9h15 Portable - Inspection : "Votre collègue s'inquiète de ne pas vous voir arriver ...."
Arriver où ?
Au stage RAN of course...
Stage comme Remise A Niveau des élèves de CM1-CM2.
Jusque là j'avais refusé, par militantisme, de participer à ce cache-misère du manque de moyens.
Mais besoin d'argent + besoin d'élèves, après l'année d'enfer que j'avais vécue, début juillet je me suis portée volontaire.
La semaine dernière, ne voyant rien venir, j'adresse un message à l'inspection qui me répond :"Nous avons bien retenu votre candidature, mais il n'y a pas de convocation".
Qu'aurais-tu compris toi, petit scarabée Ed. Nat. ? Moi, la vieille péda-one, j'ai cru que je n'étais pas appelée...
Donc,
ce matin,
après avoir gommé dans mon agenda les infos relatives au stage RAN,
j'étais tranquillement en train de ranger -enfin - mon bureau (oui, il m'a fallu tout ce temps pour décider de TOUT jeter/donner et de ne garder qu'une caisse par cycle), tout en préparant le déménagement de mon fils et accessoirement ma rentrée.
Je m'entends répondre :"Je suis là dans une demi-heure".
Heureusement, j'en étais à la caisse cycle 3 : je prépare mon sac, je conjecture sur ce que je vais leur faire faire (hyper pro...).
Je saute dans la douche, puis dans ma culotte (je ne vous le conseille pas, c'est sportif, surtout mouillée).
No make-up, juste un soupçon de Shalimar, j'arrive à l'école.
Une collègue, quatre gamins...
les autres ne sont pas venus, on n'a pas leur numéro de téléphone (= en cas d'incident, pas de numéro d'urgence...).
Une heure (perdue) un coup de fil à l'inspection, et une récré ensoleillée (avec maîtresse sympa que je suis ravie d'avoir croisée) plus tard, je suis de retour chez moi.
Madame Nicole est revenue s'ancrer au bord de la dernière rivière sauvage d'Europe. Retour en Allier libre, au pays des hérons, des sternes, et des cigognes.
lundi 29 août 2011
dimanche 28 août 2011
Gone with the wind
Ado
je vouais une passion inconditionnelle à Scarlett O'Hara.
J'aimais son goût pour la liberté
son peu de souci du qu'en dira-t-on
dans une société guindée comme un corset lacé,
son goût immodéré pour la vie sur fond de guerre morbide et vaine.
Elle n'avait pas froid aux yeux,
et se servait des hommes qui commettait l'erreur de se laisser distraire par un seul battement de cils assombrissant ses yeux verts.
J'aurais voulu, moi aussi, avoir ce pouvoir.
J'aimais bien aussi la gnaque de sa rivale Mélanie, pour laquelle je nourris toujours une tendresse toute particulière, en repensant à cette scène d'anthologie où elle tue un pillard nordiste, alors qu'elle est à moitié morte en couches. Après elles se mettent à deux pour planquer le cadavre et nettoyer le sang avec le châle en cachemire. J'adore.
Mais au final
l'indomptable Scarlett a toute sa vie
couru après un mec falot qui ne lui a jamais appartenu.
Avec un art consommé de la procrastination qui lui faisait remettre au lendemain toutes pensées gênantes.
Elle était tellement persuadée qu'il l'aimait,
qu'elle a auto alimenté sa passion avec des fantasmes,
en passant à côté de l'essentiel :
l'amour viril et rassurant de ce quand même autrement bien gaulé de Rhett Butler.
Moi je dis que c'est ballot
de se contenter des miettes
quand on peut avoir le gâteau tout entier.
je vouais une passion inconditionnelle à Scarlett O'Hara.
J'aimais son goût pour la liberté
son peu de souci du qu'en dira-t-on
dans une société guindée comme un corset lacé,
son goût immodéré pour la vie sur fond de guerre morbide et vaine.
Elle n'avait pas froid aux yeux,
et se servait des hommes qui commettait l'erreur de se laisser distraire par un seul battement de cils assombrissant ses yeux verts.
J'aurais voulu, moi aussi, avoir ce pouvoir.
J'aimais bien aussi la gnaque de sa rivale Mélanie, pour laquelle je nourris toujours une tendresse toute particulière, en repensant à cette scène d'anthologie où elle tue un pillard nordiste, alors qu'elle est à moitié morte en couches. Après elles se mettent à deux pour planquer le cadavre et nettoyer le sang avec le châle en cachemire. J'adore.
Mais au final
l'indomptable Scarlett a toute sa vie
couru après un mec falot qui ne lui a jamais appartenu.
