Après trois mois de bras et jambes nues au soleil, de road trips et de coups de pédales (600 km...), je viens de terminer et un petit livre acheté dans une brocante, et la première semaine de rentrée.
C'est une autrice québécoise, qui raconte ses histoires d'amour avortées, ses ruptures, ses espérances, et ses déceptions. C'est drôle, léger, tendre, et ça se lit vite.
J'en ai retenu que, comme je suis capable de plier seule mes draps housses, je suis libérée et en route sur un joli nouveau chemin, le mien.
Libération et renouveau qu'en cette nouvelle lune, je célèbre en me débarrassant de tout ce qui me pèse, ou me ramène à la manière dont je me suis faite avoir.
Parce que oui, bien sûr, j'y pense encore de temps en temps. Mais désormais, ça me fait rire, avant de s'évanouir.
Pendant que s'édifie la maison de bois du petit cochon, sur un terrain que je lui avais indiqué, et choisi en ma compagnie, selon les plans établis avec mon avis, après avoir pris les cotes de mon appartement (tout cela en pleurnichant que je ne veuille pas aller aux autres rendez-vous constructeurs ET en allant coucher avec l'autre ET se plaindre aussi auprès d'elle, mais quelle santé !😀😏), pendant que dans une brève illusion je l'imagine travailler dur à se refaire une réputation dans un bourg de 6 000 habitants, je m'apprête à emménager dans mon nouvel et mignon appartement, à 15 minutes, à pied ou à vélo, de tout ce que j'aime faire : danser, lire, me cultiver, nager, bouger.
Et je trie.
Les vêtements déjà. J'ai perdu trois tailles, je ne vais pas m'en plaindre, Monoprix non plus.
Le lit. J'aime le mien, il est confortable. Il me suffit de remplacer le surmatelas par un nouveau, en pure laine du Limousin.
Les draps, je ne les change pas. J'avais tout remplacé chez lui, viré les guenilles à l'odeur suspecte, renouvelé le stock chez Carré Blanc. Il aime que les femmes lui offrent de belles choses. Et bien sûr, je lui en ai laissé quand j'ai quitté sa maison. Le pauvre, il n'avait plus RIEN pour se vautrer avec une autre !
Mais le jeu de serviettes moelleuses, avec le petit couple des amoureux de Cocteau. dont il a conservé un exemplaire, je ne peux plus les voir en peinture,
Le tout a fait plaisir à une copine, pour laquelle, évidemment, elles n'ont aucune signification.
Pis moi j'ai retrouvé la gym, le yoga, planifié un séjour au ski cet hiver.
Et j'ai ajouté une corde à mon arc 😉:
Pas de tir à l'arc d'Yzeure
La délicieuse sensation de mon corps retrouvé, planté dans le sol, de la concentration, de l'inspiration quand tu tends l'arc, la palette sous le menton, le nez contre la corde, du souffle retenu au moment de tirer la flèche.
Oui, yahoo, c'est la rentrée ! Je suis forte et je suis joyeuse.
.jpeg)
.jpeg)
.jpeg)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire