mardi 25 avril 2017

Dans l'ombre du doute



Une de mes scènes préférées,
d'un de mes films préférés.

Pour fermer une parenthèse de plus d'un mois de silence,
une période de doute, de blues, de rires en pointillés, mais parfois au bord des larmes, de beaux paysages.

L'élément déclenchant ça a été l'épée de Damoclès au dessus du programme d'immersion de mon école, qui m'a fait craindre de voir encore alourdir, l'an prochain, ma barque déjà bien chargée,
après une année à mordre sur ma chique pour venir à bout de la tâche.
Le temps de rien, à peine de respirer, de nager un peu, de dormir pas assez...

Depuis que je suis ici,
j'ai fait beaucoup.
Mais j'ai aussi beaucoup renoncé.
À des choses essentielles.
Chanter par exemple.

S'est rajouté cet inconfort du coeur.
C'est la faute de personne.
Juste un malentendu.
Il y a un an, je m'étais sentie attirée.
Pis un jour, je me suis rendue compte que, quand je mettais ma main dans la sienne, tout était simple.
J'avais foi dans la vie qui m'avait fait croiser sa route. Peu importait que je ne sache pas ce qui allait se passer plus tard. Toute cette incertitude sur l'avenir, le travail, la Louisiane, la France, c'était pas très important.
Ce qui comptait, c'était ce qu'on vivait là, maintenant, ensemble.
Et puis, avec ses choix, avec ses phrases, il a rayé ce mot : ensemble.
J'ai compris que vivre le moment présent ça ne voulait pas dire la même chose pour lui et moi.
Et que ça fait pas une grande différence d'être seule
ou de sortir avec quelqu'un qui décide de ce à quoi tu as droit, qui tient un genre de compte de ses propres efforts,
et qui t'impose des concessions à sens unique.
C'est devenu compliqué, pesant, de moins en moins léger.
Et je sais bien que c'est pas une chose qui va changer.
D'une certaine manière, il essaie de recréer le cadre de son ancienne vie.
Et moi je ne saurais y avoir qu'une place de remplaçante.

J'ai décidé que ça s'arrêterait là.
Après l'été.
J'ai aussi écrit au ministère pour savoir si je peux encore faire machine arrière et rentrer,
vu que c'est encore le 1er mouvement dans mon département.
Je me déciderai cette semaine, surtout en fonction de la situation à l'école.

Il a rien dit.
Peut-être qu'il est content que ça s'arrête sans avoir à en prendre l'initiative ?
Peut-être que ça lui fait du chagrin ?
Je cherche pas à savoir.
Je pose pas la question.
Maintenant que j'ai pris cette décision, j'ai le coeur plus léger.
Un sentiment de liberté.

Je vas pas m'infliger une double peine.
J'ai fait mon idée, mais je vas profiter encore un peu de marcher avec lui.
Jusqu'à la prochaine croisée du chemin.

10 commentaires:

Barbara a dit…

je t'embrasse fort Coline

Barbara a dit…

pardon d'être moins présente ces jours ci
mais à toi oui je pense ♥

Coline a dit…

Mais tu es très présente.
J''ai bien reçu ta carte by the way.
J'ai aussi des messages des uns et des autres et ça fait bien plaisir.

Barbara a dit…

♥♥
merci

Barbara a dit…

"J'ai aussi écrit au ministère pour savoir si je peux encore faire machine arrière et rentrer"

rentrer
dans un autre poste ou en France?

Coline a dit…

En France... un autre poste c'est pas possible et c'est pas la France qui en décide.

Barbara a dit…

j'avais bien compris alors ...

je t'embrasse
fort

Aline a dit…

Courage, plein de bisous

Barbara a dit…

tu as du prendre ta décision

quelle qu'elle soit fonce maintenant

DoMi a dit…

Moi aussi je t'embrasse...