vendredi 19 juillet 2019

Challenging summer

Alors voilà.
On s'est fait une boucle.



Le premier jour de Limoise à Nevers.
48 km
Dur dur, en pleine cagne, j'ai souvent mis pied à terre dans les montées.
Heureusement, à Apremont, on a retrouvé l'Allier, et après avoir traversé le pont canal,
on a suivi l'eau jusqu'à Nevers.






Sans aucune idée de mes capacités à pédaler, on n'avait rien réservé pour le soir,
mais on a dormi chez les sœurs de la Charité,
qui veillent sur la châsse de Sainte Bernadette.



Une place spéciale, qui fait aussi oeuvre de réinsertion pour un personnel qui trouve ainsi un refuge et une seconde chance.

Deuxième jour
Nevers - Decize
41 km, mais platitude et canalitude caractérisent cette route.
Joli, tranquille, le corps récupère.




Troisième jour
Decize - Les Etiennes 30 km
Le chemin de halage du canal n'est plus aménagé, et donc pas praticable sans VTT.
Mais une petite route plutôt plate le suit gentiment.
On est très en avance, alors on fait halte dans une auberge, à la Chapelle aux Chasses, installée dans l'ancien presbytère.
La cuisinière fait tout elle-même, le nombre de repas est limité.
Mais finalement elle nous accepte quand même et franchement on regrette pas le petit détour.
La vie c'est ça en fait : pédaler, manger, dormir et recommencer.


A propos de dormir, on se dit qu'une petite sieste serait la bienvenue.
Et on réalise à cette occasion que la plupart des salles des fêtes communales des petits villages
se prolongent à l'arrière avec un petit terrain ombragé dédié, en accès libre.
Sapins, marronniers, on choisit finalement le tilleul, un arbre dit "froid",
qui contrecarre avec beaucoup d'efficacité les effets de la canicule.

Quatrième jour
Les Etiennes - Limoise
49 km
On rigole plus là, c'est long, en mode paysage bourbonnais, c'est-à-dire monter et descendre constamment.
Mais, j'avais déjà expérimenté ça sur le chemin de St Jacques : le corps s'ajuste.
Je ne mets pied à terre qu'une fois, et je pédale plus régulièrement aussi.


Bref, malgré la chaleur étouffante de l'après-déjeuner,
la boucle est bouclée suffisamment tôt pour que la dernière sieste soit accueillie par mon lit !

Franchement ?
Je suis fière de moi.
C'est une performance me concernant et j'aime toujours bien me découvrir des capacités auxquelles moi-même je ne croyais pas.
Demain commence un autre chapitre des vacances : celui de la fête d'été d'Embraud.

lundi 15 juillet 2019

Cinq jours à l'ombre

J'aime beaucoup ce festival sur lequel je suis bénévole chaque année.
Le Son Continu (ex-St Chartier), au château d'Ars dans l'Indre.



J'y travaille au catering, la cantine des bénévoles et des artistes.
Tous les matins, et aussi un jour avant et après.
C'est lourd, je suis cuite, mais on s'amuse bien, on y fait de belles rencontres,
on y recroise des danseurs et des musiciens un peu perdus de vue,
mais qu'on retrouve avec bonheur.

Parfois même ce sont des vedettes, qui font le show à la buvette...


Mention spéciale cette année,
pour les 50 ans de la Chavannée,
et la sortie d'un CD sur lequel j'ai la chance et l'honneur d'avoir une place.
Ma place.


On a fêté ça avec un apéro chanté,
notre bonheur partagé avec un public enthousiaste, en verres et en chansons...

Toutes photos ci-dessous Patricia Bouffard 







Demain commence une nouvelle aventure à vélo, que je vous raconterai plus tard...

mardi 9 juillet 2019

C'est le temps des vacances



et de l'aventure...
J'explore ma rivière chérie, en canoë...



à pieds...


avec des zones de jungles devenues impénétrables.
Il faudra revenir cet hiver..


en fin de journée, quand la chaleur tombe, je gratte la terre du jardin d'Embraud
un jardin en permaculture qui souffre énormément de la sécheresse,
on va devoir faire une entorse à nos principes et arroser les pieds de tomates.
Je couvre au maximum, avec tout ce que je trouve, 
des rejets de peupliers, des herbes sèches, des orties...





Avec la saison des festivals qui s'approche,
la sortie du CD des 50 ans de la Chavannée,
ceux qui ne sont pas enseignants et travaillent encore,
le temps va et vient, mais pas au même rythme pour tous..
Moi je suis au taquet, j'apprends des chansons,


mais bien sûr j'ai mal à la gorge, trois jours avant de chanter,
comme pour la fête de la rivière?
La poisse !
Pourtant tout va bien,
j'ai laissé l'école derrière moi, soulagée d'apprendre que l'an prochain je ne travaillerai ni le mercredi, ni le vendredi.
J'ai lâché prise sur ce que je n'ai pas eu le temps de faire : je rédigerai mes derniers bilans à la rentrée...
On est déjà le 10 juillet, et je ne veux pas en perdre une miette.
A tous je souhaite un bel été, avec de l'ombre, du vent et de l'eau...

mercredi 26 juin 2019

Ah voilà la St Jean !


L'envie encore de partager ce joyeux compte à rebours avec vous.
L'été commence à battre son plein.
Je choisis, bien qu'il y ait école le lendemain, de passer la nuit la plus courte de l'année à la grange de Corgenay, où sévit une autre association qui musique : la Jimbr'tée.
A partir de là les jours vont raccourcir et nous conduire à l'automne.
Pourtant deux mois m'ouvrent les bras...
La nuit de la St Jean, c'est la nuit paradoxale.

Ici elle a commencé par un pique-nique...

Photos la Jimbr'tée

On danse sur le parquet extérieur, les musiciens jouent sans sono, j'aime bien, une autre ambiance...

Photo la Jimbr'tée

Quand ils allument le feu, on danse et on chante des rondes autour...
Photo Patricia Bouffard
Photo la Jimbr'tée

Photo la Jimbr'tée

Les plus hardis sautent par dessus les braises. J'ai très envie de le faire aussi, mais j'ai toujours un peu peur. Il faudrait qu'il tienne ma main, mais il n'est pas là.
Quand même, c'est beau.

Une légère brise s'est levée, l'air est moins pesant.
On danse encore, et même je chante.
Et ça c'est bon.

Photo la Jimbr'tée

A part ça, c'est pas les sujets qui manquent. 
Mais le temps plutôt.
Courage me dit ma petite voix, une semaine et demie...Et la chance de danser et chanter souvent.
ça se refuse pas !


mercredi 12 juin 2019

Quand le blues me prend...

Après quelques grosses chaleurs, 
le froid, qui me transperce, est revenu.
Il m'abat parfois, le manque de sommeil, la mélancolie me transperce comme la pluie.
Quand le vague à l'âme revient, 
que l'absence se fait tristesse,
j'ai besoin de reprendre pied,
avec ou sans vélo...


Profiter d'une accalmie.
Il suffit d'un chemin...
sous un ciel si vaste qu'il  hésite entre gris et bleu...
Les chemins semblent toujours savoir où ils vont.





Après une heure, une chute douce dans la boue,
le ciel menace vraiment, il faut rentrer...



Les dix dernières minutes, les vannes s'ouvrent, la pluie se déchaîne.

Rentrer trempée, gelée, mais heureuse...
Tout mettre à sécher.


jeudi 6 juin 2019

Point d'étape

C'est juste un petit moment que j'ai envie de partager avec vous.

Un des ces instants suspendus que t'envoie l'univers.

Il n'est pas encore 17.00, j'ai débauché un peu plus tôt après une grande journée de bilans, dans une école à 15 minutes de chez moi.
Dans mon sac, que je m'apprête à vider,  il y a un peu de très bons fromages au lait cru, un pain aux graines encore tiède...
Et sur la table les cerises que je me suis arrêtée récolter dans le verger communal.
Quelques fleurs de bord de chemin....
Je porte le pantalon corail et une chemise de lin kaki, un petit craquage réfléchi, hier,
pour remplacer ces fringues très usagées dans lesquelles on sent soi même informe.

