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jeudi 19 mai 2022

J'ai descendu dans mon jardin

La vie n'est qu'un passage. 

Quelle qu'en soit la durée, il faut savoir s'y installer et y prendre ses aises.

Bien que sachant que je ne vieillirai pas ici, j'ai pris le temps de faire un vrai jardin de ce carré de pelouse stérile.


Ceint de murets, en contrebas d'un puits à sec, à l'avant poste d'une friche d'acacias et d'orties, il bénéficie d'une sorte de micro-climat : un peu moins gélif l'hiver, moins plombé l'été.

Quand il est là, Dantchik y travaille avec moi. J'aime bien. Comme j'aime me dire que les ribambelles de fraises attendent les petites mains de Vania. Mais je m'y trouve bien, seule, aussi. 

Partie deux semaines en Bretagne, j'ai cru le retrouver grillé par des températures caniculaires privées d'eau. Mais non. Bien qu'il fut temps, il avait tenu le choc. C'est que je paille tout afin de limiter l'évaporation,  et que je tonds très peu, pour diminuer la température au sol. A peine une allée de circulation, et un carré pour sécher le linge.

A part les plants du potager, tout a été offert ou maraudé.

Je partage ma production avec les bestioles. Je leur laisse les déchets de la salade à couper, les montées en graines et la taille des cardes. Je ne déplore à ce jour que la perte d'un pied de concombre. Je laisse monter en arbuste le vieux chou palmier qui me régale les yeux après avoir contenté mon estomac tout l'hiver.

En cet étouffant mai, qui ne laisse rien présager de bon, je fais abstraction du vacarme du monde, en descendant mon plateau de petit-déjeuner, dans la fraîcheur de l'ombre qui s'étire assez tard dans la matinée.

C'est pas bien, mais je lis en mangeant, j'aime bien m'instruire chaque jour, après avoir pris le temps d'admirer ce miracle de pétales colorés, de tendres artichauts, de blettes jaunes et rouges, et de coussinets de trèfle blanc. Quelques cerises viennent enguirlander le petit arbre planté à l'automne. Les deux pieds de vignes partent à l'assaut du puits.

J'y travaille encore une heure, à la fraîche. Cette bouffée d'air frais remplace la gym matinale et la méditation hivernales.

Je m'y détends.

Je m'y retrouve.

Je m'y inspire.


dimanche 6 juin 2021

Les pieds terreux

Ce que m'enseigne ce jardin, où je ne resterai pas toute ma vie, c'est que sa taille me suffit pour y équilibrer mon temps.


Que les journées de moisson succèdent aux jours des semailles.

Et que l'on ne plante pas toujours pour soi-même, mais aussi pour ceux qui viendront ensuite, sans rien savoir de qui nous étions, sauf à interpréter ce que nous avons planté et comment nous l'avons fait. 

Il me fait l'éloge de la patience, et l'acceptation de l'erreur, pour la joie de contempler les fleurs et de récolter les fruits.

Il m'instruit de l'éternel recommencement. Que sont quelques raisonnables renoncements ?

Il me montre comme chaque vie a sa place dans cet univers, ainsi que tous les liens entre ces existences, leur naissance, leur croissance, leur reproduction et leur mort.

Ce jardin m'inculque le détachement, puisque moi aussi, je ne suis que de passage.



samedi 14 novembre 2020

Une journée au jardin

 Avoir un jardin est une bénédiction, encore plus en ce moment.

Un petit jardin avec vue, c'est tester mes nouvelles sandales de marche sans attestation.


C'est profiter d'un déjeuner de soleil dans ce mois de novembre,
bien trop sec sans que l'on songe à s'en plaindre.

C'est pouvoir, en ces temps incertains, se projeter un tout petit peu.

Semer dans l'espoir de récolter.

Faire germer l'idée du bivouac.

Mûrir le plan d'un nouveau chemin...


mercredi 10 juin 2020

La vie de Château

Un peu plus d'une semaine dans mon nid d'aigle avec vue.
Et décidément pas de regret.
Et plus aucun maux de tête (alors que je viens quand même de passer une IRM cérébrale).

Sans le basculement de mon voisin, je ne serais pas partie si vite.
Je sentais la puissance de son aura négative.
Cela va vous paraître étrange peut-être, mais je suis très sensible à certains lieux, et je crois aux bonnes comme aux mauvaises ondes. Pas toujours facile pour les autres de le comprendre. Moi même parfois je ne saurais pas expliquer pourquoi je fais ceci ou cela. Je connais seulement que je dois le faire.

