lundi 12 septembre 2016

Bayou blues mais pas que...

Tu vois cette photo passionnante ?
(un rayon d'Academy, le Décathlon US, qui connaît pas Quechua mais Magellan...)
Que signifie-t-elle ?


Bah, que j'ai le blues du dimanche soir.
Pour traverser,
après avoir cuisiné tout l'après-midi pour ma semaine (au lieu de bosser)
 j'ai décidé de pas perdre mon temps sur FB mais sur mon blog, 
parce que c'est plus efficace.

Donc, plus je passe des bons week-ends,
plus le retour est difficile...
C'est pas le problème du bayou.
Non, c'est le problème de l'école qui me prend un temps fou, et que je vois pas le bout s'abouter.
J'y suis de 7h00 du matin à 7h00 du soir, et plus si affinités...
Et ça me gonfle.
Encore une chance que j'aime ce que je fais...

Enfin, passons le 1/4 d'heure complainte et revenons à mon achat de la journée, 
une pochette plastique étanche pour mettre mon téléphone et que tu peux prendre des photos à travers.
Je me suis entraînée dans le rayon, c'est pas mal je trouve,
comme ça je vous ferai profiter de ma prochaine virée dans le swamp.
Sont forts en canoë icite...
Pas besoin d'acheter autre chose qu'un dry bag.

Sinon ben les samedis farouches se suivent et ne se ressemblent pas.
Cuisine farouche dans les environs de Mamou,
chez un copain de mon beau, totalement cramé, mais bien sympa.


Escapade farouche à l'Anse Bleue.
Moi, quand je jongle :  "je suis avec mon beau à l'Anse bleue", déjà c'est l'aventure....


Samedi matin pas ben farouche
(c'est bon, j'ai l'âge...)

 chez Fred's Lounge à Mamou,
pas bourré massacre comme à Mardi gras,
mais plein de mecs TOUT SEULS
que si j'avais su avant, je me serais tapée la route pour venir icite.
Les Codofils célibataires et qui dansent pas, je dis ça, je dis rien... mais bon...
c'est vous qui voyez...



Le reste c'est privé mes petits amis...
Allez j'y retourne, faut préparer la semaine... et il est déjà 18.00 chez nous autres...


mardi 6 septembre 2016

A ras d'eau

Point de blues du dimanche soir cette semaine.
Vous me direz que c'est bien normal, vu qu'on est lundi...
Mais c'était Labor day, un jour off,
une première vraie pause depuis la rentrée,
ça fait pas de mal...

Mon beau est descendu avec un canoë,
on a fait des tours de swamp à la pagaie
et je me disais que, vraiment, en un an,
les choses ont changé.
En mieux....



J'aime toujours autant voir le monde depuis l'eau.
L'arrière des maisons que je passe d'habitude à vélo.
Les arbres...


Oui ma vie a changé un tas.
Pas toujours dans le sens que j'espérais.
Parfois je me regarde vivre avec étonnement.
Et une grande gratitude pour cette tranche de vie qui m'est donnée.
Comme je dis toujours aux boys,
il faut savoir être ouvert aux surprises.
Là, j'ai une impression étrange : à la fois le temps file à cette vitesse hallucinante qui accélère le cours des choses quand on prend de l'âge.
Tant de lieux à voir, de rencontres à venir, et si peu de mois devant ...
Et en même temps, c'est presque une parenthèse suspendue, un univers parallèle au vôtre, un peu comme si, pendant quelque temps, je ne vieillissais pas.
La légèreté d'un corps que j'apprends à apprivoiser et à accepter.
Quelques rides en attendant le grand plongeon de la peau dans la deuxième moitié, mais pas trop.

Moi qui ai laissé mes fils pour qu'ils arrêtent de m'emmerder apprennent la confiance et l'autonomie, j'ai découvert, en quelques heures,  l'adolescence d'une fille qui n'est pas la mienne, pour qui ce n'est sûrement pas facile, mais dont la présence a finalement ajouté un goût de miel à ce week-end.