Hier c'était le jour de l'entretien pour un job dans une prison l'an prochain.
J'avais un très bon CV.
Mais j'aurai pas le poste, parce que je voulais un mi-temps.
Le soir je suis allée à un mini bal de fin d'atelier.
Bonne chère subtile, reflétant la diversité des convives.
L'occasion de chanter.
La danse, un partenaire troublé, un autre à encourager...

Et là, juste avant 17.00 et le sac de piscine,
un sentiment de plénitude, d'abondance, de paix... presque une forme de liberté.
Savouré...


mercredi 22 mai 2019

Bull'help yourself 14 # la fin des trackers... (avec un peu de grossitude inside)


J'ai, au moins trois fois, fait l'éloge des pisteurs, ou trackers, de mon bullet journal (Bujo pour les intimes et les écumeurs de sites de "journaling").

La dernière fois, c'était il n'y a pas si longtemps, à propos de stratégies anti-sucre...
et pour vérifier que je m'hydratais correctement.



Eh bien entre temps, j'ai changé mon idée.
Et je les ai abandonnés.
La première raison, c'était le temps (et donc l'énergie que ça me prenait).
Pas tellement la création initiale, ça j'aimais plutôt bien.
Mais le fait d'avoir à colorier tous les soirs des cases (voire dans la journée pour l'eau).
C'était pas grand chose en fait.
Même pas quelques minutes.
Subitement, c'est devenu une contrainte de plus, une contrainte que je m'imposais en plus, alors que j'ai déjà du mal avec celles, extérieures, souvent inévitables.



La deuxième raison, c'est la culpabilité insidieuse que ça génère quand tu ne fais pas "bien", ce que tu imposes. A un moment où, plus que jamais, j'ai besoin de ne pas me juger moi-même. C'est assez sournois comme effet secondaire, mais particulièrement criant s'agissant de ce qui a trait à la nourriture.

Ce qui m'amène à la troisième raison : plus de contrôle peut se révéler totalement contre productif.
Si je prends ma lutte (perdue d'avance) contre le sucre : j'introduis une restriction cognitive supplémentaire, et je m'engage doucement vers le chaos.
Plus je lutte, plus j'en ai envie.
Quand je craque, c'est l'horreur.
Si je craque sur le sucre, ok, c'est rouge.
Mais si je dérive mon attention sur autre chose (qui se mange, je précise...), ça va durer encore plus longtemps, j'aurai gloutonné de toute façon, et même pas ce qui me faisait envie.
Après ça je colorie en quoi ?



Bref, je me suis adressée un dernier message (en gros : lâche l'affaire, t'es pas sur la bonne piste),
j'ai arrêté ce coloriage quotidien,
et franchement, je m'en trouve plutôt bien.
En revanche je continue assidûment ma liste de gratitude quotidienne
qui certes exige le même effort répété,
mais que, pour une raison que j'ignore,
je ne ressens pas comme une contrainte...


dimanche 19 mai 2019

En mode pas trop de déchets

Effet de mode probablement, mais aussi vrai et profond désir de faire ma part de colibri, et de vivre simplement, je m'engage progressivement dans un petit défi : produire moins de déchets.
Il me semble que juste recycler, donner, ça ne suffit pas.
Il faut aussi acheter moins et avec réflexion.

Je vous reparlerai de mes produits ménagers, la fabrication de ma lessive, mon produit vaisselle... grâce auxquels je fais en plus de sérieuses économies.


Au quotidien j'ai changé, progressivement, un tas de petites habitudes.
Par exemple, un jour j'ai trouvé un lot de mouchoirs en tissus, pour 5 euros, chez Emmaüs.
J'ai repensé à mon père, qui en préparait toujours un le soir pour le lendemain, soigneusement plié, avec un trait d'eau de Cologne à la lavande dessus.
Et j'ai acheté le paquet.
J'ai trié les plus usés pour mon projet "lingettes WC" (je vous en reparlerai aussi...).
Et j'ai ce petit plaisir quotidien du mouchoir propre qui me fait penser à mon père.






