samedi 18 mai 2013

Spring spleen

A peine le temps de tondre la pelouse,
et de nouveau le froid, le gris, la pluie.
Pourtant, j'ouvre la fenêtre et le parfum de l'herbe coupée,
mêlé à l'effluve entêtant des lilas,
envahit le bureau.

Des fenêtres de ma chambre,
le spectacle est plus coloré,
d'habitude,
plus terne cette année.
Mais j'aime toujours bien
ouvrir les volets
et me replonge cinq minutes sous la couette
le temps d'avoir l'impression
de me réveiller dans le jardin.
J'aime ce moment,
venu tardivement il est vrai,
où les arbres sont fleuris,
et étalent leurs couleurs crémeuses sur le bleu le blanc glacé d'un ciel si bas.


On ne peut pas dire que je sois top motivée
par le jardin pour l'heure.
Rentrée de mes douze jours de marche,
j'ai retrouvé une jungle,
que j'ai eu le plus grand mal à reprendre en main,
entre un emploi du temps serré,
et la météo pourrie.
Je n'ai taillé l'hortensia qu'hier soir,
et sévèrement,
parce qu'il a bien morflé cet hiver.
J'ai pensé au bleu magnifique qu'il déploiera dans quelques semaines
et ça m'a boostée.
En levant la tête,
j'ai remarqué que les deux cerisiers sont pleins de petites pampilles vertes,
la pluie et le froid ne les ont pas étouffés comme l'an dernier,
c'est déjà ça.

J'ai décidé aussi d'occuper ces trois jours de week-end
(enfin ce qui en restera : je passe aussi ma certification de Français langue seconde mardi matin)
à mettre en place le potager,
comme d'habitude.
D'abord parce que
pour l'instant, je vis ici,
et que j'ai envie que ça continue d'y être vivant justement ;
Je n'ai aucune idée du temps qu'il me faudra pour vendre,
pas question de m'imposer un panorama de bidonville,
dans le cas où le provisoire devrait durer.
Ensuite,
je me dis
que ça peut faire une différence au moment des visites,
un jardin qui donne envie de faire péter le barbecue,
par rapport aux no man's land des maisons inoccupées.

Hier,
j'ai reçu deux autres estimations, à 15 000 euros de plus environ.
Soit elles sont trop optimistes,
soit le premier a sous-estimé pour vendre plus vite.
De toute façon,
je la mettrai dans deux agences,
pas plus,
et je choisirai au feeling,
en fonction du contact avec mes interlocuteurs.
J'aime pas bien les brasseurs de vent
qui imposent un mandat d'exclusivité,
et forcent la main en actionnant le levier de la peur.
Je n'ai pas peur, de toute façon :
j'ai un toit au-dessus de ma tête, et un jardin qui m'apaise.

Je suis aussi passée devant une maison-témoin de Bâtidur,
un constructeur limousin de bonne réputation.
Jusque-là,
j'avais fait une croix sur l'idée d'un pavillon neuf,
je les trouve affreux.
Mais celui-là m'a plu, avec ses lignes contemporaines, ses fenêtres en alu, sa terrasse couverte.
Ce serait un gros investissement d'énergie,
surtout seule,
mais ensuite pas mal d'années de tranquillité.

Pour arbitrer entre fantasme et éventuel projet,
j'ai pris rendez-vous avec la responsable de l'agence locale.
Il se trouve que c'est elle qui m'a vendu ma maison actuelle,
quand elle était commerciale chez celui-là même qui l'estime au prix le plus bas.
Ces raccourcis, ça me plaît.

10 commentaires:

Barbara a dit…

profite de ton week end alors pour continuer à prendre
humer
ressentir
la vie
comme elle vient ...

☼pour mardi et la certification
;o)

ici le ciel est noir ,le vent dément, la tondeuse ne risque pas de sortir même pour un passage éclair !!!!

car
c'est aqualand-parties bis et repetita


mots validation resurection PAXex

Geneviève ou VoilàJune a dit…

J'ai beaucoup de chance, il fait beau chez moi. Pour le jardin et la maison qui doivent rester vivants, jolis tu as bien raison. Je ne changeais rien pour les visites mais je mettais un point d'honneur à ce que tout soit accueillant et chaleureux (à commencer pour les enfants et moi). Pour l'agence, j'ai mis 2 agences aussi, en me basant sur l'estimation haute parce que ça laisse une petite négociation pour l'acheteur. Pour les maisons neuves, tu verras bien mais elles sont au top pour les consommations d'énergie ultra basses, ça compte.
Pour tout, se faire confiance, être attentif à ses sensations...

