Madame Nicole est revenue s'ancrer au bord de la dernière rivière sauvage d'Europe. Retour en Allier libre, au pays des hérons, des sternes, et des cigognes.
mercredi 6 novembre 2013
mardi 5 novembre 2013
La maison morte
C'était quelque part entre Virgen del Camino et Hospital de Orbigo.
De loin, elle avait l'air d'une petite maison aux fenêtre fermées.
Mais tout près, j'ai vu que toutes les ouvertures avaient été murées, et d'abord, ça m'a un peu serré la poitrine.
Il ne fallait traverser que quelques mètres de pelouse pour sauter dans la piscine en éclaboussant les cousins, avant de revenir se jeter, affamés, sur le goûter servi par la grand-mère à l'ombre de la petite terrasse.
Je me suis demandée pourquoi on avait gardé cette maison, en la cachetant si soigneusement.
J'ai pensé, voilà, quelqu'un a construit ces murs, mais tout passe, rien ne dure, et rien ne sert de s'attacher aux choses qu'on croit pourtant immuables.
Les maisons aussi peuvent mourir.
Puis je suis repartie plus légère
De loin, elle avait l'air d'une petite maison aux fenêtre fermées.
Mais tout près, j'ai vu que toutes les ouvertures avaient été murées, et d'abord, ça m'a un peu serré la poitrine.
J'ai fait le tour.
Ici il y avait eu de la vie. Des battements de cœur d'enfant s'étaient accélérés sur la balançoire.
La porte scellée était sûrement toujours ouverte autrefois, parce qu'elle donnait sur le jardin, à peine voilée d'un rideau de plastique multicolore.
Au printemps, il y avait une explosion de roses.
Je me suis demandée pourquoi on avait gardé cette maison, en la cachetant si soigneusement.
J'ai pensé, voilà, quelqu'un a construit ces murs, mais tout passe, rien ne dure, et rien ne sert de s'attacher aux choses qu'on croit pourtant immuables.
Les maisons aussi peuvent mourir.
Puis je suis repartie plus légère
Danger école
En l'honneur de ceux qui courent vers la liberté.
D'abord briser les entraves qui nous sont imposées.
Sur le chemin découvrir toutes celles qu'on se met.
Et avancer encore en se battant contre soi-même,
avec ce goût délicieux de l'herbe des hautes pâtures
tellement plus tendre que celle des jardins clos.
mardi 29 octobre 2013
La coquillette décongèle lentement / Desde Hospital de Orbigo hasta Astorga
Ce matin encore je marchais.
J'avançais dans un soleil gelé, et mes mains restaient glacées sur les bâtons.
J'avais gardé le dress code de pluie, qui permet aussi de résister au froid,
et opté pour une variante à peine plus longue, et tellement plus jolie, qui permet d'éviter le bord de la grand route.
C'était beau, je respirais profondément, et je prenais mon temps,
parce que je savais qu'il n'y aurait pas de prolongations cette année.
Je savais avoir quitté le désert de la Meseta. Il y avait de nouveau des arbres, du vert, de la montagne à l'horizon. C'était déjà la Galice.
Je me disais que j'aimerais bien continuer pendant les vacances de Noël, parce qu'il ne me reste que jours pour arriver à St Jacques.
Et puis je respirais encore et j'avançais toujours.
La cathédrale d'Astorga est apparue entre deux arbres.
Une fois arrivée, j'ai fait un tour au marché,
pris une douche au refuge,
fait un tour en ville.
J'ai passé un moment avec Angelo et Ola.
Je l'aime bien Angelo, il est spécial. Il me fait penser à Franzouski.
Il parle plein de langues, c'est un genre de leader naturel.
J'aime l'accent polonais d'Ola quand elle parle anglais.
Ils attendaient l'ouverture des magasins, chienne de sieste, avant de repartir vers le village suivant.
Il m'a demandé si j'étais triste de m'arrêter là,
et franchement non.
J'ai attendu mon bus longtemps, il était en retard.
Grand chambardement à Suco.
Gros coup de cafard, ce restoroute grouillant, après les jours de peu de gens, et les passagers qui s'empoignent quand il faut récupérer les bagages pour changer de car.
J'arriverai le mercredi matin à 7h30 au péage d'Ussel.
La boucle est bouclée.
J'ai froid.
et depuis mon retour, je suis toujours fatiguée.