Bref, c'est drôle comme le vent de la vie nous pousse dans le dos. Un peu comme sur le chemin, quand les bourrasques s'engouffrent sous ta cape et te font perdre courage. Pourtant tu marches et tu trouves refuge.

Me voilà donc à Château, à goûter le soleil sur ma peau en étendant mon linge, pieds nus, dehors,
à planter un pied de vigne,
à contempler, sans me lasser, les vues sur le fouillis d'arbres et de chemin,


à traîner dans la lumière du soir après avoir monté mon composteur.

 

La quiétude d'un bout de jardin, la liberté de rejoindre la piscine de Sancoins à vélo,


la lumière traversante quand je suis chez moi, tout est cadeau.

En retournant voir mon ancien appartement, pour le ménage, j'ai remarqué qu'il était moins lumineux.
Et surtout que j'en suis déjà détachée.
Avec, au coin du cœur, un élan de gratitude pour ce lieu que je quitte, mais qui m'avait opportunément accueillie en rentrant de Louisiane, au moment où j'avais besoin d'une place propre, bon marché et situé au centre de mon secteur de travail.

Si maintenant l'univers veut bien aboutir ses projets pour moi, en résolvant ma rupture conventionnelle et en croisant le fil d'un vrai padna, ça serait un bel alignement.

lundi 11 mai 2020

Jardin d'amour

Tu te souviens de cette lettre du bout du cœur ?
2013
2017
2020, j'ai rempilé presque trois années.
Et toujours la même attente, insatisfaite.
C'est drôle, mais bien souvent, on s'enferre dans une situation, parce que ce serait trop dur d'admettre qu'on s'est trompé.
J'ai un peu honte d'avoir été naïve, de m'être laissée bercer par quelques jolis mots, rares et touchants,
qui ont pesé lourd dans ma compréhension et ma confiance accordées au bénéfice du doute.
Une fausse sensation de liberté.
J'ai déjà investi beaucoup de moi,
ce serait pour rien ?
A ce moment là, probablement pas pour rien non.
Se rendre utile et se laisser utiliser pour se sentir aimée.
C'est l'histoire d'une vie.
Mais aujourd'hui ?

Je relis cette lettre, et je me dis,
ces derniers jours, quand je commençais à accuser le coup,
de tout, du confinement, de la solitude, de l'école,
le jardin d'Embraud m'a sauvée.
Un jardin sur mon chemin, juste au moment où j'en avais tout spécialement besoin.
Un jardin pour avoir le nez dans l'herbe et la terre.
Pour respirer.
Sentir le soleil sur mon dos, ou l'odeur de la pluie qui s'annonce.











Pendant ce temps, Padna, ce merveilleux compagnon de voyage,
brille par son absence.
Asteure qu'il n'y a plus de voyages, il est juste... loin.

Dans ma mémoire à géométrie variable s'édifient de nouveaux souvenirs.
Des souvenirs ancrés ici.
D'une friche, j'ai fait un formidable terrain de jeu.
J'ai fauché, greliné, couvert, semé...
J'attends des plants pour compléter

"Adopte le rythme de la nature, son secret est la patience."
Ralph Waldo Emerson


Hier, Jean-Baptiste m'a parlé de la Louisiane,
puis il s'est senti gêné, pensant avoir commis un impair.
C'est là que j'ai compris que j'ai mes propres souvenirs heureux de ces trois années magnifiques.
Un peu avec lui, beaucoup sans lui.
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve que c'est plutôt bon signe.

En dépit de cette attraction incroyable et inexplicable,
de tous ces signes du destin qui semblaient applaudir à ce spectacle de funambules,
comme une volonté extérieure à la mienne, contre laquelle je n'ai jamais réussi à lutter,
je crois bien bien que Padna ne peut pas être le destinataire de cette lettre, vieille de sept ans déjà...

Avec mon nouvel appartement, j'aurai aussi un petit jardin à moi.
Padna n'a pas de vrai jardin.
Il n'en aurait pas la patience.

mardi 28 avril 2020

Le grand confinement de Madame Nicole # 44 La belle ouvrage

Jour 44 Danse de la joie
Mariez vous belles fillettes, bourrée fredonnée.
Je commence à venir à bout de la friche, vieille manière, sans machine.
Il a plu cette nuit, odeur de terre humide.
Je crois que ça serait bien de laisser le reste en herbes folles.
Juste ménager des passages.



L'après-midi j'écoute le consternant et édifiant discours du premier ministre.