Une autre fois, j'ai contribué à une vente de trucs dans un catalogue pour la coop de l'école, en investissant dans des sacs en tissus pour les courses, le pain... 3 euros les 5.
Et bien sûr je réutilise les bocaux vides comme contenant pour le vrac.
Asteure que je vis seule, sans les boys, et en rase campagne, je m'approvisionne au marché, dans des magasins bio locaux, et un peu à la moyenne surface sur ma route.
De plus en plus de vrac (ils tarent les bocaux à ta demande), et les légumes déposés le vendredi par un maraîcher qui vit à 7 km de chez moi.

Un autre petit réflexe assez simple : celui de la réparation.
Sur ce point je mesure ma chance de vivre près d'une petite ville de province, où il y a tout, mais sans stress... par exemple le cordonnier qui a réparé mes bottes chéries, en les refermant et les renforçant avec une petite pièce de la même couleur. 
Il a aussi recousu la housse vendue avec une guitare récupérée .... encore chez Emmaüs, qui était déguenillée sur toute la longueur.
J'ai payé 20 euros pour le tout, c'est-à-dire pour mes bottes qui ont fini leur deuxième hiver (et en feront un troisième, voire plus si affinité), ainsi qu'une housse qu'il ne me sera pas nécessaire de remplacer.




Une dernière petite chose pour aujourd'hui : 
les tawashis. 
On trouve sur le net tous les tutos possibles pour fabriquer ces "éponges" d'origine japonaises,
avec de vieux collants, chaussettes, T-shirt.
J'aimais bien l'idée, je trouvais ça joli, je me suis lancée sur un "métier" fabriqué par le fils d'une copine.
En une soirée, j'en ai produit assez pour ...pfff... longtemps.
En revanche, à l'usage, je suis un peu dubitative.
Ça nettoie pas mal oui, mais c'est épais et lourd dès que c'est mouillé (ce qui est le plan...).
Cela dépend certainement des matériaux utilisés.
Mais je m'en sers, et pour l'instant je n'ai pas racheté d'éponge (je n'ai pas non plus jeté les miennes, que je passe au lave-linge de toute façon).




Il n'y a pas que l'intérêt collectif derrière cette démarche, même si je suis convaincue que ce sont les gestes de chacun et de chaque jour qui changent vraiment le monde.
Mais c'est aussi que ça me libère du temps déjà :  acheter, entasser, puis ranger, puis acheter encore des meubles pour ranger, entretenir... en passant devant une zone commerciale hier, je me suis dit que ça fait des lustres que je n'ai pas mis les pieds sur un de ces parkings. Moins de corvée de poubelle aussi...
Il y a quelques semaines j'ai dû faire des courses dans un hyper marché. Ça m'a pris des plombes, il y avait trop de choses et pas rangées dans ma logique à moi...

Surtout ça me libère de l'argent : forcément, je dépense moins. Ce qui contribue aussi à la construction de mon projet personnel, à savoir, travailler moins, voire plus du tout...

mercredi 1 mai 2019

Colette, ma sœur


Tu es Colette, mais tu n'as pas été baptisée.
Tu es née sans vie le 14 octobre 1959.
Mais tu existais déjà pour eux.
Maman pensait que ta mort était la punition de son péché.
Mais tu étais l'innocence.
Elle a eu tant de chagrin.
Et j'ai été conçue pour te remplacer.
Repose dans la paix des anges ma sœur.
Il est tant de nous séparer toi et moi.
Et il est tant que vous soyez de nouveau ensemble.



C'est toute une histoire.
Très emmêlée. Elle, Colette, enterrée quelque part.
Et moi Nicole, née pour consoler, née pour remplacer,
qui pressens que je doive retrouver sa tombe, pour lui rendre sa juste place.