J'avançais dans un soleil gelé, et mes mains restaient glacées sur les bâtons.
J'avais gardé le dress code de pluie, qui permet aussi de résister au froid,
et opté pour une variante à peine plus longue, et tellement plus jolie, qui permet d'éviter le bord de la grand route.
Je savais avoir quitté le désert de la Meseta. Il y avait de nouveau des arbres, du vert, de la montagne à l'horizon. C'était déjà la Galice.
Je me disais que j'aimerais bien continuer pendant les vacances de Noël, parce qu'il ne me reste que jours pour arriver à St Jacques.
Et puis je respirais encore et j'avançais toujours.
La cathédrale d'Astorga est apparue entre deux arbres.
Je me suis approchée.
Pas trop vite.
Une fois arrivée, j'ai fait un tour au marché,
pris une douche au refuge,
fait un tour en ville.
J'ai passé un moment avec Angelo et Ola.
Je l'aime bien Angelo, il est spécial. Il me fait penser à Franzouski.
Il parle plein de langues, c'est un genre de leader naturel.
J'aime l'accent polonais d'Ola quand elle parle anglais.
Ils attendaient l'ouverture des magasins, chienne de sieste, avant de repartir vers le village suivant.
Il m'a demandé si j'étais triste de m'arrêter là,
et franchement non.
J'ai attendu mon bus longtemps, il était en retard.
Grand chambardement à Suco.
Gros coup de cafard, ce restoroute grouillant, après les jours de peu de gens, et les passagers qui s'empoignent quand il faut récupérer les bagages pour changer de car.
J'arriverai le mercredi matin à 7h30 au péage d'Ussel.
La boucle est bouclée.
J'ai froid.
et depuis mon retour, je suis toujours fatiguée.
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St jacques de compostelle,
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Des nouvelles de ma nouvelle # 9
C'est une nouvelle que vous avez déjà lue
mais qui n'avait pas été retenue par le jury du concours pour lequel elle avait été écrite.
mais qui n'avait pas été retenue par le jury du concours pour lequel elle avait été écrite.
Elle vient d'être publiée par Short Editions
comme Vendanges tardives
actuellement en-tête dans la catégorie du très très court,
(essentiellement grâce au coup de pouce de Jack).
Alors si vous l'aimez toujours,
votez pour elle,
sachant que la date limite est le 30 novembre.
lundi 28 octobre 2013
Le dress code de la coquillette
Non, ce n'est pas la soeur de Quasimodo.
C'est moi.
Quand il pleut.
Je pense que si Stéphanie me voyait, elle ne validerait pas mon look.
Pourtant, j'ai tenté le genou en dedans de toute blogueuse mode qui se respecte.
Allez, on tire la chevillette, et la coquillette cherra...
C'est moi.
Quand il pleut.
Je pense que si Stéphanie me voyait, elle ne validerait pas mon look.
Pourtant, j'ai tenté le genou en dedans de toute blogueuse mode qui se respecte.
Allez, on tire la chevillette, et la coquillette cherra...
La coquillette en instantané / Desde Virgen del Camino hasta Hospital de Órbigo
Il fait un froid de loup,
et l'albergue paroquial est certainement sublime en été,
mais là, juste, on se pèle,
et je pense que demain, je devrai remettre ma culotte mouillée.
Je n'ai rien lavé d'autre,
ma polaire commence à sentir la petite fille qui se néglige.
Ce soir ce sera nouilles chinoises en prise rapide.
Le chemin aujourd'hui était très solitaire (j'aime bien)
mais aussi très laid (j'aime moins).
et l'albergue paroquial est certainement sublime en été,
mais là, juste, on se pèle,
et je pense que demain, je devrai remettre ma culotte mouillée.
Je n'ai rien lavé d'autre,
ma polaire commence à sentir la petite fille qui se néglige.
Ce soir ce sera nouilles chinoises en prise rapide.
Le chemin aujourd'hui était très solitaire (j'aime bien)
mais aussi très laid (j'aime moins).
À part quelques nouvelles maisons de hobbits
The way today ressemble essentiellement à ça :
Avec quelques champs de maïs en fin de parcours.
Mais je tiens bon, parce aue je ne veux faire au'une petite étape demain, la dernière,
et aue je n'ai pas envie de courir pour attraper le bus.
Je suis recompensée par l'arrivée à Hospital de Órbigo
son pont et sa chaussée de pierres
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