 - Le télétravail doit être maintenu au maximum. Oui, mais non, pas pour l'école, l'école on y retourne.
- Pas de groupes de plus de dix personnes. Oui, mais non,  pas pour l'école, à l'école c'est 15 par classe...
- Masques pour tout le monde. Oui, mais non, pas pour l'école, à l'école primaire, pas de masques pour les enfants. Sauf s'ils sont malades en cours de journée. Donc déjà contagieux depuis un moment....
- Déconfinement à géométrie régionale variable, avec des départements rouges et verts. Oui, mais non, pas pour l'école primaire. A l'école, tout le monde y va, même dans les départements rouges. Mais les collèges non hein. Pourquoi ? je sais pas...


vendredi 24 avril 2020

Le grand confinement de Madame Nicole # 40 En attendant les mariniers

Ma grelinette est mon amie.
Il va falloir trouver des trucs à planter.
Et au retour des cygnes, leurs petits et un envol de hérons sur un étang...





Jour 40 : la rivière au loin.

Quand reviendront les mariniers ?




Le soir, je m'échappe à l'Echoppe, micro magasin bio,
qui fait, ce vendredi, des burgers à emporter.
Finalement, je mange dehors, en compagnie d'autres convives.
A distance, mais ils ont fait un feu, 
et je suis heureuse de retrouver de la compagnie.
Non, je ne me sens pas coupable.
Mais je ne m'attarde pas non plus.
Au retour, je suis récompensée par un coucher de soleil splendide,
que je m'arrête pour regarder.
Le temps de voir le disque solaire se glisser derrière la ligne d'horizon.
Une journée réconfortante.



jeudi 23 avril 2020

Le grand confinement de Madame Nicole # 39 Je suis descendue dans mon jardin


Accès raisonné aux potagers autorisé.
Alors défrichage en Braud.
Trois heures dehors.
Une grande respiration.
J'ai retrouvé les fraisiers en fleurs.
Et je me suis embrouillée en chantant.
Mais c'est que j'entends des voix dans ma tête...
Comme si on était tous ensemble.
Jour 39 Le vin, le verre et la bouteille.
Une chanson à répondre.
Donc tu peux répondre, si tu as envie...






samedi 28 mars 2020

Le grand confinement de Madame Nicole # 13 C'est demain dimanche


Pas de jour 12.
Le douzième jour fut un jour de tristesse.
Pas d'apéro non plus, paraît que la Quézac diminue les défenses immunitaires.
Mais non, je déconne.
Jour 13 : C'est demain dimanche.
Parce que je pense à Embraud, et que j'entends l'accordéon dans ma tête.
Passée à la traverse dans les herbes encore rases, je trouve l'eau qui me réconforte toujours.
Bien que les abords de tout étang ou plan d'eau soient interdits.
Sauras-tu repérer le moment où la voix défaille d'émotion ?





dimanche 1 novembre 2015

Home made and garden party

Chassez le naturel,
il revient au triple galop...
Ce matin, j'ai pas brunché.
En principe, le week-end, depuis que je suis ici, je ne petit-déjeune pas,
je n'ai pas envie.
J'attends tout simplement midi.
Mais ce matin,
j'ai mangé mon granola fait maison.

Heureuse conjonction de petits hasards,
alors que je ne retourne sur mes blogs préférés que depuis quelques jours
je tombe sur ce post (et la recette du granola donc)
de Caroline,
au moment où je me disais que j'aime vraiment bien ça,
mais que c'est trop sucré (et donc après j'ai refaim trop tôt...).

Facile à faire,
super odeur dans la maison
(je sais pas pourquoi, ça sent toujours un peu la bête crevée ici..)
perso j'avais pas de sirop d'agave,
j'ai mis 3 cuillerées à soupe de miel liquide et 3 CS d'huile de coco pour 200 g de flocons d'avoine.
Et franchement, c'est super bon et je n'ai pas eu faim une heure après.





Deuxième essai transformé de do it yourself,
le déodorant.
Perso, en France, j'en mettais pas,
puisque je considère que c'est inutile sur des aisselles glabres,
à part un peu de pierre d'alun de temps en temps.
Mais franchement ici c'est incontournable,
on transpire trop.

Donc là, j'ai choisi une recette facile : 6CS d'huile de coco (liquide après avoir été mise sur le four pendant que le granola dorait...), 4 CS de maïzena (ou d'arrow root mais je préfère la fécule de maïs parce que j'en ai...) et 4 CS de baking soda, soit du bicarbonate de soude, de la bête levure chimique quoi.
On mélange les deux poudres et on les fouette à la fourchette petit à petit dans l'huile de coco.
A la fin on rajoute une dizaine de gouttes d'huile essentielles (j'aime bien la palmarosa mais j'en trouve pas ici), donc j'ai mis un assortiment, dont le voluptueux ylang-ylang et la lavande.
Ensuite ça se solidifie.
Tu en mets très peu avec les doigts,
c'est comme un beurre corporel spécial dessous de bras.
Efficace, doux et pas cher.

