Je m'étais habituée à la canicule, mais j'apprécie que nous soyons enfin entrés dans l'été que nous connaissions.
Journées chaudes et nuits fraîches.
Ce délicieux moment de l'année, quand la soirée est douce. Tu vas danser, t'amuser au bal québécois.
Tu rentres à vélo, la nuit, sous les étoiles du tout premier croissant après la nouvelle lune, seule entre ciel et prairie grandioses, minuscule point dans l'immensité.
Tu ressens une gratitude infinie, parce que tu sais qu'au petit matin, quand tu remonteras le drap, et que l'air frais te bercera encore un peu, tu replongeras dans l'un de ces rêves exceptionnels et rassurants.
Tu repenses à ce magnifique panache blanc luminescent, descendu pendant une petite tempête, quand ton animus aux cheveux corbeau ébouriffés, se sentait intranquille.
Et qu'il a souri.
Tu sais que tu es protégée.
C'est le temps d'être.
Être soi-même, et avaler les trois tomes de 700 pages du Problème à trois corps ...
Être en famille.
Être entre amis.
Être chez Mathieu,
Être sur le juste chemin et passer l'eau.
Une randonnée matinale de fête de village.
Revoir Michèle.
Être dans les rires.
Être dans le silence.
Goûter les deux.
Être dans le couchant, qui annonce un nouveau jour.
Être à Embraud, pour préparer notre 56ème fête d'été.
Oh là là, comme le temps file
Être en sécurité, loin de ceux qui le gâchent à paraître.
Être à sa place.
Juste être.



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2 commentaires:
Fantastique profite ,hume, vis , (frais... c'est quoi ce mot ...connais pas 😄)
Tu vas rire Barbara mais cette nuit on a dû remettre une couverture, et pour rentrer ce soir à vélo, une petite laine ...
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