Ça aurait pu être tendu et très inconfortable.
Mais la grâce de ces gestes, la maturité de ses propos, ses efforts polis et spontanés quand même, la cuisine à deux...
Je me suis laissée porter, comme le canoë dans le courant.
Il faut dire que je n'ai aucun repère autre qu'intellectuel sur la question, puisque je n'ai jamais vécu tout cela à titre personnel. J'ai toujours pensé, et je continue, que l'adolescence est un luxe de société occidentale bien nourrie mais dépourvue de rites de passage.
Un luxe que je ne me suis pas offert : un jour de ma onzième année je me suis réveillée sans maman,
un mois après j'avais mes premières règles, et j'ai appris avec mon père ancien légionnaire à faire le ménage et la cuisine.
Pas trop mal je crois.
Quand j'ai eu mes fils, personne n'est venu m'aider au retour de la maternité ou me donner des conseils plus ou moins efficaces.
J'avais découvert avec la douce Maya de Franzouski qu'une fille à la maison, c'est bien bon.
Je confirme.
Et maintenant on est lundi soir et j'ai pas le blues du dimanche.


Edit 1 : pas de photo de ces merveilles de la nature, j'ai toujours peur que le canoë ne capote avec mon téléphone dedans... Je pense que je vais acquérir un petit appareil photo pas cher pour quand même immortaliser ces moments et ces lieux magiques, dont je ne me lasse pas.

Edit 2 : je suis bien contente de revoir le Kid, bien que ce soit pas gagné : il croyait avoir acheté son billet, mais en fait non... J'ai réalisé qu'il n'avait jamais acheté un billet d'avion seul.
Il a fait un second strike, sans maman, et il quitte  bien la France  dans ... ouh là là, moins de 2 semaines...

Edit 3 : c'est pas grave Emilie, tu peux copier, ça fait encore plus de bonnes ondes de toute façon. Qui s'en plaindrait ?

samedi 3 septembre 2016

Contre la montre

C'est Labor day week-end
Lundi off et mardi en formation, une mini semaine que j'ai déjà préparé pour profiter tranquille.
J'aurais voulu vous écrire les inondations et leurs conséquences désastreuses,
la rentrée un peu duraille et qui fait renâcler tout le monde
(mais c'est dur partout de toute façon y compris en France à mon avis)
le sentiment de faire que bosser et de pas assez profiter (qui n'est pas vraiment réel : jolis projets musicaux  concrets en vue)
les élèves qu'on teste sans arrêt, sur qui il est perçu comme plus efficace de hurler pour les terrifier - et à cause de qui j'ai décidé de faire désormais à ma manière : la douce, la longue, la confiante ...
Enfin j'aurais des milliers de mots à partager.
Mais la vérité c'est que j'ai ni le temps ni l'énergie ,
même requinquée par vos mots, vos cartes (merci Barbara).
Alors je vous mets deux ou trois trucs qui me donnent la pêche

La boîte à déjeuner pleine d'amour préparée par un papa


Les patrouilleurs de ma cour 

La liberté 

La saison du crabe
(Une assiette pour une personne..)

Pis j'aime toujours bien les sciences...
Bonne rentrée mes collègues français  !

5 ème semaine

Mes amis
Je vous écris depuis ma chaise de festivalier,
au fameux festival de la crevette et du pétrole  (si si).


J'espère à la fois le zydeco de Geno Delafosse
et l'arrivée de mon beau qui cette fois vient sur mes terres.
C'est pas ben facile cette histoire, je croyais qu'on allait continuer comme avant.
Mais depuis que je suis revenue back on n'a eu quasiment aucun moment d'intimité .
Et comme il vient en famille ce sera encore le cas ce week-end...
C'est pas du tout ce que je voulais moi...
Cette Ste Rita franchement elle est pas toujours facile à suivre.
Cependant si on considère la fidélité à toute épreuve de ma collection d'amis et notamment de Mike, je peux pas me plaindre
Surtout que si je regarde un an en arrière le même festival, franchement j'ai zéro regret.
Le Kid me rejoint le 20 septembre...
Une nouvelle page à écrire.

jeudi 25 août 2016

Ride

J'ai toujours mon vélo,
dont je suis désormais capable de changer la chambre à air moi-même...
A des petits signes comme ça,
je connais que le bayou m'a changée...