Pis j'ai récolté mes premiers courgettes et concombres.
Le basilic est à foison, il est même en fleurs,
les petits pois aussi.
Les tomates sont encore vertes.




Enfin je te montre ça :
les satsumas.
C'est comme des mandarines
mais en plus meilleur,
parce que c'est gratuit dans le jardin.





jeudi 23 octobre 2014

Une saison aux jardins

Automne français
le 20 octobre, à Saint-Sulpice,




automne russe,
le 20 octobre à Nijny.


dimanche 13 avril 2014

Garden party

Ami lecteur,
si tu as suivi le fil qui m'a conduit de l'état de propriétaire angoissée
à celui de locataire libre comme l'air
tu te souviens peut-être de la friche mise à disposition par mon loueur
pour en faire un potager.

Voici ce qu'elle est devenue aujourd'hui,
dimanche béni de douceur et de lumière,
qui m'a vu transpirer au jardin de 9h00 à 18h00,
le matin au potager, l'aprèm dans les (futurs) massifs.

Potager's corner donc.

A droite, tout au fond, c'est trop humide pour être praticable.
En plus, mes voisins y jettent leurs déchets de taille,
(je ne sais pas s'ils ont bien intégrés que j'ai seule l'usage du terrain...
Il faudra quand même que je leur parle de la déchetterie...)

J'ai creusé un petit fossé de drainage,
je ne sais pas si ce sera suffisant,
et j'ai commencé une butte, pour voir...
Juste à côté, le mini-pêcher donné par Hilly.
J'ai eu du mal à lui trouver une place : pas à l'ombre, pas dans la terre détrempée...
Je ne peux rien planter le long de la clôture : il y a des chevaux qui viennent nous rendre visite, et qui sont très gourmands.

Au premier plan, je viens de greliner une bande de terre que j'avais occultée tout l'hiver.


 Je vais y planter ça : les deux groseilliers et le cassis, des branches qui viennent de mon ancien terrain.



Je laisserai peut-être la bâche toute l'année : avec le voyage aux Etats-Unis, pas la peine de voir trop grand non plus, et de toute façon, je n'ai pas encore de compost pour amender la terre.

A gauche, mon carré potager que j'ai fait toute seule.
trois rangs de pommes de terre (de récup : celles qui commençaient à germer dans ma cuisine)
parce que c'est un super désherbant,
et un de petits pois,
qui, avec ses copains les haricots, sait bien enrichir les terrains (en plus j'adore le velouté de cosses de petits pois).
Le voile de forçage, c'est plutôt pour dissuader les chats,
parce que la terre est déjà tiède.

Juste derrière,
ben,
ce sont mes deux autres voisins,
qui ne voulaient pas de jardin,
non, non,
pas du tout,
mais qui finalement, quand ils ont vu le terrain, m'ont dit qu'ils en voulaient un bout aussi,
à savoir les superficies dans le prolongement de leur terrain.

Ça aurait pu être agaçant : ce n'était pas du tout prévu comme ça,
ils ne m'ont pas vraiment demandé mon avis
sans compter que leur partie est la plus sèche,
et que celui qui jouxte le mien est un adepte du Round up
(encore une belle histoire avortée...)

Mais,
comme de toute façon,
c'est un peu grand pour moi,
et que je trouve sympa de partager,
j'ai pas chipoté
(mais j'ai bien précisé que c'est pesticides et herbicides FREE, sinon oualou !)


Pour conclure
une petite métaphore jardinière s'impose :

il n'aura pas échappé aux plus attentifs qu'on arrive à l'échéance de la jachère affective librement consentie.
Quelqu'un m'a demandé si les listes étaient ouvertes.
En fait non.
J'apprécie toujours beaucoup mon lave-vaisselle,
mais lui,
je ne l'attends toujours pas.

dimanche 16 mars 2014

Au carré !

Ça y est 
 Je me lance.
Toute seule.
J'ai acheté deux planches, que j'ai fait couper à 1m20.



J'ai choisi des vis à pentures de 8
mais je crois que j'aurais dû prendre des tire-fonds.
En tout cas, j'en ai bavé pour les mettre.
J'ai quand même sorti la perceuse pour forer des avant-trous à 5.
Et c'était pas trop mal.


