mardi 15 septembre 2026

Les belles rencontres et retrouvailles du festival Trad à la Source

Et puis un jour il y a un billet de cinquante euros ramassé dans une rue de Genève.

Et, quelques semaines plus tard, une escapade supplémentaire, de dernière minute, offerte par ce billet oublié dans une boîte.

Et deux flaques brillantes, d'un bleu clair et pur, un regard droit, un sourire sincère qui n'attend rien que la danse, te tend la main et t'invite à la poursuite. Ces yeux là ont lu la Mare au Diable, la Petite Fadette, Mauprat et François le Champi. Les Maîtres Sonneurs sont encore dans le fourgon. Ce regard là n'est pas toujours sûr de lui. Il cherche un nouvel endroit où se poser, plus près de chez ses enfants, où il y aura un vrai jardin, parce que ces mains sont celles d'un naisseur d'arbres, et elles aiment vraiment la terre. Ses paroles sont limpides et mesurées. C'est une conversation qui débute doucement, pendant un pique-nique, sans victime, sans complainte, sans précision intime inappropriée. Ses pieds aiment les chemins où contempler la nature, marcher hors des groupes et s'attarder un peu à découvrir. Son âme aime les églises, dont il porte le prénom fondateur.

Clocher de la collégiale d'Evaux-les-Bains




Rentrer la nuit, à pied, fatiguées et heureuses

Et une jupe longue qui tourne inlassablement, celle d'une maman comme moi, qui a eu très peur pour son garçon. Un été d'angoisse, un cancer subitement découvert et opéré. Quoi de pire pour une mère qu'un de ses enfants en danger de mort ? On voudrait le remettre à l'abri dans notre ventre. Le reste n'est que péripéties ridicules. Maintenant que nous ne sommes plus accablés de chaleur, que nous savons danser le Congo de Captieux, que les nuits étoilées fraîchissent aux sons d'une délicieuse programmation, on peut danser encore et encore, pour cultiver la vie et son mouvement, mes priorités de cette fin d'année, avec l'écriture.

Sandrine Lagreulet et Cyril Roche

Laurence Pinchemaille et Grégory Jolivet, Polyphonies du bocage


Et, encore et toujours les silhouettes nouvelles ou familières, des danseurs de bourrée. Je ne sais pas si la musique et la danse guérissent de tout, mais, clairement, la bourrée, bellement exécutée dans l'un de ses terroirs, me réalimente d'un incommensurable regain d'énergie, jusqu'au bout de la nuit. Sans jamais m'ennuyer, les variantes et les caractères étant infinis.

En Limousin, on la pratique plutôt en quadrettes. 

Ces deux soirs là, il y avait le magnifique danseur vellave, Christian Frappa, avec lequel j'ai ainsi eu le plaisir de m'enlever avec bonheur. Il semble toujours en équilibre sur un coussin d'air, le comble de la grâce, pour une danse aussi ancrée que la bourrée.


L'heure n'est pas encore à ranger ma couchette de bivouac, il reste de grandes nuits à traverser !

1 commentaire:

Barbara a dit…

Merci ! Et ...à suivre!!
Je t'embrasse fort!