Avec un art consommé de la procrastination qui lui faisait remettre au lendemain toutes pensées gênantes.
Elle était tellement persuadée qu'il l'aimait,
qu'elle a auto alimenté sa passion avec des fantasmes,
en passant à côté de l'essentiel :
l'amour viril et rassurant de ce quand même autrement bien gaulé de Rhett Butler.
Moi je dis que c'est ballot
de se contenter des miettes
quand on peut avoir le gâteau tout entier.
Move on
Elle avait écrit :
" Je vous attends à 8h00 à l'ancien appartement".
Il avait plu toute la nuit, c'était pas gagné.
On s'est pointé à 60 paires de bras,
turn over des folies des voitures, bourrées de cartons
à midi, le transfert était bouclé.
Il faisait beau.
Immense tablée
dans la maison neuve.
Rires
Après on a rangé les verres,
remballé les verres, déplacé le vaisselier, re-rangé les verres,
fait des essais de canapé...
A un moment, je me suis dit "Too many chiefs and not enough indians",
mais en fait non,
ça a bien roulé.
Dream teams de choc : les gars dans le garage en train d'aménager le coin jardinage bricolage, le chef déco dans le séjour, les soubrettes au ménage, les coursiers de la déchetterie, femmes de chambre pour ne pas dormir dans les cartons...
Le soir,
re-tablée.
--------------------
Elle est belle la nouvelle maison,
elle a bien fait de faire ça.
Quand son mari est mort, il y a deux ans
la vie a basculé
pour ses filles, et pour elle.
Mais elle a lancé ce projet,
elles y ont passé toutes leurs vacances,
et ce matin, elles se sont réveillées dans ce nouveau relais vers l'avenir.
Et moi
hier
j'ai été très émue
et fière d'être là, dans ce groupe de soutien.
-----------------
Et aussi
aux prochaines vacances
je vide mon sous-sol.
Édit : Ste Rita, si tu peux faire un truc pour la vente de sa maison, mais sans que personne ne meure, ça peut être cool.
" Je vous attends à 8h00 à l'ancien appartement".
Il avait plu toute la nuit, c'était pas gagné.
On s'est pointé à 60 paires de bras,
turn over des folies des voitures, bourrées de cartons
à midi, le transfert était bouclé.
Il faisait beau.
Immense tablée
dans la maison neuve.
Rires
Après on a rangé les verres,
remballé les verres, déplacé le vaisselier, re-rangé les verres,
fait des essais de canapé...
A un moment, je me suis dit "Too many chiefs and not enough indians",
mais en fait non,
ça a bien roulé.
Dream teams de choc : les gars dans le garage en train d'aménager le coin jardinage bricolage, le chef déco dans le séjour, les soubrettes au ménage, les coursiers de la déchetterie, femmes de chambre pour ne pas dormir dans les cartons...
Le soir,
re-tablée.
--------------------
Elle est belle la nouvelle maison,
elle a bien fait de faire ça.
Quand son mari est mort, il y a deux ans
la vie a basculé
pour ses filles, et pour elle.
Mais elle a lancé ce projet,
elles y ont passé toutes leurs vacances,
et ce matin, elles se sont réveillées dans ce nouveau relais vers l'avenir.
Et moi
hier
j'ai été très émue
et fière d'être là, dans ce groupe de soutien.
-----------------
Et aussi
aux prochaines vacances
je vide mon sous-sol.
Édit : Ste Rita, si tu peux faire un truc pour la vente de sa maison, mais sans que personne ne meure, ça peut être cool.
mercredi 24 août 2011
Alter ego
Je faisais la queue, devant un magasin je crois.
Dans la rue, à quelques pas de là, il y avait un tout petit garçon brun, avec deux hommes. Un très brun comme lui, qui lui ressemblait,
et un autre, moins visible. Enfin moi, d'où j'étais, je ne voyais que le bas de son corps.
Tout d'un coup, l'homme s'est mis à crier, et à frapper violemment, le petit garçon.
A coups de poings.
L'autre essayait de l'en empêcher, mais sans réussir à se faire écouter.
C'était très violent.
Je me suis approchée, le cœur battant, j'ai pris l'enfant par la main, puis dans mes bras, je me suis éloignée un peu à l'écart.
L'homme m'a laissée faire.
Le corps du petit était chaud et palpitant contre ma poitrine, comme un oiseau effrayé.
Il a dit :"Maman est partie, et papa est très en colère, et moi, je ressemble beaucoup à maman".
J'ai répondu : "ça va s'arranger, ne t'inquiète pas."
