mercredi 12 juin 2019

Après quelques grosses chaleurs, 
le froid, qui me transperce, est revenu.
Il m'abat parfois, le manque de sommeil, la mélancolie me transperce comme la pluie.
Quand le vague à l'âme revient, 
que l'absence se fait tristesse,
j'ai besoin de reprendre pied,
avec ou sans vélo...


Profiter d'une accalmie.
Il suffit d'un chemin...
sous un ciel si vaste qu'il  hésite entre gris et bleu...
Les chemins semblent toujours savoir où ils vont.





Après une heure, une chute douce dans la boue,
le ciel menace vraiment, il faut rentrer...



Les dix dernières minutes, les vannes s'ouvrent, la pluie se déchaîne.

Rentrer trempée, gelée, mais heureuse...
Tout mettre à sécher.


jeudi 6 juin 2019

Point d'étape

C'est juste un petit moment que j'ai envie de partager avec vous.

Un des ces instants suspendus que t'envoie l'univers.

Il n'est pas encore 17.00, j'ai débauché un peu plus tôt après une grande journée de bilans, dans une école à 15 minutes de chez moi.
Dans mon sac, que je m'apprête à vider,  il y a un peu de très bons fromages au lait cru, un pain aux graines encore tiède...
Et sur la table les cerises que je me suis arrêtée récolter dans le verger communal.
Quelques fleurs de bord de chemin....
Je porte le pantalon corail et une chemise de lin kaki, un petit craquage réfléchi, hier,
pour remplacer ces fringues très usagées dans lesquelles on sent soi même informe.

Hier c'était le jour de l'entretien pour un job dans une prison l'an prochain.
J'avais un très bon CV.
Mais j'aurai pas le poste, parce que je voulais un mi-temps.
Le soir je suis allée à un mini bal de fin d'atelier.
Bonne chère subtile, reflétant la diversité des convives.
L'occasion de chanter.
La danse, un partenaire troublé, un autre à encourager...

Et là, juste avant 17.00 et le sac de piscine,
un sentiment de plénitude, d'abondance, de paix... presque une forme de liberté.
Savouré...