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mercredi 18 mars 2015

Ciné plus, ciné moins

On y court...
Une fiction très documentée,
autour de l'histoire de Many, un jeune sikh téléporté en France pour y travailler,
rembourser son passeur et envoyer de l'argent à sa famille.
Émouvant, attachant
dans un univers qui n'a rien de manichéen,
celui des mineurs isolés.
Je ne vous en dis pas plus,
à part
allez-y les yeux fermés.
Euh non, pas fermés en fait,
c'est du cinéma...



On oublie...
Enfin moi,
je vais l'oublier très vite,
contrairement aux petits bijoux eastwoodiens
qu'ont été
La route de Madison
Grand Torino
Mystic river
Million dollar baby.

Alors
en vrai
j'ai pas tout détesté,
vu sous l'angle de mon projet d'expat,
tout ce qui parle de l'Amérique profonde
le drapeau devant la porte
le patriotisme
Dieu...
Tout ça m'intéresse bien sûr.
Mais c'était long
et pas bon.
C'est quand même sur fond de guerre en Irak,
dont l'exposé des causes est soigneusement évité,
juste vaguement évoqué par un soldat
peu avant de se faire tuer.
Conclusion du héros : c'est bien fait, c'est le doute qui l'a tué...

Le pire moment :
soucieux de maîtriser son budget plombé par les effets spéciaux,
Clinty a opté pour l'emploi d'un poupon de plastique.
Une véritable scène d'anthologie : la femme du héros allaite le poupon,
le refile à son mari (pour une fois qu'il est là),
lequel lui bou-bouge un peu la main pour faire plus vrai.
A part ça, j'en garderai pas un souvenir impérissable
si ce n'est peut-être que, bien souvent,
les gens meurent comme ils ont vécu : connement...

samedi 28 février 2015

Sortir du troupeau

J'étais chez ma cousine,
et comme tout le monde m'avait dit :
 "Mais vas-y, je t'assure, c'est un super film"
on est allée toutes les deux au cinéma voir la famille Bélier.
C'était un bon moment partagé,
et c'est vrai,

Mais après, quand même,
je me suis sentie un peu mouton.
D'abord, le ciné en complexe c'est quand même plus de 9 € la place... dans un lieu qui file la chair de poule tellement c'est déshumanisé et consacré à la consommation à outrance.
Surtout,
si François Damiens et Karine Viard sont comme d'habitude excellents,
franchement,
la jeune qui chante bien
joue aussi très, très mal.
Tout est un poil décalé.
J'avoue avoir versé ma petite larme à la fin,
surtout quand j'ai entendu dans ma tête
"Mes chers enfants je pars,
je vous aime mais je pars
je ne m'enfuie pas je vole"
bref, le ressort inépuisable de la séparation qu'autorise l'amour,
(en fait l'oeuvre de Michel Sardou)
le handicap
la chanson..
A mi-chemin entre Intouchable et les Choristes.
A mon avis, un film sympa, mais pas un grand film,
qui pouvait attendre d'être vu à la télé...


dimanche 18 janvier 2015

Australian natives

J'ai vu ce film très beau, et un peu dérangeant aussi.
Quelques longueurs, il est construit entièrement sur l'acteur David Gulpilil.
J'aime son rire, sa manière de se mouvoir, sa silhouette sur le fil entre deux mondes, celui des natifs et celui des blancs.
J'ai souffert avec lui quand le médecin dit : "je peux vous appeler Charlie ? J'ai du mal avec ces noms étrangers..."
Une grande fenêtre ouverte sur l'Australie du bush, et le refuge de l'alcoolisme.
J'ai aussi remarqué que les natifs australiens ont les mêmes maladies que ceux d'Amérique : empoisonnés par la junk food à plus vive allure que les blancs...





jeudi 18 décembre 2014

Une toile

Il y a la VO
la seule qui permette d'accéder à cet aller-retour permanent entre les langues des protagonistes.
Ceux qui arrivent pour asservir
ne parlent pas la langue des locaux.

Il y a la lumière de l'Afrique et la poussière solaire du désert.

Il y a la musique, les peaux, les regards, le contraste terrifiant entre la douceur de l'amour et les contraintes humiliantes du quotidien.

Il y a cet imam qui lutte comme il peut, avec son savoir religieux, contre la charia aveugle et bricolée à la petite semaine pour justifier tout et n'importe quoi, notamment le mariage forcé.