Quand je me suis réveillée, le rêve était encore très net. Dans cet état de demi-veille, où l'on tient encore un bout du voile de l'inconscient levé au fil de nos paupières à peine closes, des larmes se sont insinuées.
J'ai reconnu ce petit garçon comme mon fils.
Qui me ressemble de manière hallucinante, sauf pour la production de testostérone.
Je crois que l'homme violent, c'est lui aussi.
Pourquoi s'en prend-il à sa part qui me ressemble ?
Quand l'ai-je quitté ? Je ne sais pas. N'est-ce pas dans l'ordre des choses de se séparer de ses enfants ?
Pourquoi est-ce si terrorisant pour nous deux ?
A moins que ce ne soit notre ressemblance qui l'effraie ?
Je ne sais pas.
Le témoin invisible, qui fait ce qu'il peut, je crois que c'est son père.
Un jour
sur le livret de famille
j'ai vu par hasard
que mes parents avaient eu une petite fille, morte à la naissance en octobre 59.
Colette.
Moi, je suis née le 23 octobre 1960, le jour de l'anniversaire de ma mère.
Nicole.
Nier Colette.
Quand j'ai été enceinte, la première fois, tout laissait présager la naissance d'une fille le 23 octobre*. C'était même écrit sur la carte de sécu...
Heureusement, on a l'esprit de contradiction dans la famille.
J'ai eu un fils, le 22.
Nicolas.
Nie l'une, nie l'autre ?
* A 33 ans... Je suis à deux doigts de penser que ce rêve a été envoyé par Ste Rita ! Ah ah !
En même temps, 33 ans, c'est l'âge du Christ à sa crucifixion...
Dans la rue, à quelques pas de là, il y avait un tout petit garçon brun, avec deux hommes. Un très brun comme lui, qui lui ressemblait,
et un autre, moins visible. Enfin moi, d'où j'étais, je ne voyais que le bas de son corps.
Tout d'un coup, l'homme s'est mis à crier, et à frapper violemment, le petit garçon.
A coups de poings.
L'autre essayait de l'en empêcher, mais sans réussir à se faire écouter.
C'était très violent.
Je me suis approchée, le cœur battant, j'ai pris l'enfant par la main, puis dans mes bras, je me suis éloignée un peu à l'écart.
L'homme m'a laissée faire.
Le corps du petit était chaud et palpitant contre ma poitrine, comme un oiseau effrayé.
Il a dit :"Maman est partie, et papa est très en colère, et moi, je ressemble beaucoup à maman".
J'ai répondu : "ça va s'arranger, ne t'inquiète pas."
Quand je me suis réveillée, le rêve était encore très net. Dans cet état de demi-veille, où l'on tient encore un bout du voile de l'inconscient levé au fil de nos paupières à peine closes, des larmes se sont insinuées.
J'ai reconnu ce petit garçon comme mon fils.
Qui me ressemble de manière hallucinante, sauf pour la production de testostérone.
Je crois que l'homme violent, c'est lui aussi.
Pourquoi s'en prend-il à sa part qui me ressemble ?
Quand l'ai-je quitté ? Je ne sais pas. N'est-ce pas dans l'ordre des choses de se séparer de ses enfants ?
Pourquoi est-ce si terrorisant pour nous deux ?
A moins que ce ne soit notre ressemblance qui l'effraie ?
Je ne sais pas.
Le témoin invisible, qui fait ce qu'il peut, je crois que c'est son père.
Un jour
sur le livret de famille
j'ai vu par hasard
que mes parents avaient eu une petite fille, morte à la naissance en octobre 59.
Colette.
Moi, je suis née le 23 octobre 1960, le jour de l'anniversaire de ma mère.
Nicole.
Nier Colette.
Quand j'ai été enceinte, la première fois, tout laissait présager la naissance d'une fille le 23 octobre*. C'était même écrit sur la carte de sécu...
Heureusement, on a l'esprit de contradiction dans la famille.
J'ai eu un fils, le 22.
Nicolas.
Nie l'une, nie l'autre ?
* A 33 ans... Je suis à deux doigts de penser que ce rêve a été envoyé par Ste Rita ! Ah ah !
En même temps, 33 ans, c'est l'âge du Christ à sa crucifixion...
mardi 23 août 2011
33 33 Code Ste Rita : put the blame on her !
