mardi 6 août 2019

Burger frites et une petite pression...

C'est un plaisir simple.
Un hamburger, des frites, une petite bière.


C'est pas grand chose.
Mais c'est dans un lieu particulier.
L'Échoppe de St Menoux.

Ici, tout a commencé avec une école Steiner, et la communauté -qualifions-la d'alternative- de la ferme de la Mhotte.
Le monde d'ici, un peu méfiant, les appellent les Moons...
Bon.
Mais au milieu de ça il y a mon magasin bio préféré, un tas de produits en vrac, et une petite salle de spectacle.




Pis des banquettes et des tables, des mioches, des cartes,  de grandes et petites conversations, un feu de bois parfois...





Le tout géré par Simon.
La preuve qu'ils ne sont pas tous des bouffeurs de graine,
c'est que bien souvent il y a une soirée burgers, cuisinés par Pierre, le frère de Simon.
Avec des frites fraîches et de la viande locale.



Pis moi ce soir.
Qui avais envie de voir du monde mais pas d'être accompagnée.
Besoin de me retrouver, mais pas de me sentir seule.
Et c'était une bonne soirée.

vendredi 2 août 2019

Choisir la vie

J'ai découvert cette lumière très douce et très tendre ,
qui souligne les ombres d'un relief saisissant.
Ce n'est pas qu'on se débarrasse des blessures du passé.
Ce n'est même pas qu'on en guérisse.
C'est qu'on apprend à vivre avec.
Ce n'est pas qu'on doive les effacer. C'est notre regard qui change.
Alors certes, oui, j'ai été conçu pour remplacer.
Mon enfance s'est-elle pour autant limitée à être la pâle copie d'une sœur que mes parents n'avaient même pas connu ? Sur laquelle ne fut construit aucun autre souvenir que celui de la perte ?




 Et si, juste pour survivre à cet incommensurable chagrin qu'est la perte d'un enfant,
mes parents avaient juste choisi... la vie ?
De me donner la vie, celle qui fait ce que je suis aujourd'hui ?
 

 Le bonheur des challenges à vélo, du vol des cigognes, des aigrettes, des héron,
la joie d'être ensemble,
les bras qu'on referme,
l'eau de la rivière, chanter, marcher, danser, sourire.

 Cette petite flamme qu'on appelle joie de vivre, si communicative, que ma mère, même fracassée, répandait autour d'elle ?

Photos prises à Moulins se met en scène
Tous les soirs jusqu'en septembre

vendredi 19 juillet 2019

Challenging summer

Alors voilà.
On s'est fait une boucle.



Le premier jour de Limoise à Nevers.
48 km
Dur dur, en pleine cagne, j'ai souvent mis pied à terre dans les montées.
Heureusement, à Apremont, on a retrouvé l'Allier, et après avoir traversé le pont canal,
on a suivi l'eau jusqu'à Nevers.






Sans aucune idée de mes capacités à pédaler, on n'avait rien réservé pour le soir,
mais on a dormi chez les sœurs de la Charité,
qui veillent sur la châsse de Sainte Bernadette.



Une place spéciale, qui fait aussi oeuvre de réinsertion pour un personnel qui trouve ainsi un refuge et une seconde chance.

Deuxième jour
Nevers - Decize
41 km, mais platitude et canalitude caractérisent cette route.
Joli, tranquille, le corps récupère.




Troisième jour
Decize - Les Etiennes 30 km
Le chemin de halage du canal n'est plus aménagé, et donc pas praticable sans VTT.
Mais une petite route plutôt plate le suit gentiment.
On est très en avance, alors on fait halte dans une auberge, à la Chapelle aux Chasses, installée dans l'ancien presbytère.
La cuisinière fait tout elle-même, le nombre de repas est limité.
Mais finalement elle nous accepte quand même et franchement on regrette pas le petit détour.
La vie c'est ça en fait : pédaler, manger, dormir et recommencer.


A propos de dormir, on se dit qu'une petite sieste serait la bienvenue.
Et on réalise à cette occasion que la plupart des salles des fêtes communales des petits villages
se prolongent à l'arrière avec un petit terrain ombragé dédié, en accès libre.
Sapins, marronniers, on choisit finalement le tilleul, un arbre dit "froid",
qui contrecarre avec beaucoup d'efficacité les effets de la canicule.

Quatrième jour
Les Etiennes - Limoise
49 km
On rigole plus là, c'est long, en mode paysage bourbonnais, c'est-à-dire monter et descendre constamment.
Mais, j'avais déjà expérimenté ça sur le chemin de St Jacques : le corps s'ajuste.
Je ne mets pied à terre qu'une fois, et je pédale plus régulièrement aussi.


Bref, malgré la chaleur étouffante de l'après-déjeuner,
la boucle est bouclée suffisamment tôt pour que la dernière sieste soit accueillie par mon lit !

