mercredi 30 novembre 2016

Douceur farouche

Je vas profiter que mon beau a pris l'aéroplane ce matin,
et qu'asteure il doit être au ras de l'autre bord,
pour dire à vous autres combien il est doux de faire connaissance avec un galant.
Surtout çui la qui me fait sortir de ma zone de confort, pour m'emmener faire des trucs improbables, dont j'avais pas idée en débarquant ici.
Après la pirogue donc,


Oui, le cheval.
À 56 ans.
Bon OK avec une vaillante jument bien tranquille, un de ces petits chevaux américains pas trop hauts.
Un grand tour en forêt plus tard, j'ai bien envie de recommencer.
Mais il va falloir espérer que son maître revienne back... pour s'endormir dans des bras accueillants aussi.
Je suis souvent après jongler à quoi je vas faire l'an prochain.
Rentrer comme prévu ou rester ?
La vie française me manque beaucoup, mais elle me paraîtra bien fade sans le cajun seasoning de la vie farouche dans les ciprières.


samedi 26 novembre 2016

Faire pipi aux Usa

Avec les portes pas hermétiques,
comme dans la plupart des toilettes publiques...


En bonne compagnie..


 Chez des électeurs de Trump...

Avec de la saine lecture
Des  graffitis...

 Ou la Bible....

The place I belong


Il y a une chanson que j'aime beaucoup 
qui dit 
"Country roads 
take me home
to the place I belong"
La question est maintenant : 
quel est l'endroit auquel j'appartiens ?



Appalachian trip

On apprend beaucoup en voyageant.
On apprend des mots nouveaux.
On apprend sur le pays.
On apprend les petites manies de chacun.
On apprend sur soi.
Nous sommes donc sur le retour d'un road trip qui nous aura menés aux Appalaches en traversant les Smoky Mountains, et où l'automne s'incline vers l'hiver mais sans qu'on rencontre de neige.






Pendant qu'on montait vers la Caroline du Nord,
le Kid et Mike descendaient back de Virginie.
On s'est tous retrouvés dans un motel de Knoxville pour un dîner et un petit déjeuner en attendant les retrouvailles de Noël
Le Kid conduisait un des deux chars de  Mike, avec une remorque chargée jusqu'aux dents.
J'étais bien fière de lui.
On a parlé un bon moment
Il avance sur son chemin qui n'est pas tout tracé, loin de là.
Mais c'est le sien.


J'ai bien aimé le repas de Thanksgiving chez une cousine de Bobby


J'ai bien aimé aller à la contradance pour faire glisser tout ça. Je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait tant de monde le jour de Thanksgiving.
Les Appalaches c'est vraiment une région de danseurs, beaucoup plus jeunes qu'en Louisiane, et excellents.

J'ai bien aimé les paysages, les voir changer, se dire qu-il faudrait revenir au printemps quand les milliers de rhododendrons sont en fleurs.
Je vous laisse découvrir pourquoi ça s'appelle les Smoky Mountains...


lundi 21 novembre 2016

Elvis et moi

Vous allez rire,
mais je viens de découvrir, en visitant Graceland,




qu'Elvis et moi on a des points communs.
Des gros.
Ouai.
Bon OK, pas les choix de déco...





Mais lui aussi à connu l'heureuse et simple vie de shotgun , 

Il ne raffolait pas de l'alcool, mais il adorait la lecture
Pis il croyait en sa bonne étoile...



Aux Arkansas et au delà

Limite on n'y croit pas : une pleine semaine de break,
à laquelle on arrive la langue pendante et bien sûr un peu malade,
les enfants comme les enseignants.
Anyway, on n'a pas visé haut ou loin :
on est juste content de prendre la route vers
un vrai automne, avec du froid et des couleurs dedans.
Nous voilà donc partis aux Arkansas, un état bien rural, bien joli, bien pauvre .
Une sorte de Beauce à coton côté Est, le long de la plaine alluviale du Mississippi.
Avec des routes scéniques de vallons et d'arbres, des petits bouts de cousinage avec la Louisiane, et puis des villages morts, où la seule vie semble se manifester autour de l'église et dans quelques nichoirs .









Puis on bifurque pour reprendre la route de Memphis.


Où je retrouve avec plaisir le river front parcouru avec Mike il y a quelques mois.




jeudi 10 novembre 2016

God bless America

Après la nuit, on se réveille.
Rien n'a changé, tout est pareil.
J'hésite un peu, mes rêves encore au bord de ce week-end prolongé.
Hier encore on nageait dans la Rivière Rouge,
on marchait pieds nus dans les chemins de sable et de feuilles,
et on s'arrêtait pour cueillir de la canne et du coton.
Hier encore on avait de l'humour.






On a même ri quand, avant le chapelet, à la maison de retraite, il a bien été recommandé de prier pour que le peuple américain fasse le bon choix,
celui de l'abolition de l'avortement.
T'imagines même pas combien de personnes douces, gentilles, aidantes,  pensaient ici qu'Obama,
c'est l'antéchrist....
Un nègre et pis c'est tout.
Alors juste avant l'aube, j'ai attendu encore, et puis j'ai lu.
J'ai lu que la peur à gagné.
La peur de l'autre, la peur de tout, la peur de la réalité de la fin des énergies fossiles -dans un état où le pétrole sert de baromètre - , du réchauffement planétaire qui accélère les ouragans et la perte des wetlands, la peur de Dieu...
La peur relayée par cette télé qui fonctionne en permanence, comme un fanal, derrière chaque porte que tu pousses.
La même peur qu'en Europe, désormais décomplexée, et qui pourra suivre le mouvement si le coeur lui en dit.
J'ai pensé à mon propre pays, à l'an prochain.
Mais moi, j'ai pas la télé
Alors bien sûr rien n'avait changé, et je suis allée à l'école comme d'habitude.
Et tout était pareil.

Sauf peut être un peu plus de feuilles mortes sur la marelle.
Et un vent froid.