Pendant notre séjour alsacien, Cédille nous a initiés au pouvoir de persuasion de Ste Rita, une chic fille dont la statue trône à l'entrée de la cathédrale de Strasbourg, et qu'on invoque quand il s'agit de s'extirper d'une situation désespérée : excursion Batorama compromise par une malencontreuse noyade, ex-conjoint adepte de la loi de l'emmerdement maximal, recherche d'un studio en centre ville à moins de 250 euros mensuels, chéquier perdu, etc.
Cédille elle dit : "Envoie Ste Rita au 33 33, et laisse faire."
Et en effet, on a vu.
Bon.
Je me suis inclinée, et même, limite que j'ai été convertie avec des cookies diaboliques (private joke : je le sais parce que je voyais des Z partout...)
Très probablement encore sous l'effet de la double dopamine à libération prolongée cannelle-chocolat, considérant qu'il me faut me rendre à l'évidence quant aux relations avec mon fils aîné, cause désespérée et exaspérante, je m'apprêtai donc à invoquer cette contemporaine de Jeanne d'Arc, qui se débrouilla cependant pour ne pas être consumée par le feu sacré, ce qui est encourageant. C'est là que la petite lumière orange se mit à clignoter...
Mais pourquoi donc est-elle l'avocate des causes désespérées ?
Ben oui,
c'est vrai ça,
pourquoi ?
Eh bien, après investigations,
il se révèle que la Rita, c'était pas une winner...
On peut même dire qu'elle a cultivé l'art de la loose au point que ça confine au sublime.
Pas étonnant qu'elle ait été canonisée,
c'était la moindre des choses
je dirais même le minimum syndical.
Déjà, son mari (épousé contre son gré) alcoolique et violent, la battait de temps en temps. Puis, peu à peu gagné par ses cookies, sa niaiserie sa douceur, il se calma au point de décider de ne plus porter d'arme sur lui, dans une époque assez hostile quand même.
Fatal error : il mourut assassiné par des bandits, mais comme ces derniers mots avaient été de remerciement, et de pardon, on peut considérer qu'il fut sauvé.
Soit.
Cependant, ils avaient deux fils, belliqueux comme papa, et animés par un esprit de revanche (ça se passe en Italie faut dire...). Rita s'en émut, et pria pour qu'ils ne se vengent pas.
Elle fut exaucée : ils moururent avant d'avoir pu se livrer à des représailles.
Sauvés aussi, donc.
Cool non ?
Pour finir, elle a réussi à entrer au couvent,
et elle s'est chopée une gangrène bien pestilentielle après avoir reçu dans le front une épine de la couronne du crucifix auprès duquel elle priait. Et quand un parfum de rose s'est répandu dans le couvent, ben c'est qu'elle était morte.
Moi je dis
quand ça veut pas...
Perso,
je ne veux pas que mon fils meure pour que je sois plus tranquille.
Je préfère qu'il s'éloigne un peu, et que ça lui laisse le temps de grandir.
Ste Rita,
n'y pense même pas !...
RITA HAYWORTH - PUT THE BLAME ON ME ("GILDA") par pierrot77
Édit : en revanche je peux t'indiquer plein de gens qui ont besoin d'être sauvés. Si tu pouvais commencer par celle que ses sujets appellent Poupougne, elle a vachement besoin de compassion et tout ça.
Cédille elle dit : "Envoie Ste Rita au 33 33, et laisse faire."
Et en effet, on a vu.
Bon.
Je me suis inclinée, et même, limite que j'ai été convertie avec des cookies diaboliques (private joke : je le sais parce que je voyais des Z partout...)
Très probablement encore sous l'effet de la double dopamine à libération prolongée cannelle-chocolat, considérant qu'il me faut me rendre à l'évidence quant aux relations avec mon fils aîné, cause désespérée et exaspérante, je m'apprêtai donc à invoquer cette contemporaine de Jeanne d'Arc, qui se débrouilla cependant pour ne pas être consumée par le feu sacré, ce qui est encourageant. C'est là que la petite lumière orange se mit à clignoter...
Mais pourquoi donc est-elle l'avocate des causes désespérées ?
Ben oui,
c'est vrai ça,
pourquoi ?
Eh bien, après investigations,
il se révèle que la Rita, c'était pas une winner...
On peut même dire qu'elle a cultivé l'art de la loose au point que ça confine au sublime.
Pas étonnant qu'elle ait été canonisée,
c'était la moindre des choses
je dirais même le minimum syndical.
Déjà, son mari (épousé contre son gré) alcoolique et violent, la battait de temps en temps. Puis, peu à peu gagné par
Fatal error : il mourut assassiné par des bandits, mais comme ces derniers mots avaient été de remerciement, et de pardon, on peut considérer qu'il fut sauvé.
Soit.