Geneviève ou VoilàJune a dit…

Je vais te faire un peu envie peut-être, j'occupe mon week end à peser mon sac, trier, échanger le plus léger contre le plus lourd etc...

Geneviève ou VoilàJune a dit…

le plus lourd contre le plus léger bien sûr, tu auras rectifié ! :)

Coline a dit…

@Geneviève : merci pour les conseils, ça me conforte dans mes impressions.
Quand as-tu vendu ta maison ? Le marché ne cesse de baisser...
Pour le sac, oui, ça me fait envie.
J'aimerais bien partir et faire tout d'une traite, mais je ne vois pas comment cet été, parce que je travaille jusqu'à mi-juillet.
De toute façon, avec la vente de la maison, je ne fais pas trop de plans.
On verra bien.

Geneviève ou VoilàJune a dit…

J'ai vendu ma maison en juin dernier et l'immobilier avait déjà beaucoup baissé. Le gros coup de chance que j'ai eu, c'est que les acheteurs (en plus d'être très sympas) voulaient la signature qu'en juin alors que le compromis a été signé en octobre 2011. J'avais donc la possibilité de rester dans ma maison tout l'hiver et le printemps. Ca me souciait beaucoup cette date de vente. Je te souhaite que les choses se passent bien comme ça, ça arrive.
Ensuite, j'ai eu une location HLM (j'habite une toute petite ville) dans laquelle j'étais bof bof mais qui m'a bien rendu service. J'ai acheté un petit appartement avec un remboursement mensuel moins élevé que le loyer HLM alors ça va, je peux m'en sortir.

Geneviève ou VoilàJune a dit…

... J'ai l'esprit plus libre maintenant et voilà pourquoi je pars "battre la campagne" ;)
Question très technique: emportes tu une gamelle ou est ce parfaitement inutile ?
Et un sac de couchage ??? J'ai un sac à viande en soie et un sac de couchage mais j'ai pesé et mon sac fait 6,5 Kgs, je trouve ça trop... Tu veux bien me donner ton avis ?

Bon jardinage si tu t'y colles ce we. Ton jardin est très joli et tu seras contente si les acheteurs tombent amoureux de ta maison !

Coline a dit…

- La gamelle : totalement inutile, mais il paraît qu'en Espagne, ça peut manquer. Cependant, en Espagne, je ferai le choix de ne pas la prendre, c'est pas le genre de pays où on meurt de faim.
J'ai toujours mon couteau, et une cuillère/fourchette en plastique.
- Le sac : la première fois (en France), je ne l'ai utilisé qu'une fois (le mien ne pèse que 300 g)et j'aurais pu m'en passer. La seconde fois, je ne l'ai pas pris, parce qu'en fait, il y a des couvertures dans tous les refuges. Il ne m'a(un peu) manqué qu'une fois. A la Bastide de Chalosse (salle po) il n'y avait que des petits plaids. Comme toujours, j'ai eu de la chance : les autres avaient des sacs, la veille je les avais dépannés en nourriture, ils m'ont filé leur plaid. J'ai entassé, j'ai enfilé tous mes habits, j'ai dormi, bref je n'ai pas regretté de ne pas l'avoir pris !
En revanche, c'est bien si on veut dormir à la belle étoile, mais pour l'Espagne, ça ne me paraît pas approprié (et en plus il faut un thermarest)
Je trouve que 6,5 kg, c'est bien, sauf si tu pèses 45 kg... il faut rajouter 1kg d'eau (tu te réapprovisionnes facilement pour ça.) et la nourriture.
Tu as pris des livres ou guides ? ça c'est lourd, et pas utile...
Le plus important, c'est la manière de régler le sac : ce sont les hanches qui portent, et pas les épaules....

Geneviève ou VoilàJune a dit…

Bon, je supprime la gamelle. J'ai un guide mais je crois que je vais le garder. Mes enfants me l'avaient offert, je l'ai "potassé" et il vient d'être réédité moins lourd et avec moins de blabla, juste des repères techniques... Je vais prendre la Nouvelle édition. Pour le sac de couchage, je réfléchis encore un peu mais j'aurais peur de dormir dehors comme Sylvie.
Pour le poids du sac, c'est bon alors, je pèse 60 Kgs )pas 45 heureusement ;) )

Geneviève ou VoilàJune a dit…

Sans doute as tu entendu François Morel la semaine dernière... J'espère que le lien marchera:
http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=631562