lundi 27 juillet 2015

Ça commence par un peu de chagrin, l'Amérique # 9 Le dernier bal

Ce fut une drôle de dernier jour,
ce fut un drôle de dernier bal français.

Il y a eu du soleil et de la pluie, beaucoup de musique
un spectacle de nuit
et celui de jour annulé pour intempéries.



Le très émouvant concert de Prieur,
tous serrés pour se garder de la pluie.





Plein d'enfants partout.
J'étais juste à ma place
je passais de bras en bras pour danser,
et dire au revoir.
Distribution gratuite de hugs à la française,
c'est-à-dire plus collés que les américains.

J'ai donné mon grand sac de voyage à Andrée,
qui l'a toujours bien aimé. Je voulais qu'elle sache combien ils comptent pour moi.
En partant,
Marie m'a dit : cramponne-toi,
et ce matin en croisant Frédéric sur son vélo,
j'ai eu aussi un peu les larmes aux yeux.
Mais j'ai le cœur si content.

Couchée à 4h00 dimanche matin,
je m'étais promis de me coucher tôt hier soir.
Mais, allez savoir ce qui s'est passé,
à un moment
j'ai atterri dans les bras d'un musicien exceptionnel,
danseur fabuleux et drôle.
Connexion inattendue.
Je n'avais pas l'habitude de ses pas, j'étais obligé de me concentrer,
je me sentais un peu minable à être toujours à l'envers.
Mais il ne s'est pas découragé.
Il glissait sa main sous mon blouson
et je sentais la chaleur de sa paume sur la peau de mon dos,
au dessus de la robe à bretelles.

Comme il avait bu beaucoup de bière et moi seulement de la limonade,
je suis désormais en mesure d'affirmer
que la limonade désinhibe très bien
parce qu'après, ça tournait drôlement bien.
Et moi, j'aime bien quand ça tourne.
Alors bien sûr, j'ai rien dit pour sa main,
et ça nous a
poussé loin dans la nuit.
Jusqu'à la permission de 5.00.

J'ai eu un peu de mal à me déscotcher,
mais ça n'avait pas de sens de rester là,
à quelques heures de prendre l'avion.
Je sentais bien cette émotion de ceux qui ne sont pas assez touchés.

J'avais une impression de déjà vu, déjà vécu.
Et je veux bien ouvrir mes bras,
mais je ne veux plus être aimée par désespoir,
même pour un soir.
Ah la la, ces fêtes d'été,
c'est le lieu de tous les dangers pour les petits cœurs fragiles.
Mais cette nuit,
j'ai quand même eu droit à un moment magique,
une rencontre incroyable,
dont je me souviendrais longtemps.

Le meilleur cadeau d'adieu que m'ait fait la vie.









Par contre,
je vais bien dormir dans l'avion je pense...

8 commentaires:

Anonyme a dit…

Bon voyage Coline! Et écris, j'aimerais continuer à te lire...
Bisettes
Florence

Ecce terra a dit…

De la Chavannée
dernières chaloupées
sur terres alliées.
Roule, roule, roule
Coline!
Horizons engagés
p'tits bonheurs annoncés
Zoom, zoom, zoom
dans l'fond du Bayou,
Pierre Part
Coline arrive.
Whiz, zip,
Yes, cool
Gros baisers

Barbara a dit…

merci

Coline a dit…

Merci la poétesse vivante !

leyleydu95 a dit…

Merci Coline pour ce joli texte.
Ta manière de raconter les choses avec ce musicien retranscrit parfaitement les premiers papillons dans le ventre lors d'une rencontre...J'ai vibré quelques secondes avec toi!

Bon voyage à toi et rendez-vous très vite pour tes billets sur le Bayou!

Emilie a dit…

Bon voyage, Coline ! J'ai hâte de lire tes billets d'Amérique. Car s'installer, ce n'est pas la même chose que passer, n'est-ce pas ?

la poule sur le mur a dit…

On s'envole avec toi Coline et on attend impatiemment de tes nouvelles !
Bises
Anne

Marité a dit…

Bon voyage Coline et à tout bientôt !
GROS BECS