Cependant, ils avaient deux fils, belliqueux comme papa, et animés par un esprit de revanche (ça se passe en Italie faut dire...). Rita s'en émut, et pria pour qu'ils ne se vengent pas.
Elle fut exaucée : ils moururent avant d'avoir pu se livrer à des représailles.
Sauvés aussi, donc.
Cool non ?
Pour finir, elle a réussi à entrer au couvent,
et elle s'est chopée une gangrène bien pestilentielle après avoir reçu dans le front une épine de la couronne du crucifix auprès duquel elle priait. Et quand un parfum de rose s'est répandu dans le couvent, ben c'est qu'elle était morte.
Moi je dis
quand ça veut pas...
Perso,
je ne veux pas que mon fils meure pour que je sois plus tranquille.
Je préfère qu'il s'éloigne un peu, et que ça lui laisse le temps de grandir.
Ste Rita,
n'y pense même pas !...
RITA HAYWORTH - PUT THE BLAME ON ME ("GILDA") par pierrot77
Édit : en revanche je peux t'indiquer plein de gens qui ont besoin d'être sauvés. Si tu pouvais commencer par celle que ses sujets appellent Poupougne, elle a vachement besoin de compassion et tout ça.
Libellés :
Put the blame on mame,
Rita Hayworth,
Ste Rita
Echelle de confiance
Pour les collègues qui me demandent souvent comment fonctionne mon "échelle de confiance",
je poste ici un extrait de mon mémoire de Capa-sh.
Personnellement, je l'ai conçue et utilisée dans tous les niveaux, avec des adaptations : icônes pour les petits (notamment les zéros du bas et du dix sont des smileys, les droits sont matérialisés par des dessins, etc.), droits en fonction des demandes de la classe, des problèmes que l'on y rencontre, de l'âge des enfants, de la configuration des locaux, etc.
Je ne reproduis pas ici l'annexe avec le barème, qui était vraiment particulier à la classe relais, public d'adolescent en grande difficulté comportementale : c'est aussi un outil à géométrie variable.
Qu'est-ce que ça apporte ?
- Un gros gain de temps, et beaucoup moins d'énervement, de "donne-moi ton cahier", et de punitions à vérifier. Pas non plus de réaction arbitraire de l'adulte en fonction de son propre état émotionnel.
On évite les discussions inutiles. D'abord, dans la mesure où nous risquons la prison en cas de défaut de surveillance, les enfants comprennent très bien qu'il faille rester entre 8 et 10 pour songer à échapper, même très momentanément, à notre vigilance. Ensuite, dans un de ces innombrables conflits de cours, à la genèse duquel on n'a pas assisté, mais qu'ils nous demandent d'arbitrer en l'absence de témoins, on peut dire : "Tu es à combien sur l'échelle ?" A 2 ? Et lui ? A 8 ? Ah ben je suis désolée si je suis injuste, mais j'aurais tendance à avoir davantage confiance en ce qu'il dit..."
- Les règles sont claires, stables, et connues de tous (y compris des remplaçants...)
L'outil est collectif : ce sont les enfants qui baissent et montent leur étiquette. Il n'y a pas de première ou deuxième chance, de croix, tout le monde est traité de la même manière. C'est horrible, mais on sanctionne toujours moins les "bons" élèves, que ceux en difficulté, les filles que les garçons, etc. En ce qui me concerne, l'échelle m'aide à essayer d'être juste et impartiale.
- La discipline n'est pas soumise aux aléas de notre état de fatigue : on ne laisse rien passer, mais on n'y consacre pas toute notre énergie, on ne s'interrompt pas sans arrêt, etc. Ce qui n'empêche pas les punitions (quand on descend à 2, 0, à voir...)
- C'est un outil de mesure du comportement dont on peut se prévaloir dans les appréciations et les discussions avec les parents à propos de leur petite chouchou d'amour qui est un peu vive mais tellement mignonne (comprendre : une chieuse fourbe et sournoise, le clone de Nelly Olson).
- On travaille l'autonomie et la responsabilité, les deux fondements de la citoyenneté.
A quoi faut-il veiller ?
- On perd des points par son comportement, on en gagne par ses efforts. C'est la base.
Donc, on ne perd rien à cause d'un exercice raté, et on peut remonter même si on n'a pas tout juste : ça, c'est éminemment adaptable et personnalisable en fonction des défis à relever par les enfants. Une demi-journée assis pour l'un, les exercices terminés pour l'autre, rendre un écrit soigné, être silencieux dans le car de la piscine pour que tout le monde regagne un point (le bonheur...).