Il y a ce match de football qui m'a fait pleurer.

Je n'ai pas tout aimé dans ce film, à commencer par la toute fin et aussi quelques longueurs et raccourcis.
Mais j'en garde un souvenir ému et magnifique.
C'est une oeuvre que je n'oublierai pas.

jeudi 11 décembre 2014

Ma folie des grandeurs

Vivre à Guéret
(dans la Creuse donc)
c'est un concept.

La piscine municipale est privée.


Photo internet
Le jardin public est privé.


photo internet

et même les projections publiques sont privées


Aujourd'hui donc
j'étais, comme souvent, seule dans la salle pour regarder un film.
La grande salle,
pour un film coréen en VO
(j'adore la VO en général, ça rend quand même autrement que le doublage, et plus particulièrement les films asiatiques)
que je vous recommande ; "A girl at my door".

mercredi 7 mai 2014

Une toile, non deux...

"- Madame, je peux pas faire l'exercice, ça va pas.
- Qu'est-ce qui ne va pas ?
- Je sais pas. J'ai tout cassé dans ma chambre au foyer, maintenant j'ai peur.
- Tu avais déjà fait ça avant ?
- Non jamais. C'est pas moi ça.
- Tu sais, quand on est loin de son pays, quand on ne peut pas expliquer tout ce qu'on pense, quand on ne peut pas voir sa famille, c'est très difficile. Tu es jeune, c'est encore plus difficile pour toi. C'est pour ça que ça explose parfois. Ne t'inquiète pas, au foyer, ils savent tout ça, ils ont l'habitude. Tout le monde a le droit de faire un bêtise.
Tu leur as dit que tu regrettes ?
- C'est quoi regrette ? 
- C'est quand on est malheureux d'avoir fait quelque chose de pas bien. Dans ce cas, il faut dire que tu es désolé.
Tu leur diras ?
- Oui madame.
- C'est très important de savoir dire "je suis désolé"."

Une conversation récente avec un de mes élèves.
Une parmi d'autres.
Voilà pourquoi ce docu m'a beaucoup touchée.
Forcément.
Fort, intense et j'en avais bien besoin.




J'ai vu ça aussi.
Léger.
Sophie Marceau et François Cluzet vieillissent bien.
C'est encourageant.
Le thème est à ne pas mettre entre toutes les vies, ça peut gêner aux entournures.

" - Le vrai héros, c'est pas celui qui quitte sa femme, c'est celui qui reste avec elle.
- Mais pourquoi t'as besoin d'être un héros ?"

"- Ils auront l'éternité pour s'aimer.
- L'éternité c'est pour les boloss."

Dans l'air du te:mps.

lundi 5 août 2013

Pauses carton

Marcher, sur les chemins au bout de ma rue.
Coudre, avant de ranger la machine jusqu'au déménagement.
Nager, dans les eaux douces des lacs environnants.

Et descendre à pied au cinéma.

Aujourd'hui
Édit du 6 août
Bon film, tension haletante : double lieu, temps unique, les quatre mois en parallèle de marins pris en otage dans l'océan indien, et de leur patron au Danemark, qui négocie.
Pas de sous-titres quand les pirates parlent, border line permanent, canons sur la nuque, on comprend que le cuistot mis bien malgré lui aux premières loges se liquéfie peu à peu.
Je n'en dis pas plus si vous voulez le voir,
mais c'était un bon moment de ciné (pas rigolo, rigolo non plus...)

Demain

Édit du 7 août :  j'ai finalement choisi le deuxième. Fatal error, dans le premier au moins, il y aurait eu du soleil.
J'ai rien compris - surtout la fin qui m'a laissée sur ma faim - et je crois pas que c'est parce que c'était du chinois, vu qu'il n'y avait pas de dialogue.
En revanche, on voit bien bien la Chine (cherchez pas de contrepèterie, y en n'a pas), miséreuse, glauque et urbainement surpeuplée : les maisons tapissées de papier journal, les apparts de 2 x 2 mètres, les mines illégales où se perpètre un meurtre par jour (là encore, j'ai pas compris pourquoi...omerta ou ellipses trop fréquentes ?).
Bref, morbide, imbitable et loooooong, mais on en profite pour voyager par cher en Asie.

En septembre