mardi 28 février 2017

Vacances j'oublie tout #4

Aujourd'hui mon copilote philosophe m'a dit : toi tu y penses, mais lui sûrement pas...
Bon.
J'ai médité là dessus à fond les ballons pendant qu'il prenait sa douche.
Après on est allé randonner à Seminole Canyon
et on a marché jusqu'au Rio Grande.









Maintenant on est à Big Bend, ça ressemble aux parcs de l'Ouest.
Mais c'est dans un désert moins touristique.
Ça fait on a une super wifi à l'hôtel.
Mais pas de téléphone. .. zone blanche jusqu'à vendredi les amis !
Au moins, je vas pas espérer un message ou un coup de fil ...

La vie est bien faite parfois...





lundi 27 février 2017

Vacances j'oublie tout #3

Donc le Kid est un grand philosophe.
Assez distrait : il a perdu son permis de travail, et on espère que Mike va le retrouver dans son char en revenant back dans le Tennessee,  sinon je vais vivre trois mois d'enfer avant notre retour en France fin juin.
Mais,  well, il philosophe donc,  et il m'a dit : quand on aime quelqu'un, on aime aussi ses défauts.
Je suis après jongler à ça...
Et aussi à admirer le paysage.
On s'enfonce dans le Texas jusqu'à la frontière Mexicaine.
Étape aujourd'hui à l'Amistad recreational area, un parc national gratuit, en fait un réservoir géré par le Mexique et les États-Unis,  après la construction d'un barrage de 6 miles le long du Rio Grande.

,






Vacances j'oublie tout #2

Le petit cadeau Bonux pour les lectrices alsaciennes :
Une curiosité au milieu du Texas.
Castroville, fondée par des Alsaciens.






dimanche 26 février 2017

Vacances j'oublie tout #1

Le Kid n'a pas juste fait d'impressionnants progrès en anglais

Il a aussi des conversations philosophiques qui occupent bien 8 heures de trajet.

 Car malheureusement il ne peut pas conduire la voiture de location.
Donc c'est moi qui m'y colle.

Hier soir, mon copilote et moi on a donc tracé la route jusqu'à la Venise du Texas,  j'ai nommé San Antonio.

J'y étais déjà venu en mai avec un tendre compagnon, qui est resté un ami que j'apprécié beaucoup.
C'est bien sûr différent avec le Kid.
Très.

Mais on ne s'attarde pas, il n'aime pas la foule, les rires gras alcoolisés des fins de semaines américaines.

Moi non plus, on continue vers notre objectif. ..

samedi 25 février 2017

Vacances j'oublie tout..

Tu vois les trois couleurs de cerceaux là ?
Ce sont les couleurs de Mardi Gras, une institution ici, qui nous vaut même une semaine de congés.
Congés que je me réjouissais de passer en sa compagnie, pour cette célébration ensemble...
Moi, comme j'avais déjà beaucoup dansé l'an dernier, tout ce que je voulais c'était partager ça avec lui, voir à travers son regard, l'écouter jouer de place en place.

Je me suis pris une grosse claque.
Un peu comme quand quelqu'un enlève l'échelle et que tu restes accroché au pinceau tu vois ?

Tu as tout cet amour à donner, et au dernier moment, au téléphone -la grande classe- tu comprends que tu n'es pas la bienvenue.
Parce que, vois-tu, il n'aura pas le temps de s'occuper de quelqu'un ...
Est-ce que vraiment j'ai l'air de "quelqu'un" qui ne sait pas tenir sa cuillère toute seule ?
C'est pas la première fois que je constate que je passe après les canards et le gumbo, mais jusqu'ici je me suis laissée attendrir par les pointillés de tendresse entre les deux et beaucoup de goûts qu'on a en commun.
Sauf que là, non seulement ce goût on ne peut pas le partager, mais en outre il y a eu la phrase de trop, terrible, ces quelques mots qui résument assez bien la situation : "même ma femme ne restait pas avec moi pendant Mardi Gras".
Ah oui ?
Parce que ça l'emmerdait, parce qu'elle s'en foutait  ?
Bah non, penses-tu, parce qu'elle était parfaite...
On ne joue donc pas dans la même cour, car moi, parfaite, je ne le suis pas, et je vais pas me contenter de chauffer patiemment le lit en attendant que tu consentes à m'y rejoindre.
Surtout que ces derniers temps, c'est un peu récurrent comme incident.