Franchement ?
Je suis fière de moi.
C'est une performance me concernant et j'aime toujours bien me découvrir des capacités auxquelles moi-même je ne croyais pas.
Demain commence un autre chapitre des vacances : celui de la fête d'été d'Embraud.

lundi 15 juillet 2019

Cinq jours à l'ombre

J'aime beaucoup ce festival sur lequel je suis bénévole chaque année.
Le Son Continu (ex-St Chartier), au château d'Ars dans l'Indre.



J'y travaille au catering, la cantine des bénévoles et des artistes.
Tous les matins, et aussi un jour avant et après.
C'est lourd, je suis cuite, mais on s'amuse bien, on y fait de belles rencontres,
on y recroise des danseurs et des musiciens un peu perdus de vue,
mais qu'on retrouve avec bonheur.

Parfois même ce sont des vedettes, qui font le show à la buvette...


Mention spéciale cette année,
pour les 50 ans de la Chavannée,
et la sortie d'un CD sur lequel j'ai la chance et l'honneur d'avoir une place.
Ma place.


On a fêté ça avec un apéro chanté,
notre bonheur partagé avec un public enthousiaste, en verres et en chansons...

Toutes photos ci-dessous Patricia Bouffard 







Demain commence une nouvelle aventure à vélo, que je vous raconterai plus tard...

mardi 9 juillet 2019

C'est le temps des vacances



et de l'aventure...
J'explore ma rivière chérie, en canoë...



à pieds...


avec des zones de jungles devenues impénétrables.
Il faudra revenir cet hiver..


en fin de journée, quand la chaleur tombe, je gratte la terre du jardin d'Embraud
un jardin en permaculture qui souffre énormément de la sécheresse,
on va devoir faire une entorse à nos principes et arroser les pieds de tomates.
Je couvre au maximum, avec tout ce que je trouve, 
des rejets de peupliers, des herbes sèches, des orties...





Avec la saison des festivals qui s'approche,
la sortie du CD des 50 ans de la Chavannée,
ceux qui ne sont pas enseignants et travaillent encore,
le temps va et vient, mais pas au même rythme pour tous..
Moi je suis au taquet, j'apprends des chansons,


mais bien sûr j'ai mal à la gorge, trois jours avant de chanter,
comme pour la fête de la rivière?
La poisse !
Pourtant tout va bien,
j'ai laissé l'école derrière moi, soulagée d'apprendre que l'an prochain je ne travaillerai ni le mercredi, ni le vendredi.
J'ai lâché prise sur ce que je n'ai pas eu le temps de faire : je rédigerai mes derniers bilans à la rentrée...
On est déjà le 10 juillet, et je ne veux pas en perdre une miette.
A tous je souhaite un bel été, avec de l'ombre, du vent et de l'eau...

mercredi 26 juin 2019

Ah voilà la St Jean !


L'envie encore de partager ce joyeux compte à rebours avec vous.
L'été commence à battre son plein.
Je choisis, bien qu'il y ait école le lendemain, de passer la nuit la plus courte de l'année à la grange de Corgenay, où sévit une autre association qui musique : la Jimbr'tée.
A partir de là les jours vont raccourcir et nous conduire à l'automne.
Pourtant deux mois m'ouvrent les bras...
La nuit de la St Jean, c'est la nuit paradoxale.

Ici elle a commencé par un pique-nique...

Photos la Jimbr'tée

On danse sur le parquet extérieur, les musiciens jouent sans sono, j'aime bien, une autre ambiance...

Photo la Jimbr'tée

Quand ils allument le feu, on danse et on chante des rondes autour...
Photo Patricia Bouffard
Photo la Jimbr'tée

Photo la Jimbr'tée

Les plus hardis sautent par dessus les braises. J'ai très envie de le faire aussi, mais j'ai toujours un peu peur. Il faudrait qu'il tienne ma main, mais il n'est pas là.
Quand même, c'est beau.

Une légère brise s'est levée, l'air est moins pesant.
On danse encore, et même je chante.
Et ça c'est bon.

Photo la Jimbr'tée

A part ça, c'est pas les sujets qui manquent. 
Mais le temps plutôt.
Courage me dit ma petite voix, une semaine et demie...Et la chance de danser et chanter souvent.
ça se refuse pas !


mercredi 12 juin 2019

Quand le blues me prend...

Après quelques grosses chaleurs, 
le froid, qui me transperce, est revenu.
Il m'abat parfois, le manque de sommeil, la mélancolie me transperce comme la pluie.
Quand le vague à l'âme revient, 
que l'absence se fait tristesse,
j'ai besoin de reprendre pied,
avec ou sans vélo...


Profiter d'une accalmie.
Il suffit d'un chemin...
sous un ciel si vaste qu'il  hésite entre gris et bleu...
Les chemins semblent toujours savoir où ils vont.





Après une heure, une chute douce dans la boue,
le ciel menace vraiment, il faut rentrer...



Les dix dernières minutes, les vannes s'ouvrent, la pluie se déchaîne.

Rentrer trempée, gelée, mais heureuse...
Tout mettre à sécher.