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mercredi 12 août 2020

Le bonheur c'est maintenant

Le matin, la moitié du jardin reste dans l'ombre de la muraille et du puits.
M'est venue la douce habitude de m'y installer pour écrire, 
en attendant que le linge sèche au soleil.
Protégée.
Inspirée.

 
Il suffit de lever les yeux pour croiser le vol d'un oiseau,
ou surprendre la lune décroissante qui a oublié de se coucher.

Un moment d'intense vie intérieure.
Une échappée créatrice, qui entraîne les mots et les phrases dans son sillage.



Créer exige du temps, de la disponibilité intellectuelle.
Il ne me semble pas en avoir eu suffisamment jusqu'à aujourd'hui.
Enfin je peux commencer et terminer une histoire, et puis une autre. 
C'est un peu comme respirer à fond après des années d'apnée.
Je m'apprête à écrire, et tout est calme en moi.
Pas de chagrin, pas de solitude, rien d'autre que l'étonnement, 
la stupéfaction délicieuse d'être libre et là.
Une immense confiance.
Suis-je prête pour le bonheur ?
Je suis déjà heureuse je crois.


lundi 23 mars 2020

Le grand confinement de Madame Nicole # 8 Les cheveux au vent

Mer de colza.
On retournera voir l'océan.
En tout cas, j'aimerais.
J'aimerais louer une maison en Bretagne, et y passer quelques jours avec Franzouski, Maiiouchka, Vanioucha et le Kid s'il veut venir.
Oui, si par chance on est libéré cet été, c'est ce que je voudrais...
Jour 8 : comme une scottish.
Les cheveux au vent
Musique Jacquot Celnik
Paroles Madame Nicole.



dimanche 22 mars 2020

Le grand confinement de Madame Nicole # 7 J'entends le rossignolet

"Il n'y a pas six ou sept merveilles dans le monde. Il n'y en a qu'une : c'est l'amour".
Jacques Prévert

Oui, l'amour, c'est ça qui compte.
J'entends le rossignolet, version de George Sand dans les Maîtres sonneurs.

samedi 21 mars 2020

Le grand confinement de Madame Nicole # 6 Amis dans cette vie...

On a passé la première semaine. Celle de la sidération et de l'orientation.
Tu te souviens quand ta mère te disait : demain, je penserai à toi à 10.00 ?
À 10.00 tu savais qu'elle pensait à toi. Et ça te rassurait.
Je me dis, à 18.00, on pensera les uns aux autres, et on chantera une chanson... J'entends les autres voix dans ma tête...
J'ai fait des chips au four...
Jour 6 : ce soir c'est apéro Chavans pour moi.
On fête l'anniversaire de Caroline Brisedoux.
Bien sûr qu'il faut penser aux autres.
Tout est relié.
Bien sûr qu'il faut manger de bonnes choses.
On veut que notre corps résiste.
Bien sûr qu'il faut chanter.
Chanter c'est deux fois prier.
(Répertoire Chavans, donc arrangement Frédéric Paris)





vendredi 20 mars 2020

Le grand confinement de Madame Nicole # 5 La polka de Pierre Part

Bal sur mon bord
Bal de bayou
Jour 5 : la polka de Pierre Part
Paroles et musique Madame Nicole
Avec tout mon amour



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L'épidémie commence à s'étaler en Louisiane.
Elle y était déjà certainement, bien lancée par les fêtes de Mardi Gras...
Mais pas encore déclarée, ni testée, ni reconnue...
Et puis, comme partout, cette sidération incrédule...
on ne veut pas vraiment y croire, ça va s'arrêter avec le printemps,
il n'y a rien encore à Lafayette...
A Nouvelle-Orléans c'est l'explosion pourtant, et on voit bien dans les autres pays, à quel rythme cela progresse quand les premiers cas sont avérés.
Les premières mesures sont tardives, les rassemblements autorisés jusqu'à 50 personnes, 
puis dix les jours suivants.
On ne va quand même pas rater les écrevisses...
Voilà comment le virus se propage : sur le déni...
Avec son système de santé non solidaire, avec son Laissez les bons temps rouler, la Louisiane, pour une fois en tête d'un classement, va malheureusement payer un lourd tribu...



jeudi 19 mars 2020

Le grand confinement de Madame Nicole # 4 La valse triste


Bal de prairie
Bal de rivière
Regarder filer l'eau.
Jour 4 :  la valse triste
Manière cadjin.
Paroles et mélodie Madame Nicole.