La question de celui qui bâcle pour avoir le droit d'aller jouer est très vite résolue : bâcler c'est un comportement, pas un résultat. C'est donc passible d'une perte de points (tu m'as grugée, j'ai moins confiance en toi). Moins de points = plus le droit de se lever pour aller jouer. CQFD.
- Se fonder sur le droit : nul n'est sensé ignorer la loi (l'enseignant comme les autres), pas de "crime" sans loi (ce qui n'est pas interdit est permis), toute personne qui a causé un dommage doit le réparer (réparer une bêtise peut donc rapporter des points, ou éviter d'en perdre...), quand on n'est pas capable d'exercer ses droits, on est placé sous tutelle/contrôle, etc. Tout ça, ce sont des contraintes que les enfants, qui ne sont pas encore des citoyens à part entière mais en en construction, doivent apprendre à intégrer. Rappelons d'une part que les deux piliers de notre droit français sont le droit de propriété et celui de la responsabilité et d'autre part que la loi ne se négocie pas. Elle s'applique. Mais à tout le monde de la même manière !
- Bien expliquer le point de départ : pourquoi certains comportements sont-ils interdits ? Parce qu'ils sont dangereux -pour soi ou pour les autres - ou parce qu'ils dérangent la collectivité. Or la classe est un lieu pour apprendre, où les conditions de travail de chacun doivent être correctes. A partir de là, on n'interdit pas tout et n'importe quoi, mais on ne tolère ni le danger, ni l'irrespect. Faire du bruit, c'est un manque de respect pour les autres.
- Communiquer avec les parents : expliquer le système en réunion de rentrée, pour qu'ils soient au courant. Ils adhèrent bien, et savent de quoi on parle quand on les convoque parce que le gamin est à zéro...
- Sur le plan matériel : placer l'outil dans un endroit accessible aux petites mains, et visible de tous pour éviter les tricheries, matérialiser simplement et rapidement les gains de points dans les cahiers : gommettes, tampons, etc : ils regarderont leurs corrections et iront eux-mêmes remonter leur étiquette.
- Attribuer suffisamment de droits (là c'est facile, les enfants ont plein d'idées) et ne pas démultiplier les interdits. Le truc c'est que tout le monde est à 10 le jour de la rentrée, puisque l'on n'a aucune raison de ne pas faire confiance à des gens qu'on ne connaît pas vraiment. Le système se met donc en place progressivement pendant les premières semaines, le temps de construire le barème de perte/gain de points, et les droits rattachés à la position sur l'échelle.
---------------------------
Édit : perso, j'achète mes tampons et autocollants là, mais il y a d'autres éditeurs. Les anglos-saxons sont en effet les champions du be confident (sois confiant), try harder (essaie encore plus à fond) & you can do it. Pour les outils en français (ou en allemand) regarder dans "modern langages". Le "bon travail" ou "bon effort", comme le "well done" (bien joué), sont vraiment dans l'esprit du système.
Il y a souvent des cadeaux pour les commandes, je choisis les cartes qui permettent de collectionner des points quand un enfant a un défi particulier à relever, ou pour la participation aux rituels comme les calcul mental. Une carte remplie = un diplôme de champion, mais ça, c'est une autre histoire....
je poste ici un extrait de mon mémoire de Capa-sh.
Attention, ce n'est pas à plaquer tel quel en tout lieu.
Personnellement, je l'ai conçue et utilisée dans tous les niveaux, avec des adaptations : icônes pour les petits (notamment les zéros du bas et du dix sont des smileys, les droits sont matérialisés par des dessins, etc.), droits en fonction des demandes de la classe, des problèmes que l'on y rencontre, de l'âge des enfants, de la configuration des locaux, etc.
Je ne reproduis pas ici l'annexe avec le barème, qui était vraiment particulier à la classe relais, public d'adolescent en grande difficulté comportementale : c'est aussi un outil à géométrie variable.
Qu'est-ce que ça apporte ?
- Un gros gain de temps, et beaucoup moins d'énervement, de "donne-moi ton cahier", et de punitions à vérifier. Pas non plus de réaction arbitraire de l'adulte en fonction de son propre état émotionnel.
On évite les discussions inutiles. D'abord, dans la mesure où nous risquons la prison en cas de défaut de surveillance, les enfants comprennent très bien qu'il faille rester entre 8 et 10 pour songer à échapper, même très momentanément, à notre vigilance. Ensuite, dans un de ces innombrables conflits de cours, à la genèse duquel on n'a pas assisté, mais qu'ils nous demandent d'arbitrer en l'absence de témoins, on peut dire : "Tu es à combien sur l'échelle ?" A 2 ? Et lui ? A 8 ? Ah ben je suis désolée si je suis injuste, mais j'aurais tendance à avoir davantage confiance en ce qu'il dit..."
