En triant de vieilles photos, je me suis fait cette réflexion qu'à la fin d'une relation décevante entre deux personnes, il y en a une qui reste dans ses frontières, ses repères immuables, ses certitudes, ses habitudes, ses activités, ses évitements.
A ses côtés se pavane une autre coiffure, une autre silhouette, plus ceci et moins cela, qui se croit unique, comme tu l'as cru aussi. Mais le décor est inchangé. C'est confort.
Par la magie des algorithmes, qui t'informent sur ce qui ne te concerne plus, alors que tu n'as rien demandé, tu revois les mêmes images, les mêmes balades,
les mêmes chevaux,
le même pirogue,
le même bouillir
le même bayou,
les mêmes cache-cache dans les arbres,
les mêmes danses,
le même marché, la même boutique de vêtements ou de cadeaux, les mêmes restaurants,
les mêmes road trip
les mêmes projets de chemins
Les mêmes demandes que l'autre s'empressera de satisfaire pour ne pas souffrir de l'éventuelle comparaison, quitte à se ruiner le dos et la santé.
les mêmes connaissances familières, les mêmes sourires de convenance, la même insatisfaisante intimité suradaptée.
La même vie, en une autre compagnie. Une vie de pagure.
Pour peu que le nouveau profil soit adepte des poncifs qui pullulent sur le marché du développement personnel, avec son injonction au bonheur constant niant la réalité des émotions difficiles, ce qui a fonctionné cent fois semble pouvoir être reconduit à l'infini.
Jusqu'à la prochaine lassitude, jusqu'au prochain "ce n'est qu'une amie". Tu peux imaginer que ce sont les mêmes mots, les mêmes discours, les mêmes "tu es belle", "je suis heureux", "je t'aime", "on ne va pas devenir codépendants", "prenons notre temps". Mais je te suggère plutôt, si tu ne peux pas te retirer des réseaux sociaux, de bloquer les profils malsains et de cliquer sur les petites croix en optant pour "ne correspond pas à mes centres d'intérêts". Tu pourras ainsi te détacher plus aisément d'une histoire de si petite envergure.
Parce que toi tu es celui qui s'éloigne, avec des bottes de sept lieues. Qui se choisit et prend la plus grande distance possible.
Il faut tout recommencer oui. Et réfléchir à tes schémas répétitifs. Tu ne veux pas que tout soit comme avant, non ?
Alors prends le comme une opération qui te sauve la vie. Trouve d'abord un endroit pour toi, si possible dans le berceau familier de ton ancrage et de ta lignée. Puis fais bouger les lignes, pour croître, remettre en perspective le passé, élargir ton horizon.

















1 commentaire:
Prends et vie cette chance ....
je t'embrasse fort (et merci )
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