai repensé au break d'il y a un an... le même sac, les mêmes fringues, presque la même route.
J'ai eu du mal.
Pis finalement, j'apprécie de pouvoir m'arrêter où je veux, quand je veux, sans demander l'avis de personne, ni errer à trouver des repas veganiquement correct... ou entendre "je suis fatiguée" au moment où il faudrait marcher...
Hier j'ai décalé mon départ, parce qu'il y avait une double contradance à Bâton Rouge.



Trois heures de route plus tard, je suis arrivée à Natchitoches, d'où ce matin, j'ai pu parler avec mes fils, et commencer à écrire une nouvelle histoire.
J'ai repris la route dans un soleil froid, pour visiter Melrose plantation,
avec les peintures de Clementine Hunter, la première femme noire à avoir été exposée au musée de Nouvelle-Orléans.



Elle a commencé à 50 ans... comme quoi...  en peignant ce qu'elle voyait autour d'elle.
J'ai vraiment bien aimé le lieu.







Demain, je reprends, à mon rythme, la Natchez Trace Parkway.. après une ballade le long du Mississippi, le fleuve qui m'impressionne, autour duquel tourne notre vie ici, et qui me fait réaliser, chaque fois que je le traverse ou que je le longe, que oui, je vis vraiment aux États-Unis..