- Les règles sont claires, stables, et connues de tous (y compris des remplaçants...)
L'outil est collectif : ce sont les enfants qui baissent et montent leur étiquette. Il n'y a pas de première ou deuxième chance, de croix, tout le monde est traité de la même manière. C'est horrible, mais on sanctionne toujours moins les "bons" élèves, que ceux en difficulté, les filles que les garçons, etc. En ce qui me concerne, l'échelle m'aide à essayer d'être juste et impartiale.
- La discipline n'est pas soumise aux aléas de notre état de fatigue : on ne laisse rien passer, mais on n'y consacre pas toute notre énergie, on ne s'interrompt pas sans arrêt, etc. Ce qui n'empêche pas les punitions (quand on descend à 2, 0, à voir...)
- C'est un outil de mesure du comportement dont on peut se prévaloir dans les appréciations et les discussions avec les parents à propos de leur petite chouchou d'amour qui est un peu vive mais tellement mignonne (comprendre : une chieuse fourbe et sournoise, le clone de Nelly Olson).
- On travaille l'autonomie et la responsabilité, les deux fondements de la citoyenneté.
A quoi faut-il veiller ?
- On perd des points par son comportement, on en gagne par ses efforts. C'est la base.
Donc, on ne perd rien à cause d'un exercice raté, et on peut remonter même si on n'a pas tout juste : ça, c'est éminemment adaptable et personnalisable en fonction des défis à relever par les enfants. Une demi-journée assis pour l'un, les exercices terminés pour l'autre, rendre un écrit soigné, être silencieux dans le car de la piscine pour que tout le monde regagne un point (le bonheur...).
La question de celui qui bâcle pour avoir le droit d'aller jouer est très vite résolue : bâcler c'est un comportement, pas un résultat. C'est donc passible d'une perte de points (tu m'as grugée, j'ai moins confiance en toi). Moins de points = plus le droit de se lever pour aller jouer. CQFD.
- Se fonder sur le droit : nul n'est sensé ignorer la loi (l'enseignant comme les autres), pas de "crime" sans loi (ce qui n'est pas interdit est permis), toute personne qui a causé un dommage doit le réparer (réparer une bêtise peut donc rapporter des points, ou éviter d'en perdre...), quand on n'est pas capable d'exercer ses droits, on est placé sous tutelle/contrôle, etc. Tout ça, ce sont des contraintes que les enfants, qui ne sont pas encore des citoyens à part entière mais en en construction, doivent apprendre à intégrer. Rappelons d'une part que les deux piliers de notre droit français sont le droit de propriété et celui de la responsabilité et d'autre part que la loi ne se négocie pas. Elle s'applique. Mais à tout le monde de la même manière !
- Bien expliquer le point de départ : pourquoi certains comportements sont-ils interdits ? Parce qu'ils sont dangereux -pour soi ou pour les autres - ou parce qu'ils dérangent la collectivité. Or la classe est un lieu pour apprendre, où les conditions de travail de chacun doivent être correctes. A partir de là, on n'interdit pas tout et n'importe quoi, mais on ne tolère ni le danger, ni l'irrespect. Faire du bruit, c'est un manque de respect pour les autres.
- Communiquer avec les parents : expliquer le système en réunion de rentrée, pour qu'ils soient au courant. Ils adhèrent bien, et savent de quoi on parle quand on les convoque parce que le gamin est à zéro...
- Sur le plan matériel : placer l'outil dans un endroit accessible aux petites mains, et visible de tous pour éviter les tricheries, matérialiser simplement et rapidement les gains de points dans les cahiers : gommettes, tampons, etc : ils regarderont leurs corrections et iront eux-mêmes remonter leur étiquette.
- Attribuer suffisamment de droits (là c'est facile, les enfants ont plein d'idées) et ne pas démultiplier les interdits. Le truc c'est que tout le monde est à 10 le jour de la rentrée, puisque l'on n'a aucune raison de ne pas faire confiance à des gens qu'on ne connaît pas vraiment. Le système se met donc en place progressivement pendant les premières semaines, le temps de construire le barème de perte/gain de points, et les droits rattachés à la position sur l'échelle.
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Édit : perso, j'achète mes tampons et autocollants là, mais il y a d'autres éditeurs. Les anglos-saxons sont en effet les champions du be confident (sois confiant), try harder (essaie encore plus à fond) & you can do it. Pour les outils en français (ou en allemand) regarder dans "modern langages". Le "bon travail" ou "bon effort", comme le "well done" (bien joué), sont vraiment dans l'esprit du système.