Je m'apprête à arpenter les allées du cimetière chrétien d'Oran, en me fiant aux informations de ma tante.
Et puis le soir, dans ma chambre, j'examine le livret de démobilisation de mon père.
Et je vois qu'au 22 octobre 1959, ils vivaient rue de l'Esplanade à Mostaganem.
Pas à Oran.
Alors je regarde de plus près le livret de famille.
Et je vois que l'acte de décès anonyme du 14 octobre porte le sceau de la mairie de Mostaganem.
C'est à une heure d'Oran.
Tramway, taxi collectif. Le paysage défile.
A la mairie de Mosta, je demande où se trouve la rue de l'esplanade.
Personne ne sait vraiment, un monsieur suppose que c'est celle qui arrivait à la mairie.
Et le cimetière chrétien ?
Il va chercher Tayeb.
Tayeb connaît tous les cimetières chrétiens de la wilaya, il travaille avec des associations de rapatriés.
Mais il y en a un seule dans Mostaganem même.

Il me montre le chemin de Beymouth, c'est tout près.
C'est forcément celui-ci, puisque ma mère y allait tous les jours.

"- Tu veux que je t'accompagne ?
- Non, ça va.
- Attends, j'appelle le gardien... Ah, il n'est pas là, mais sa sœur dit qu'elle t'attend."

Je marche jusque là.
J'ouvre le portail.


Hasnia m'accueille avec ses deux autres sœurs.
Elles logent, avec leur frère, dans la maison du gardien.
Et elles entretiennent les lieux gratuitement.
Juste parce qu'elles voient venir ici quelques personnes comme moi, et qu'elles veulent aider, pour le respect et le souvenir.

"Mon frère n'est pas là, il travaille sur des chantiers pour gagner un peu.
Viens, je vais te montrer les carrés des bébés, c'est par là."


On fouille toutes les deux, mais je me dis que c'est peine perdue. Une tombe probablement sans nom.
Et puis un homme surgit, un classeur d'école à la main.
C'est le frère d'Hasnia, elle l'a appelé, il est revenu exprès de son chantier.
Il tourne les feuilles seyès, soigneusement recopiées à la main, je ne sais pas par qui.

1959
Je lis les noms de mes parents, l'allée, la rangée...
Il sait avec certitude que c'est celle-ci.


Un petit rectangle en friche, sans dalle, sans nom.
Elle y venait tous les jours oui, et papa la retrouvait en train de gratter la terre avec ses ongles.
Alors il a dit : "il faut en faire un autre".
Et je suis venue.

A ce moment j'ai su ce qu'il fallait faire.
Lui donner son nom, reconnaître sa brève existence, et l'empreinte laissée dans le cœur de mes parents.
Cesser de l'appeler "un bébé né sans vie un an avant moi", en la reconnaissant comme ma sœur Colette.

J'aurais voulu répandre ici les cendres de notre mère,
mais mon frère ne me les avait pas envoyées.
J'ai trouvé, un peu enterrée, une pierre plate triangulaire.
J'ai écrit ces quelques lignes, ajouté la photo de mes parents,
et posé ce caillou apporté de France, que j'avais investi de mes pensées et de mon amour,
depuis quelques semaines déjà.
J'ai pleuré longtemps.
Tout ce chagrin qui ne m'appartient pas.
Ce deuil porté malgré moi, vécu à travers moi.

Et puis je suis partie chercher cette rue de l'esplanade, qui n'est finalement pas celle de la mairie.
Ce sont les frères maristes de Mostaganem qui m'ont aidée à trouver.
Ils ont un tas d'archives incroyables.
C'est asteure la rue Belahouel Belahouel, en haut des marches, près du marché couvert.



Et j'ai encore eu de la chance, parce qu'il y avait l'ancienne plaque, et mème les numéros.
Je ne me suis pas sentie émue comme quand j'avais retrouvé ma rue à moi.
Juste une forme de légèreté.
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Maintenant PimJ, je connais pourquoi j'arrivais JAMAIS à retenir le nom de ta rue...
C'est certain qu'il fallait que mon voyage commence chez toi...