jeudi 9 avril 2026

Marcher - Pleurer - Ecrire - Chanter - Danser - Sourire - Recommencer -

C'est le plan.
Chaque jour faire au moins une chose que j'aime.
Et il y en a beaucoup.
Même si parfois, je me sens très triste. Comme hier, quand je suis allée récupérer le reste de mes affaires chez lui. Ce qui restait dans la chambre, mes draps, mon attrape-rêves, le tableau de plume et fleur séchée, souvenir de notre rencontre à Oléron, je les ai laissés. Irrémédiablement salis.
Mais j'ai aussi revu, au fond du jardin, le plaqueminier planté pour moi, comme il a bien pris racine. Intangible. Cela m'a fait du bien.


Grâce au tuyau d'une de mes amies, il a trouvé un terrain. Il va faire construire une jolie maison de bois. Je l'ai accompagné pour choisir son lot, puis chez le constructeur, pour le devis et les plans. Je ne l'avais jamais vu prendre une décision ferme si rapidement.

Même si nous nous revoyons, et nous entraidons, je me détache. Doucement.

Vous l'aurez peut-être compris, je m'apprête à entrer de nouveau en chemin, à fermer la porte et à m'éloigner. J'ai grand besoin de cette coupure que j'aurais voulu opérer immédiatement. Mais j'ai envie d'aller voir ma famille, il y avait une enquête publique à boucler, l'enregistrement du CD de Noëls à la Chavannée, et, ce dimanche 12 avril, ma participation à la finale du Kan ar Bobl (le chant du peuple), un grand concours de chant breton, pour lequel j'ai été sélectionnée deux fois, en pays gallo, et en pays bretonnant.

Malgré le chagrin, je me sens fière, motivée, portée. Peut-être que, finalement, ce ne sont pas des années perdues, mais des pas de plus vers moi-même, vers la femme que je suis vraiment, et que j'ai un peu de mal encore à qualifier. Je réfléchis à cette question. Beaucoup.

En attendant, je prépare mes étapes, mon matériel, je casse mes nouvelles chaussures, plus légères, je pèse mes culottes. Lundi, en rentrant d'Embraud, je suis allée marcher. Douze kilomètres sans douleur, que je n'ai pas vus passer. Depuis janvier, j'ai perdu deux fois le poids de mon sac. J'ai compris que, même avec les années en plus, je pourrai le refaire.





Le parfum, la vue, des champs ondulant de colza, me font penser à une série coréenne que j'ai adorée :  " La vie portera ses fruits"


Six kilomètres ? Déjà ? Exploration de ma première étape. D'ici il me restera cinq heures de marche.
Allez, demi-tour.
Une heure et demi plus tard je suis chez moi, légère et optimiste.





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