jeudi 28 août 2025

En août, on a eu du goût...

 ... comme disent les Bretons !

D'abord, la grande nouvelle, j'ai déménagé.

C'est-à-dire que j'ai emménagé, seule, dans un appartement à 10 km de ce lieu ravitaillé par les corbeaux que je ne supportais plus.

Comme tous les choix, ça eu un coût, mais je ne le regrette d'autant moins que le Breton des bois m'a bien aidée. Il a géré (et payé...) le camion, le frigo et la table bretonne de sa mère.

Le mado est un coup de chance qui me permet de ranger toute ma vaisselle et mes ustensiles, la cuisine supposément aménagée l'ayant été a minima.

Sa maison, malgré plusieurs visites intéressées, n'est toujours pas vendue. Mais au moins, je n'y passerai pas un nouvel hiver. 

Bien sûr nous faisons toujours un maximum de choses ensemble, mais sans charge mentale ou kilométrique pour moi. On peut dire que je revis...

Le temps de partager la fête de la digue à Moëlan, avec des amis Chavans de passage, et d'un fest noz sous la pleine lune baignant la ria (merci à Fabienne et Patrice pour les photos...), 



... et de finir de défaire les cartons (mais ça va vite, je voyage léger...), nous sommes descendus à Chalap, dans les Cévennes du Gard, pour mon stage annuel de chant slave.

Mais cette fois-ci, j'avais un accompagnant en demi-pension, qui a exploré la contrée à pied et à vélo. En plus de partager le voyage lui-même, et les escales à Limoges, nous avons donc profité de toutes les soirées ensemble.

Et ça c'était très cool.


Belle surprise, au retour, j'ai récupéré mon petit-fils, qu'enfin, après six ans et demi de patience, ses parents ont accepté de me confier une semaine.

Ce petit garçon a été bien mignon, bien patient pendant les deux fois six heures de trajet, bien rigolo et imaginatif chez moi, bien attentif à ne pas traverser seul sans m'attendre, bien encourageant pour me faire remonter sur mon vélo (je ne pédalais plus depuis que je vivais dans les bois...) et un peu fatiguant aussi, clairement je n'ai plus l'habitude.
Mais qu'est-ce que c'était chouette de lui offrir ces vacances, de cuisiner des plats d'enfant, de stocker des glaces, de bicycler ensemble !


Pendant ce temps, sa sœur va déjà avoir neuf mois, mais ça, c'est une autre histoire !

Une fête après l'autre

 Il y a tous ces visages familiers, et puis ceux que l'on évoque, presque jusqu'à l'invocation.

Ceux qui nous manquent, ceux qui sont partis, qui ne reviendront pas.

Ceux qui ont choisi l'absence, et ceux qui se sont éteints.

Ils sont toujours un peu là, derrière nos sourires qui vieillissent, dans les plis de nos rides qui se creusent, dans le rire des enfants qui sont nés, qui ont grandi, qui prêtent la main maintenant.

On cuisine, on nettoie, pendant que d'autres montent les barnums, les guirlandes et les parquets ; on rit, on mange, on danse et on recommence.

Le samedi soir on présente un petit miracle: un spectacle, une suite de scènes, monté juste pendant cette semaine de préparation.

Le dernier week-end de juillet, c'est le temps de la fête d'été de la Chavannée.

Je retourne une dizaine de jours à Château-sur-Allier, et je repars après le premier gros démontage/nettoyage.









Siroter l'été

 Alors, on en était où déjà ?

Oh là ! Ne me dites pas qu'on est déjà fin août, quand je n'ai même pas fini de raconter mon road trip occitan.

C'est que je n'ai pas fait demi-tour à Villefranche de Rouergue. J'ai fait halte à Najac, 


avant de rejoindre l'université d'été de Laguépie.



Cinq heures quotidiennes de danse, un peu d'exploration, puis retour en mode lenteur, par les gorges de l'Aveyron

l'abbaye Saint Martin de Montpezat de Quercy (trésors cachés dans nos campagnes...)





Cascade pétrifiante à sec de Caylus


et pause tranquillité à Cahors,



avant de grimper à St Cirq Lapopie, 



puis de redescendre prendre le frais le long du chemin de halage de Bourziès


un joli bivouac à Domme, à l'aplomb d'un beau cingle de la Dordogne,




avant trois jours joyeux en compagnie de deux de mes compagnons de jeu préférés :
mon fils et mon petit-fils...