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dimanche 24 mai 2015

Être cajun, quoi qu'c'est ?

Une collègue
qu'est asteur chez eux autres,
pis qu' est restée deux ans éyou,
pis qui m'vend son char,
vieux de 10 ans
avec beaucoup de miles inside,
avant d'rentrer chez elle,



elle m'envoie ça
c'est bon
c'est bien bon !


"Le ou la cajun : c'est beaucoup d'humour et infiniment d'amour. Ils aiment sans retour, donnent sans compter, se marrent tout le temps, prennent la vie du bon côté. Philosophes, patients, ils peuvent tout perdre sans s'effondrer après chaque ouragan, ou chaque inondation. Tout reconstruire sans râler; ils savent accepter leur sort sans ruminer, ils savent devenir riches en partant de rien, sans rien changer pour autant a leur comportement. Simples, sincères et bons, ils ont une foi intacte et un optimisme que j'aime. Ils m'ont transmis ce cadeau fabuleux, ce bonheur de vivre au fond du cœur, ils m'ont offert leur joie, leur art de vivre, leur façon de voir et d'appréhender les choses bonnes ou mauvaises. Je crois qu'ils m'ont encore plus ouvert l'appétit de vivre et la joie d'être,  que je pouvais avoir avant de les connaitre. Quand je leur dis, "Je voudrais tellement vous rendre quelque chose en retour.", ils répondent : "Mais pourquoi faire? Ca ne sert a rien, on n’a pas fait ca pour ca! On n'attend rien, on donne parce parce qu'on aime donner. On est comme ca et puis on t'aime bien". Et ils vous conduisent, vous invitent, vous offre le gite et le couvert, vous raconte  tout ce que vous voulez savoir, et ils vous offrent des cadeaux et pleurent même votre départ prochain... Comment peut-on passer a cote de tels gens? Comment les ricains anglo-saxons ont-ils pu mépriser de si belles personnes? Et avoir tout tenté pour leur "nuire... 


Angélique

samedi 23 mai 2015

En attendant le visa...

Voilà
Etape paperasse number one : well done !
Rendez-vous le 8 juin à l'ambassade, pour l'entretien et le dépôt du passeport.
Le site US est très bien fait, il suffit de bien lire toutes les instructions pour se laisser guider
(enfin j'espère).
Moins .... ergonomique, l'étape number two : le dossier assurances maladie et complémentaire.
La MGEN s'est donnée du mal, mais côté CFE  (Caisse des Français de l'étranger)
c'est démerden sie sich !
Le souci étant que le combo n'est plus compatible Obama Care,
et que pour s'y conformer, il faudrait prendre une assurance locale américaine en plus.
Pis manger des chips.
Pendant trois ans.
Heureusement qu'il y a les collègues déjà sur place, pour recadrer un peu :
- la retraite CFE tu ne la prends pas, ce n'est pas le régime général, lequel nous sera proposé à Bâton Rouge  (mais je devrai sortir 2300 € en juin 2016...)
- le risque de payer une amende c'est que dans deux ans, et ce sera de toute façon moins cher qu'une cotisation américaine ouvrant droit à une couverture mitée ;
La MGEN précise que de toute façon on sera remboursé,
et que, grâce à la compagnie d'assistance (notre bien aimée IMA...), en cas d'hospi sur place,
on n'avance pas de frais.

Bon ben
tant qu'on est dans les dépenses ;
TADAM !

J'ai mon premier smartphone !
(celui recommandé par Nathalie et Justine)


300 € 
le Bon coin décidément est mon ami.
Je suis très contente de cet achat,
parce que maintenant,
il me sera vraiment utile.
Je n'emporte donc ni mon appareil photo qui fait des images tachées
(Lumix Panasonic : trois ans et à jeter...)
ni d'enregistreur pour les collectages.
En arrivant, une carte prépayée,
et hop !

Et enfin
chez Décathlon,
le sac bandoulière
qu'on peut bourrer en cabine en plus du sac à main,
qui a un compartiment portable,
qui se porte en bagpack dans les couloirs si on a déjà deux valises à roulettes à gérer,
et qui sur place sera sac de sport, de cours, de vélo...
50€
(en revanche, c'est dommage que les couleurs en 30 L ne soient pas aussi sympa qu'en 10 ou 20L).