Donc non, je ne vais pas le rejoindre quand son nombril sera disponible.
Je vais profiter de la semaine de vacances.
Demain avec le Kid on taille la route, et on s'en va assez loin pour ne plus être une charge.
Il veut être libre ? Il l'est.
Comme dirait Martine, il y a pas qu'un poisson dans la mare.
Et en plus, ça fera de jolies photos.

mercredi 22 février 2017

Fais-moi un signe # 10 Que ta volonté soit faite

Je vous en ai déjà parlé.
La sérendipité.
Les hasards heureux.
Il y a quelques semaines, j'ai appris l'ouverture de ce fitness center, à 45 minutes de chez moi.
Un peu loin, mais bien moins que le reste.
Avec ça.


Et je m'étais dit,
au moins si mon transfert est refusé, je n'aurais plus ce gros manque de piscine (surtout que maintenant je peux y ajouter la zumba...)
Aujourd'hui j'ai appris que non, pas de transfert.
Rien de personnel.
Juste deux replacements de collègues sur des postes plus appropriés.
Et pour le reste, niet.
Vous allez rire, j'ai pensé : je vais continuer à ouvrir chaque matin ma porte sur le jour rose qui se lève au-delà de l'eau, à ride mon bicycle, pas besoin de déménager, de m'habituer à une autre école, de refaire tous mes cours... je vais voir encore grandir mes élèves de cette année...
Alors non, définitivement je n'irai pas à Lafayette.
il n'y aura pas de recherches à la fac, de danse le mercredi, un peu plus de nuits dans ses bras...
il faut tourner la page de ce désir là,
et écrire une toute autre histoire.
Jouer avec les cartes qu'on a.
Mais je viens de lire une phrase -et cette fois je suis sûre qu'elle est de Khalil Gibran :
"Restez l'un avec l'autre, mais pas trop près l'un de l'autre : car les piliers du temple sont éloignés entre eux".
Juste espérer qu'il me visitera plus souvent, avant que je ne me lasse...



Yoga versus zumba

Hier, je me suis réveillée, j''avais un peu mal partout.
Des fois, tu crois que tu es en bonne forme physique, tu fais un truc qui sort un peu de l'ordinaire et bienvenue dans la réalité : tu vieillis !
Donc, Tunica Hills ne m'a pas laissé que de jolis souvenirs...
Je me suis dit c'est l'acide lactique, le mieux c'est de remettre le couvert.
Et me voilà partie au club de sport pour un test comparatif : la zumba ou le yoga ?


Alors je vais pas faire un long discours.
Clairement pour moi ce sera zumba...
Le yoga j'ai trouvé ça dur et terriblement ennuyeux.
Entendonc nous bien, je comprends qu'il y a des gens qui aiment.
Mais là je suis sortie au bout de ce que je croyais une heure, alors que ça faisait pas 20 minutes que j'étais là...
J'en conclus donc que c'est pas pour moi...
Pis je peux pas m'empêcher de mettre cette vidéo qui me met en joie...
Comme la zumba !

De soleil et d'eau

Dimanche, on a passé la journée à Tunica Hills,
une bien jolie place, pas plate du tout,
et parsemée de chutes d'eau, au Nord de la Louisiane, au Missississippi en fait...





Un bien joli dimanche,
pendant lequel,
le temps d'un trail, je me suis retrouvée comme téléportée sur un autre chemin.
Tout ça grâce à qui ?
Grâce à lui, qui fait de son mieux.
Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas marché comme ça.
Je crois que c'est Khalil Gibran qui a écrit "N'oubliez pas que la terre prend plaisir à sentir vos pieds nus et que les vents aspirent à jouer avec vos cheveux".
Et c'était exactement ça.

Pis au départ du sentier, il y avait ce très touchant poème.
Se coucher chaque soir sans regret, au cas où demain ne viendrait pas...




samedi 18 février 2017

Ave Maria

Jeudi il m'est arrivé une chose émouvante et touchante qui me trouble encore.
Jeudi on a appris qu'une de nos collègues de l'école,
( une célébrité soti dit en passant, car son mari est la vedette d'un reality show qui fait la gloire de notre village, ) donc une de nos collègues est tobée brusquement gravement malade.
Vraiment gravement, hospitalisée, et difficile à stabiliser.

À l'interphone, et aussi par l'intranet, on a été invité à nous joindre à un meeting un peu spécial.
La secrétaire et une prof de la crèche avaient leur chapelet.
Et toutes ensembles, on a dit le rosaire.
Ça veut dire qu'on prie de manière concentrée, avec cette litanie de je vous salue Marie (pricnipal sujet de dévotion ici), credo et notre père.
Tu vas rire, mais moi, femme de peu de foi, je ne me suis pas sentie parachutée dans un monde parallèle.
J'ai prié avec les autres, elles en anglais, moi en français.
Et avec ferveur en plus.
Il n'y avait pas tout le monde.
Il n'y avait pas celles qui étaient en service, ou celles qui n'y croient pas.
Mais il y avait les mêmes (jeunes) collègues qu'à la soirée pyjamas.
Les mêmes rigolotes.
Les mêmes hyper pro.
Et quelques autres.

J'ai déjà souvent parlé de mon rapport à la foi, que je n'ai pas chevillée au corps, et encore moins à l'âme, mais qui me touche quand je la vois chez les autres et qu'elle est sincère.
Aussi, ici, il y a une dimension communautaire qu'on ne trouve certainement pas partout en Louisiane, en tout cas pas de cette manière.
C'est  pas du prêchi précha.
C'est pas du prosélytisme.
Chacun pense ce qu'il veut et va à l'église de son choix (et le choix, il y en a...).



Mais quand l'eau est trop haute, ou quand quelqu'un est gravement malade, les gense se réunissent et prient ensemble.
C'est commme quand vous m'envoyez vos bonnes ondes, ou que vous invoquez Sainte Rita avec moi, ou quand je méditais à Shambala, c'est le fait d'être rassemblés autour d'une intention positive commune.
J'ai trouvé ça très fort, très beau, très touchant.
Ça ne m'a pas donné envie de rire comme la cérémonie de bénédiction des cartables..
Et je dois dire que si on n'était pas si loin de tout, je n'aurais pas demandé mon transfert pour l'an prochain.  Car c'est vraiment une chance de faire partie de cette communauté.

La grossitude ça n'existe pas # 8 Le bilan

Alors cette photo est une vraie...
Dans les toilettes de l'école, je sais pas pourquoi, il y avait une balance...
Cette se;aine j'ai remarqué qu'elle a été cassée.
Je ris encore à l'idée que quelqu'un l'a massacrée à pieds joints...
Balance, ma belle balance, dis-moi qui est la plus light...


Bon moment donc pour le petit bilan du whole30, qui n'aura pas duré 30 jours, loin de là, sacrifié sans regret sur l'autel d'abord d'un brunch chez une collègue, puis du week-end de contredanse dans le grand Texas.

Les plus
Franchement, je me suis sentie pleine d'énergie, moins fatiguée, et j'ai totalement oublié les petits soucis gastro intestinaux dont je souffre parfois. Pas de pain, aucun laitage, pas de sucres ajoutés, à mon avis ça fait une vraie différence,
Bien sûr, il ne faut pas sous-estimer la petite euphorie qu'on a toujours quand on est dans une parenthèse d'hyper contrôle de la nourriture, et qui biaise probablement le ressenti.
Cependant, j'ai clairement senti la différence en réintroduisant le pain, surtout celui du Subway auquel j'ai décidé de définitivement renoncer...
Par ailleurs la nourriture était bonne, j'ai jamais eu eu faim. Et je n'ai plus de fringale du matin.
Enfin, c'est très compatible avec la vie sociale, le restau, surtout ici, où c'est toujours possible de demander un poisson grillé avec une salade et de l'avocat, sans qu'on te regarde de travers.
Personne ne pose de questions, tu ne te justifies pas, c'est bien.

Les moins
Le plus gros point faible à mon avis c'est l'hyper charge en potéines animales. C'est un programme de riche déjà, et pas très conscient des conséquences de ses choix, même si on te recommande d'acheter de la viande bio. C'est bien mal connaître la réalité des filières de production intensives..
Perso, je ne peux pas manger de la viande deux fois par jour, ni même tous les jours.

