lundi 20 juillet 2015

Cela commence par un peu de chagrin, l'Amérique # 6 Ma Cécile

Avec ma Cécile,
ça n'avait pas commencé facile.
Débarquée fin septembre pour un remplacement long,
une classe à trois niveaux gris médiéval,
une école toute pitite à l'effectif explosé,
on peut pas dire que je respirais l'enthousiasme.
Au premier accrochage, j'ai rapproché mes sourcils
et j'ai dit : "si c'est ça j'appelle l'inspection et je reviendrais pas".

Bah, trois ans plus tard, j'étais encore là.
Et franchement, trois années de bonheur avec jardin,
classe transplantée, et échelle de confiance intégrés.
Je sais plus si je vous en ai déjà parlé, de l'échelle de confiance,
mais c'est le genre de chose qu'on pouvait mettre en place dans l'école
parce qu'on faisait un truc très précieux et très rare dans l'éducation nationale :
on travaillait en équipe.

Je remets cette ancienne photo, parce que je l'aime bien

Ma Cécile n'était pas seulement une directrice de compétition,
c'est aussi une enseignante  formidable,
en plus d'être une amie très chère,
avec qui on peu parler de tout,
se marrer, pleurer,
la classe quoi.
Le genre qui t'appelle en plein marasme de capa-sh pour te dire de pas lâcher l'affaire,
ou qui affirme sans ambages "ah mais tu vas partir en Louisiane, il ne saurait en être autrement",
et bien sûr me dit de laisser son numéro de téléphone aux boys.
Elle sait bien ce que c'est,
elle est  maman aussi.





2 commentaires:

Barbara a dit…

♥ et en effet magnifique photo


et magnifique sourire

Cécile Lavergne a dit…

Merci ma Nicole ! Je ne mesurais pas encore ma chance quand tu es arrivée dans notre Ecole ... Tu me manques déjà ... Je t'embrasse très très fort.