samedi 11 novembre 2017

Bull'help yourself #8 Le pisteur d'habitudes

J'ai d'abord eu un genre de bronchite, qui a tournicoté, viré en sinusite, et pompé mon énergie.
Je me suis prise une prune à $135 en brûlant un feu rouge à Nouvelle-Orléans. Je l'avais vu, mais j'avais la tête ailleurs, et j'ai rélaisé trop tard pour freiner.
J'ai oublié mon porte-monnaie en allant à Morgan City. 35 minutes pour rien, puis retour, puis back again...
Moins grave, j'ai oublié mes vêtements de rechange en allant au sport. J'ai dû remettre, après la douche, mes affaires trempées de sueur.
Puis finalement, mardi soir, en face de l'église et au coin du funérarium, j'ai eu un accident de vélo. Je me suis engagée pour traverser, et la voiture a démarré. Un type derrière elle klaxonnait pour lui mettre la pression,  La petite lumière orange a clignoté dans ma tête, mais j'y suis allée quand même, et j'ai eu beaucoup de chance de m'en tirer avec juste un gros bleu sur la cuisse.

Le lendemain, après avoir remercié l'univers de m'avoir laissé la vie sauve, je me suis interrogée sur tous ces signaux.
Déjà, je suis fatiguée, je me couche bien trop tard, alors que je sais avoir besoin de mes huit heures quotidiennes de sommeil.
Ensuite j'ai très souvent de mauvaises pensées. Des ruminations négatives, des j'aurais dû dire ça, des franchement sa manière de présenter les choses c'est loin de la réalité, et mêmes des petits scénarios fictions, inutiles, malsains, toxiques quand ils se mettent en boucle. Ã propos, en plus, de choses qui ne me concernent pas ou plus...
Comme je médite bien moins souvent, ça n'aide pas à laisser passer le trouble et j'ai trop souvent la tête où elle ne devrait pas.
Ajoute à ça un peu trop de connections, et un retour temporaires aux sucreries d'Halloween, qui pourrait bien s'étirer tout le long de ces pré-fêtes, et tu auras une assez bonne idée des quelques leviers sur lesquels j'ai décidé d'agir.
Le sucre déjà : inconsciemment sevrée en arrivant ici, j'ai désormais la conviction qu'il est en effet la cause de bien des tourments : tu te sens mal, tu en manges, parce que ça réconforte. Surprise ! Tu te sens encore plus mal... J'en ai plusieurs fois fait l'expérience ces derniers mois, et sans vouloir me priver de toute douceur, je sais que j'ai pas du tout intérêt à mettre la main dedans trop régulièrement.

Pour m'aider, j'ai décidé de faire un petit pisteur d'habitudes (habits tracker).
Dans les bullet journals, ça ressemble en général à ça :



Tu te fixes des objectifs, tu les écris, déjà c'est un bon exercice, et tous les soirs tu colories (ou pas).
Un petit point quotidien qui valorise les efforts (si tu peux en faire, ce qui n'est pas toujours évident), et te permet de réguler tes objectifs d'un mois sur l'autre.

Finalement j'ai décidé de me faie un pisteur saisonnier, et j'ai choisi un coloriage de dinde de Thinksgiving, qui avait plein de petits graphismes.
J'ai colorié son corps, et j'ai choisi quelques plumes qui comportent assez de "cases" pour arriver à la fin du mois.

- Un petit bilan quotidien (pour l'instant pas du tout positif) de mes mauvaises pensées. Gris et rouge, bon l'idée c'est d'arriver au vert...
- Pour ça je compte sur la méditation, et je dois dire que j'ai eu grand plaisir à retrouver une pratique quodienne.
- Journées sans sucre (je compte pas les fruits, ni le carré de chocolat noir le soir, seulement les sucreries de déstressage dont j'aurais pu me passer en respirant un peu...)
- Les petits matins Facebook et internet free : je ne consulte pas mes courriels avant d'arriver à l'école, il n'y a jamais rien de si urgent... en revanche je ne me prive pas des messengers amicaux si j'en ai reçus... mais pas avant 15 bonnes minutes.
- Me coucher avant 22.00, parce que c'est de ça dont j'ai grandement besoin en ce moment.
- Et lire un peu de vrais livres , parce que j'en ai reçu deux pour mon anniversaire, et qu'ils me font bien envie....


Bien que le corps soit l'antidote de l'esprit, tu remarqueras que j'ai rien mis sur  le sport par exemple ; vu que j'y vais deux ou trois fois par semaine, je vois pas la nécessité de pister une habitude que j'ai déjà même si elle me fait le plus grand bien...
Pour Noël je vais essayer de me trouver des boules avec des graphismes.. ou je les ferai moi-même !

lundi 6 novembre 2017

Les étoiles, le ciel et moi

Les étoiles font comme de petits lampions
bien rangés en constellations
dans le ciel de Pierre Part,
où la faible lumière ne pollue pas l'obscurité.
Le soir tombe doucement,
et je m'endors d'un sommeil calme en songeant à ce que la vie a de curieux parfois,
aux clos de canne à sucre, aux grands chênes américains et aux cyprès chauves,
qui ne connaissent de l'automne que de tout petits signes,
dans un air lourd et humide,
qui hésite à baisser sous les 25 degrés...


Et aux collines et aux chênes français de la Creuse,
à l'océan qu'il a fallu traverser
pour me connaître et m'aimer mieux.

Certains week-end je vais danser


et d'autres je reste ici à regarder le temps s'étirer lentement,
à profiter de l'eau qui coule,
tant que je le peux encore.
Qui sait si en France je pourrai encore m'offrir un tel spectacle ?


Je m'occupe un peu de moi,
une petite beauté des pieds,
ou transpirer un peu, et nager,
avant de récupérer les calories perdues dans un café cajun typique et bon marché,
loin des établissements branchouilles et bondés de la ville,
que j'apprécie pourtant tout autant quand l'occasion se présente.



Je me dis qu'il est temps de rayonner autour de là où le vent m'a portée.
De parcourir les champs de cannes, et de  reprendre mes recherches de spots où danser.
Ce serait dommage de repartir sans avoir exploré plus.
Je roule vers un Fish Fry potluck organisé par des danseurs de Bâton Rouge.
L'air est doux, les moustiques pas trop voraces.



Le dimanche soir, je m'aperçois que j'ai rien fait pour l'école et que c'est très bien comme ça.
Il y a comme un avant goût du bonheur qui va revenir,
et qui attend que les petits moments de plaisir lui ouvrent la voie,
la voie lactée bien sûr.

En croyant très fort qu'il y aura quelqu'un avec qui partager,
et vivre bien, pas juste vivre...