J'aime ça moi, là,
partir au petit matin le long de l'eau...
Tellement que, quand mon vélo était out of order, j'allais à pied
et je me sentais bien quand même...
Hier sur France Inter, j'ai entendu que les gens qui vont travailler à bicyclette sont plus heureux.
Je vous confirme que c'est vrai.





Demain, comme tous les matins, je me lève à 5 heures...
Le soir c'est réunion de rentrée avec les parents.
Un grand oral,
et une première,
car l'an dernier je n'avais pas de homeroom (responsabilité d'une classe).

Je tâcherai voir de vous parler de ma famille, de mes amours, de mes projets...
et malheureusement des inondations.
Un grand merci toujours
pour votre sollicitude et vos attentions...

La rentrée de Madame Nicole

Vous l'aurez compris,
il y a du changement cette année,
qui implique plus de taf, mais aussi tellement plus de motivation.
C'est simple, j'ai retrouvé le plaisir de préparer la classe, même si c'est jusqu'à point d'heure...

Et là, je vais vous dire qu'asteure, je suis plutôt soulagée de n'avoir personne qui m'attende le soir,
même si un petit câlin vespéral ou un petit déjeuner partagé ne me ferait pas de mal...

Déjà, je ne partage plus ma classe avec le morning care (garderie des grands, puis des petits) et ses jouets balancés n'importe comment, dans un brouhaha insupportable dès potron minet.
J'ai changé tout l'agencement (là c'est la veille de la rentrée, mais ça a encore changé).


Et surtout je peux faire ce que j'aime, à savoir d'une part préparer du matériel le soir,
pour me coucher sans stress, puis  arriver tôt le matin, pour être parée à l'heure dite et avancer diverses petites choses.
Je suis toujours de service au morning care des petits, mais dans une autre salle, et avec moins d'enfants.
Un début de journée agréable.

Ensuite, j'enseigne toujours les toilettes le sport, l'art et la musique (specials), mais seulement aux 1er, 3ème et 4ème grade, et je peux y conduire des activités sympas, auprès d'élèves motivés.





Mais surtout, j'enseigne toute la matinée aux 3èmes grades,
et j'ai le temps de mettre en place des routines,
notamment pour l'accueil du matin et le travail en groupes.
C'est un tout autre rapport à la classe.
Certes j'ai plus de préparation et de conception, notamment parce que je remanie mes leçons de sciences, tout en découvrant les social studies (histoire-géo),
Néanmoins d'une part le programme de ce niveau porte sur la Louisiane,
qui m'intéresse beaucoup, et d'autre part j'ai vraiment du fun à exercer mes compétences.

Le midi, je mange désormais à la cafétéria avec mes 1er grades.
Quand le gobelet est rouge ils doivent se taire (et manger donc...).
Puis on inverse les couleurs et ils peuvent parler.
De toute façon, comme c'est moi qui les ai après, je prends mon temps
et comme ça on ne déjeune pas au lance-pierre...


Le seul truc un peu moins bien, c'est que j'ai deux fois 30 minutes de planning time
au lieu d'une heure.
Trop tronçonné pour s'asseoir et réfléchir, 
mais assez pour dépoter des petits trucs.
A part ça je passe encore du temps dehors, à regarder planer le swallow kite.


Et en fin de semaine, je vais voir mon beau à Lafayette,
parce que, pour l'instant,
c'est comme ça...
Tout va donc bien à l'école de madame Nicole.



Connection

Raaaaaaaaaah !
Coucou les amis, et merci pour vos commentaires.
Non je ne suis pas noyée, à part sous l'ouvrage, je vas vous raconter ça.
Je viens, ce soir, enfin, de récupérer internet, après trois semaines de bricolages divers et variés,
ne permettant certainement pas d'alimenter un blog...

Heureusement que j'avais de la lecture...