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mercredi 17 novembre 2021

Tout était déjà la

C'était le 20 juin 2017.

Je venais de mettre à jour ma lettre du bout du cœur, malmenée que j'étais par un séjour canadien doux amer avec le roi des Cajuns. 

J'étais à l'aéroport de Lafayette - Lousiana, où je m'apprêtais à rentrer en France pour l'été, le cœur gros et léger à la fois. Je fouillais dans les carnets et les cartes de vœux. Et je suis tombée là-dessus :

Je ne l'ai pas achetée. Pour l'envoyer à qui ?

Je l'ai prise en photo, avec ce petit pincement, quand tu dois bien admettre qu'avec cet homme là, tu n'accompliras jamais ces gestes qui comptent tellement pourtant.

1. Tenez-vous la main,  peu importe quel âge vous avez.

2. Dites "Je t'aime" chaque jour.

3. Ecrivez des petits mots d'amour, que votre personne spéciale trouvera.

4. Oubliez les erreurs.

5. Pardonnez les paroles sorties trop vite.

6. Ménagez-vous du temps à deux.

7. Concentrez-vous sur les choses que vous aimez chez l'autre.

8. N'attendez pas la perfection.

9. Efforcez-vous d'être la personne de vos rêves.

10. Soutenez-vous mutuellement à travers les défis de la vie.

11. Dites "merci". Tout le monde a besoin de se sentir apprécié.

12. Envoyez des courriels qui disent " je t'aime".

13. Sortez marcher ensemble.

14. Embrassez-vous et câlinez-vous chaque jour.

Il y a eu des retrouvailles, des départs, des montagnes russes émotionnelles, des bons moments, pour beaucoup (trop) de chagrins.

Il y a eu, avec courage, une décision définitive et sans retour. Et puis de belles rencontres, qui m'ont fait goûter à autre chose. Le temps de la réparation, de la tranquillité de l'âme, de la confiance en mon étoile.

Il y a eu, enfin -ou au commencement ? - trois jours magiques sur une île au couchant.

Et voilà que je retrouve cette photo.

Que je relis les quatorze items.

Et que le compte y est.

L'univers n'a rien à nous refuser, le champ des possibles est à l'infini. Mais c'est à nous de refermer et d'ouvrir les portes. De reconnaître le chemin qui nous mènera à la vie que l'on veut vraiment.










dimanche 28 juin 2020

Il faut savoir...

...garder sa dignité, quitter la table, et tout ça...
Mais c'est pas bien facile, j'avoue.
Bon je le chanterais pas comme lui,


mais vous avez le draft !

Ce qu'il y a c'est que cet été, d'une manière ou d'un autre, sera particulier.
Sans festival, sans padna, et surtout... sans rentrée !
Et je dois dire que ça change pas mal la donne, en desserrant l'étreinte.
Comme si, malgré le tic tac de la pendule qui tourne inlassablement vers mes soixante ans tout ronds, le temps prenait une autre ampleur, s'interdisant tout urgence affective.
Au fond, je n'ai que deux priorités ce soir : survivre honorablement à cette dernière semaine et attendre, le plus sereinement possible, le règlement de mon dossier de rupture.
Je reste persuadée que l'univers n'a rien à me refuser, que je mérite ce tournant vers une vie plus libre et créative, et qu'il se trouvera bien, quelque part sur le chemin,un chèque d'indemnité et, quand je serai prête, un compagnon de route qui se fera une joie de vieillir avec moi.


Pour fêter la dissolution de ma tristesse dans le présent et la confiance  dans mon avenir
samedi matin, sur un coup de tête, je suis allée couper mes cheveux, acte hautement symbolique et libérateur.
Je suis remontée à vélo, tignasse au vent, et j'avais VRAIMENT dû m'alléger, parce que j'ai monté la côte de Château sans  (presque) mettre pied à terre.
Entre épisodes caniculaires et piscine, je crois que mon quotidien va apprécier ce changement.


J'ai fini mon samedi entre jardin (le mien) et corvées ménagères. Je suis aussi montée dans le grenier, où j'ai récupéré une porte qui manquait. Je l'ai replacée, me reste plus qu'à convaincre le cantonnier de l'ajuster et de la repeindre.
Le soir j'ai pédalé jusqu'à Embraud, où on a toujours quelque chose à célébrer, y compris honorer la mémoire d'un des nôtres trop tôt disparu.
Ce matin encore du jardin (le nôtre).
Je ne me lasse pas d'être dehors, les mains dans la terre, ce que je ne faisais plus depuis mon départ en Louisiane.
Et en fin d'après-midi, me voilà partie à la Charité-sur-Loire pour un tout mini festival trad.
Vous ai-je dit à quel point la danse me manque ?
Sauf que quand ça veut pas...
Les 10% de chance de pluie se sont réalisé, le festival a été annulé au dernier moment, quarante-cinq minutes de route pour rien, tourisme forcé en poncho.
Eh bien je peux dire que la Charité c'est très joli, et que j'y reviendrai.





Dans l'église du prieuré, j'ai croisé d'autres danseurs désœuvrés, on s'est posé pour discuter un moment, échanger nos infos sur les lieux qui reprennent doucement et prudemment vie.
Dîner en terrasse avec vue sur la Loire.
Et retour pour cette dernière semaine de travail du reste de ma vie !











mercredi 10 juin 2020

Just because

C'est pas grand chose.
Un film que j'ai adoré, Alabama Monroe.
ça se passe en Belgique, mais ça semble que c'est aux Etats-Unis, à cause du blue grass.
Un beau film triste, avec cette chanson magnifique,
If I needed you, qui s'adresse directement à ma mélancolie.
Car je sais bien que, si j'avais besoin de lui, il ne viendrait pas à moi,
il n'est jamais là...


Il revient dans un mois, plus ou moins.
Je crois pas qu'il m'appellera, il a déjà tourné la page.
Moi je n'y arrive pas (encore), c'est dur.
Et surtout,c'est long cette tristesse qui t'empoigne le cœur, et ne veut rien entendre de raisonnable.

Tout à fait à l'opposé, une petite trace d'optimisme, en partant à Limoges hier.
Quelqu'un avait déposé ceci sur le bord de la route.
Aucun rapport me direz-vous.
Et vous aurez raison.
Mais pas tout à fait.
C'est juste un de ces détails qui accrochent l’œil et donnent confiance en l'avenir.
On te donne, tu plantes, le temps passe,
et efface
bien des chagrins.
Où en sera mon cœur quand ces courges seront en soupe ?