Il y a souvent des cadeaux pour les commandes, je choisis les cartes qui permettent de collectionner des points quand un enfant a un défi particulier à relever, ou pour la participation aux rituels comme les calcul mental. Une carte remplie = un diplôme de champion, mais ça, c'est une autre histoire....
Libellés :
autorité,
discipline en classe,
échelle de confiance
lundi 22 août 2011
Trois heures pour trouver un logement
9h10 gare de Guéret
10h13 gare de Limoges-Bénédictins
10h30 premier "studio" : une cellule monacale, et pas bon marché, on se demande où poser l'ordi une fois qu'on aura mis la chaise...
J'avoue, vu l'état d'esprit de mon fils, j'aurais eu envie de lui louer un truc bien glauque, pour lui apprendre. Et là, glauque, le mot est faible...
11h00 deuxième visite : là c'est propre et clair, un poil plus grand, mais déjà plus engageant, on hésite, la rentrée c'est le 5 septembre, on n'a commencé nos recherches que ce week-end.
11h30 troisième visite, coup de cœur, clair, un peu plus grand, bien agencé, propre, plein centre,250 euros charges comprises(sauf l'électricité of course, mais c'est le cas partout) à côté de tout et des transports, le type s'en va à contrecœur pour ses études, on discute, il est d'Oran comme moi. C'est le responsable de la mosquée de Limoges qui s'était porté caution pour lui il y a deux ans, quand il a débarqué du bled avec ses deux sacs énormes. Je trouve ça joli. Mektoub, on le prend.
12h00 le studio est réservé, pour le 1er septembre.
OSS 187, Limoges ne répond plus (parodie Julien... par StanHislas
Édit 1 : Limoges, c'est pas Paris...
Édit 2 : il y a 120 euros de frais d'agence, parce que le locataire cherche lui-même pour ne pas payer son préavis. Et ça les vaut : j'ai remarqué que les loyers fixés par les agences sont moins chers que par les particuliers, et les locaux bien mieux entretenus.
Édit 3 : J'étais très mal à l'aise, au bord de la nausée. C'est que ça m'a rappelé de très mauvais souvenirs, la recherche de mon premier logement, sans thune et sans caution parentale, l'horreur. Là j'ai dit que je suis enseignante, j'ai sorti mon chéquier, et c'était bon. Même si mon fils se comporte souvent en parfait petitconnard/vautour/macho/irresponsable, je suis contente d'avoir été suffisamment prévoyante afin de pouvoir faire cela pour lui.
10h13 gare de Limoges-Bénédictins
10h30 premier "studio" : une cellule monacale, et pas bon marché, on se demande où poser l'ordi une fois qu'on aura mis la chaise...
J'avoue, vu l'état d'esprit de mon fils, j'aurais eu envie de lui louer un truc bien glauque, pour lui apprendre. Et là, glauque, le mot est faible...
11h00 deuxième visite : là c'est propre et clair, un poil plus grand, mais déjà plus engageant, on hésite, la rentrée c'est le 5 septembre, on n'a commencé nos recherches que ce week-end.
11h30 troisième visite, coup de cœur, clair, un peu plus grand, bien agencé, propre, plein centre,250 euros charges comprises(sauf l'électricité of course, mais c'est le cas partout) à côté de tout et des transports, le type s'en va à contrecœur pour ses études, on discute, il est d'Oran comme moi. C'est le responsable de la mosquée de Limoges qui s'était porté caution pour lui il y a deux ans, quand il a débarqué du bled avec ses deux sacs énormes. Je trouve ça joli. Mektoub, on le prend.
12h00 le studio est réservé, pour le 1er septembre.
OSS 187, Limoges ne répond plus (parodie Julien... par StanHislas
Édit 1 : Limoges, c'est pas Paris...
Édit 2 : il y a 120 euros de frais d'agence, parce que le locataire cherche lui-même pour ne pas payer son préavis. Et ça les vaut : j'ai remarqué que les loyers fixés par les agences sont moins chers que par les particuliers, et les locaux bien mieux entretenus.
Édit 3 : J'étais très mal à l'aise, au bord de la nausée. C'est que ça m'a rappelé de très mauvais souvenirs, la recherche de mon premier logement, sans thune et sans caution parentale, l'horreur. Là j'ai dit que je suis enseignante, j'ai sorti mon chéquier, et c'était bon. Même si mon fils se comporte souvent en parfait petit
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