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J'ai pédalé loin, là où je savais trouver la rivière.
Là où je sais que je ne reviendrai pas avant longtemps, c'est hors de la distance autorisée,
même à travers bois. Je pressens que nous serons enfermés longtemps, bien plus longtemps que les deux semaines annoncées.
Je suis restée là un long moment, et j'ai même fait deux vidéos...
Quelque chose me dit aussi que je ne reverrai pas Padna.
Une partie de moi est encore fâchée contre lui, qui aurait dû, vraiment, venir à Noël, lorsqu'il était encore temps.
Et une autre partie qui n'a plus un instant à perdre à se fâcher, surtout avec quelqu'un que j'aime de tout mon cœur.
Entre les deux, je vacille un peu.
Il brille toujours par son absence. Quel soutien peut-on attendre de quelqu'un qui s'enfonce ou s'enfuit quand on veut s'appuyer dessus ?
Mais la rivière est belle, et ce courant qui ne retourne jamais en arrière, je le grave dans ma mémoire,
pour les jours où, inévitablement, le blues me prendra...

mercredi 18 mars 2020

Le grand confinement # 3 La boutique de l'amour

Bal de prairie
Bal pour les cigognes
Bal à vélo
Un peu essoufflée, j'ai beaucoup pédalé.
Ce n'est qu'à dix kilomètres de chez moi,à travers bois sans âme qui vive.
Mais je sais que, bientôt, il nous sera interdit d'aller aussi loin.
Alors je profite encore un peu...


Mélodie David Portet
Paroles Madame Nicole (Sur une idée d'Hilly Van der Wiel)

mardi 17 mars 2020

Le grand confinement # 2 : Comme une gavotte caresse

Vite, je suis allée une dernière fois à la grande plage.
Ma préférée.
Longue marche, retour.
Je pressens que je ne reviendrai pas avant longtemps.
Je grave dans ma mémoire l'odeur du vent sur l'eau, la douceur argentée du bois flotté,
les folles herbes rouges et vertes,
les cris des oiseaux dérangés par mon pas.
Bal de plage,
Bal de rivière,
quelques paroles de Madame Nicole,
sur une musique de Jacquot Celnik..


lundi 16 mars 2020

Le grand confinement # 1 En pensant à l'Italie...

C'est ma manière à moi de tenir le coup.
Pendant l'heure de sortie quotidienne autorisée, 
indispensable pour soigner ma sciatique sans kiné et sans anti-inflammatoires,
j'enregistre une chanson.
Celle qui me vient.
Une seule prise, avec mon téléphone, dans un endroit qui m'inspire.
Et je repars.
Bal des bois, bal de balcon, bal de maison...
Un autre musicien, Arnaud Bibonne, a commencé à prendre exemple sur les Italiens.
J'ai trouvé que c'est une bonne idée.
D'ici quelques jours, les réseaux seront inondés de précieuses contributions musicales.
Asteure, la mienne me fait comme un rendez-vous avec moi-même et avec les autres...




dimanche 22 décembre 2019

Madame Nicole trouve sa voix

Hier soir tout s'est enchaîné comme c'était écrit...
Le dernier concert de la saison, sur nos terres à Château, le temps de me rhabiller, d'affronter une heure et demi de vent et de pluie.
Et je suis arrivée, toute défaite et un peu cuite.
La veille, j'avais décroché de mon bureau, le panneau offert par une maman louisiannaise.


Ce sera désormais mon nom de scène.
Désormais j'assume de chanter seule.
Enfin c'est-à-dire ma voix et moi.
Désormais tout est possible.

J'étais loin de chez moi.
Il y avait un monde fou.
Impressionnée j'étais.


Mais aussi tout un tas de visages connus.
Bienveillants.
Et j'ai commencé mon show.
Parce que chanter seule, sans la médiation d'un instrument, c'est exactement ça.
Pour éviter l'ennui, je fais participer au maximum les danseurs.
Qui aiment toujours chanter.


Un aller-retour incroyable d'énergie.
Et j'ai tenu bon.
Je ne sentais même plus la fatigue, qui gagnait pourtant.
Une page se tourne asteure dans ma vie.
Et le chant en fait partie.
Le bonheur de chanter, je crois bien que Madame Nicole le porte sur elle.