Voilà le résultat.
Bon, faut pas regarder de trop près,
c'est mon premier essai.
je ferai mieux la prochaine fois.
Je crois qu'il me faudrait plutôt des planches de 5 cm d'épaisseur
(celles-ci ne font que 3 cm, et je soupçonne qu'elles soient traitées...)
En tout cas, cette semaine, je prépare le sol de ce premier carré.

samedi 1 mars 2014

Le samedi c'est yummy # 18








A quoi reconnaît-on la première journée yummy de l'année ?

Pour moi, c'est quand, pour la première fois, je peux laisser la porte du jardin ouverte du matin au soir, et traîner dehors jusqu'au froid de la nuit.
Alors je rentre me mettre au chaud, parce qu'hier encore, c'était février quand même (et qu'avant hier il a un peu neigé...)




Le samedi c'est yummy, 
quand je peux manger vegan,
parce que j'ai pas mes deux dobermans ...
(Cake carottes, fruits secs et carvi, une création perso.
Me rappeler de ne pas mettre de pâte de sésame la prochaine fois..)


Yummy aussi les petits gâteaux au chocolat croustifondants,
pour le retour des dobermans
les blogosphèrement famous crinkles.
J'ai pris la recette chez Rose, et j'ai utilisé du chocolat au lait à cuire.
Very tasty.
Yummy quoi...


Une pensée moins yummy m'a traversé l'esprit depuis quelques jours.
Un petit truc qui me manque de l'autre maison :
la nuée de primevères qui émaillaient la pelouse, les chemins,
et faisaient basculer irrémédiablement l'âme côté printemps.
Aujourd'hui j'en ai acheté un carton
et je les ai  plantées, pour les voir de la fenêtre de la cuisine le matin.
Un samedi parfaitement yummy.




lundi 9 septembre 2013

Vue sur potager

Avant
Au premier plan,
étalage, à la va comme je te pousse, de la botte de paille pourrie
laissée par le précédent locataire près de l'abri de jardin.
Elle pesait un âne mort,
et dedans, il y avait toute une fourmilière (pourquoi serais-je la seule à déménager ?)
et d'autres bêtes que je n'avais jamais rencontrées auparavant.
En arrière-plan :
des orties, un vieux sapin de Noël, des orties, de la saloperie de bambous, des orties...

 Après
le passage du girobroyeur...
Il n'y a pas beaucoup de sol,
mais le propriétaire va faire livrer de la terre végétale dans la semaine,
pour que je puisse prendre racine ...

samedi 31 août 2013

Retour sur investissement

Call me troc's queen

Je me suis débarrassée en une heure de mon énorme tondeuse thermique,
qui de toute façon ne rentre pas dans le nouvel abri de jardin.
Avec les sous encaissés aujourd'hui grâce au Bon coin
j'ai décidé de m'acheter une petite tondeuse électrique pour mon nouveau gazon
et de l'étrenner avant que l'herbe ne nous arrive aux genoux.

Le plaisir que j'ai eu à effectuer ces aller-retour à plat,
avec moins de 3 kg au bout des doigts (d'une main)
en moins d'une heure (je me suis arrêtée pour discuter avec le voisin,
un fan du round-up malheureusement, gros bémol là, on est vraiment très près les uns des autres...)
je n'ai même pas les mots pour l'expliquer.

Moi, j'ai la porte et les trois fenêtres...

Le deuxième kiff du jour,
ça a été d'acheter de la peinture, et de me faire faire une facture pour le remboursement par le propriétaire.
Là, j'ai VRAIMENT pris conscience que
désormais
il y a plein de trucs que je n'assumerai plus moi-même.

Sans compter que
 depuis le départ des copines
- davantage qu'à force de vider et d'encartonner -
j'ai de plus en plus l'impression de vivre dans un gîte qu'il faut rendre à la fin de l'été,
c'est le deuxième effet kiss cool des bonnes ondes.
Question ménage, je m'en tiens au minimum syndical
et coté jardin, j'ai un peu lâché le morceau.
La preuve, c'est que j'ai déjà déménagé quasiment tous les outils et le mobilier d'extérieur.



En fait, j'ai totalement désinvesti ma maison
pour me tourner vers mon nouveau lieu de vie.
J'en suis déjà à imaginer comment je vais agencer mon nouveau potager :


Heu oui,
là tout de suite, de l'imagination, il en faut beaucoup.
mais ça va le faire...
En attendant, le sous-sol n'en finit pas de se vider,
c'est comme un puits sans fond, 
il en sort toujours  et il m'en reste encore trop...