Ce que je vais en garder
Mon petit déjeuner avec des fruits, des pétales de noix de coco et quelques noix ou noisettes, éventuellement complétés avec un oeuf coque.
Gros frein sur le pain, sauf le mien..., et le fromage, de toute façon cher et moyennement bon ici.
Je me rattraperai sur le chèvre de ma productrice préférée cet été.
Et mon estomac qui me dit manifestement merci de ne rien manger entre les repas.

mardi 14 février 2017

lundi 13 février 2017

Communauté universelle


Ce week end, j'ai pris conscience que ma vie a basculé sur ce bord désormais.
Pour le moment en tout cas...
Je regardais tous ces danseurs, pis je me disais que, sans légende, la photo aurait pu être prise dans n'importe quel bal folk.
Pas les mêmes danses, ni la même musique, mais ce même accord entre danseurs, les gestes, les sourires...
Là je me suis sentie à ma place.
Même la bouffe était bonne, c'est dire...

mardi 7 février 2017

Bullet de février


Ça fait longtemps que je ne vous avais pas montré mon Bullet journal, que je continue toujours avec application
et beaucoup de rendement,
franchement, si je ne l'avais pas, je ne sais pas comment je ferais...
Pour l'aspect festif, février c'est le mois de la Saint-Valentin et de Mardi Gras,
pour lequel on a un break d'une semaine à la fin du mois.
La Saint Valentin, ça  m'étonnerait qu'il s'en préoccupe, par contre ce sera mon premier Mardi Gras en sa compagnie et je m'en réjouis.
Février c'est aussi le mois des demandes de transfert, la mienne est partie hier.
Réponse le 20...
mais si c'est accepté, il faut attendre fin mai, soit nos grandes vacances, pour savoir où.

Je vais, comme d'habitude, me laisser porter par le destin.

Et puis j'ai aussi commencé un autre truc fashion, la liste de gratitude.
Tous les soirs tu écris un deux souvenirs heureux de ta journée.
Je le faisais déjà dans ma tête, tous les soirs, surtout quand les journées sont rudes, ça aide bien.
Là on écrit, et je trouve ça joli et apaisant d'en garder une trace.


Not a big deal...

J'aime cette expression typiquement américaine, qui veut dire : oh oui pas de problème, c'est pas une grosse affaire...

J'aime aussi celle-ci, I love you to pieces, qui exprime en gros, que j'aime chaque morceau, chaque recoin de ce que tu es.

Et un peu en vrac comme ça m'est venu,
je viens de comprendre une différence entre les hommes et les femmes.
Enfin je crois...

Quand je suis retombée en enfance la semaine dernière,
et qu'un peu dépassée par ma propre émotion, je me suis sentie désemparée,
un copain qui passait par là, et à qui j'ai fait part de mon trouble sans préciser de détails,
m'a juste dit : "si tu tiens à lui, choisis le bon moment pour lui faire plaisir".

C'est pas précisément ce que j'aurais fait de moi-même.
Pourtant je tiens à lui.
Pourtant I love him to pieces et tous les souvenirs heureux qu'il me construit.
Pourtant, it's not a big deal.
Mais ma féminitude et moi, on aurait plutôt tendance à vouloir mettre des mots sur les maux,
voire éventuellement à se compliquer l'existence.
Alors qu'un homme peut avoir une toute autre attitude, pas moins courageuse, juste différente et moins bavarde.
Si bien que, quand mon beau est venu en milieu de semaine, avec une canne à pêche (pour me faire plaisir), sa vielle à roue (pour me faire plaisir) et la caisse de mon porte-bagage réparée (pour me faire plaisir), j'ai compris que mon copain m'avait livré le secret d'une stratégie masculine qu'il faut savoir goûter sans bouder son plaisir..

On en a quand même reparlé.
Lui il croyait que j'étais très fâchée,
et j'ai jonglé que, dans ces cas là,
ils vont plutôt espérer que ça passe.
Espérer le bon moment.
Pour nous faire plaisir.
Avec des actes.
Alors que nous on aurait envie sans délai,
d'une réaction rassurante.
Avec des mots.