Il me reste à acheter une graaaaaaaaaaaaaande valise.
Je sais déjà que ce ne sera pas une Samsonite....



mercredi 20 mai 2015

Le jour du Fedex...

En mains propres
comme dans "Seul au monde"
mais pas par Tom Hanks,
le sésame qui donne le coup d'envoi de l'inévitable opération paperasse.


Aujourd'hui,
mon bullet et moi on a descendu pas mal de pictos...
et notamment l'imprimé de demande de visa.
Demain, je paie les frais.
Oui, l'Amérique ça commence par pas mal de frais :
le billet d'avion
l'achat de la voiture
180 $ de frais de SEVIS (ne me demandez pas ce que c'est)
pis 150 euros de frais de visa...


dimanche 17 mai 2015

Panic attack, le jour du trou dans l'bayou...

La vie, c'est plein de surprises.
Je pensais titrer "Lafayette me voilà !"
ce sera
"Vis ma vie dans le bayou".
La douche froide.
Avec un alligator et plein de moustiques dedans ...



Vendredi,
en rentrant bienheureuse
de la fête de la Rivière,
j'ouvre ma boîte mail,
où quelqu'un a le grand plaisir de m'annoncer que je suis affectée à l'école élémentaire de Pierre Part (paroisse d'Assumption, Olé !)
Faut être franche : à cet instant précis, le plaisir n'est pas partagé.
A une heure de Bâton-Rouge,
une heure trente de la Nouvelle Orléans,
et pas mieux de Lafayette.

Le fin fond du bayou,
le pays des



Je regarde le fil du forum,
les affectations pleuvent : Lafayette et NOLA, c'est avec enfants ou conjoint à caser, y compris les listes complémentaires.
J'ai choisi de venir seule,
et mince, j'ai pas tapé dans l’œil de la superviseuse.
Mon projet d'un coup s'écroule,
faut tout remettre le puzzle en place.

Adieu donc les cours de danse,
les tables de paroles,
les ateliers d'écriture,
les petits-déjeuners dansant,
le club de sport avec piscine
l'université de Lafayette,
et même la perspective de faire venir le Kid dans un an.
L'aspect culturel, c'était le fondement même de ma motivation...
J'ai carrément eu une attaque de panique.

Pourtant, je le savais qu'on ne pouvait pas choisir.
Et j'avais clairement dit que je ne voulais pas être à la Nouvelle-Orléans.
Et surtout,
je devrais avoir appris que,
pas plus qu'on ne doit ressasser le passé,
on ne doit échafauder des plans sur le futur.

Un coup on gagne,
un coup on perd.
J'ai écrit à mes collègues sur place.
Une qui rempile pour une deuxième année, une qui part au bout d'un an,
deux vécus différents,
et moi au milieu.

Heureusement,
les crises d'angoisse ça finit toujours par passer,
il suffit de ne pas s'accrocher à ce qui part en fumée,
de regarder devant,
et d'attendre un peu,
le temps de se réorienter.

Alors qu'est-ce qui reste ?
- explorer le bayou sans se faire bouffer par les gators ;
- une maison en coloc, à petit prix, avec un jardin ;
- 1 réseau de téléphone (et 1 seul : A&T) ;
- une équipe d'école sympa ;
- moins de dépenses au quotidien, s'il faut ravitailler les boys en plein vol  ;
- quand même une salle de sport ;
- la possibilité d'aller à l'école en vélo (quand il n'y a pas d'inondation ou de tempête) ;
- passer quelques week-ends à Lafayette, Nola ou Bâton-Rouge, le temps d'un festival, d'un fais-dodo ;
- prendre du temps pour lire, écrire et bosser tout le temps ;
- découvrir une petite communauté américaine, où finalement, il y a encore des gens qui parlent cadien.
A mon avis, Pierre Part, faut le voir sur soi !

Edit : vous voyez sur la carte, toute cette eau ? Je crois que ça, ça me plaît.