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lundi 10 août 2026

Guérir # 9 - Réenchanter les souvenirs - I'm happy again

"Et là, stomp, stomp, step, step, vous écartez les bras, et vous chantez en chœur, "I'm happy again".

L'initiation aux claquettes sur la terrasse de ce camping corrézien, fait un peu mal aux pieds, mais elle réjouit le cœur. Trois femmes, un ado, et une fillette, qui ne se posent pas de question.  L'énergie commune est communicative. Oui, je suis heureuse de nouveau.


Je savais que ça reviendrait. Deux mois, depuis mon exfiltration, c'est le temps qu'il faut pour rompre des habitudes et en créer de nouvelles. Je sais cependant qu'il y a tout un cycle, une année pleine en fait, à boucler pour achever ma reconstruction. Donc, comme ça se trace en légers pointillés dans mon esprit, heureusement sans plus perturber ni mes plans, ni mon sommeil, ça reviendra régulièrement en filigrane dans mes articles, je le crains ! Mais je l'accepte.

Cet été, je n'irai pas à Chalap, au stage de chant russe. Pourtant, je l'aime ce lieu et ce temps. Mais, l'an dernier, il a trouvé moyen de m'y accompagner alors qu'il me trahissait déjà, salissant cette parenthèse qui m'était très personnelle. Quelques jours après, elle venait seule au fest-noz de Guéméné continuer ses manœuvres d'approche. Assise derrière nous, elle nous fixait, il tournait la tête pour la regarder par en-dessous. A sa droite pour un hanter dro, je l'ai vu prendre sa main à gauche, et la tenir contre sa poitrine, d'une manière qui n'avait rien d'amicale. J'ai posé des questions, j'ai dit ma peine, il a nié bien sûr...
Mais qu'est-ce que je foutais avec ce trou du cul ? 

Alors, cette année, quoi de mieux que reformater mon disque dur et ma mémoire vive, en passant du temps en famille ?

Là je discute avec ma petite-fille de vingt et un mois, qui ressemble à une pêche dorée dans son body rose poudré,  Ses cheveux blonds lui font une bouille d'ange. Mais un ange qui sait bien dire ce qu'il veut ! Elle parle déjà par onomatopées, galope en babillant, crie mon prénom, me rapporte une collection de brindilles. Ses petites dents étincellent comme des perles de porcelaine, sous les lacs de ses yeux bleus quand elle rit aux éclats.

Et puis il y a son grand frère, toujours prêt à partir en vadrouille.

Il se trouve que j'ai récemment mis en vente mon matériel de bivouac. Acquis pour mes courtes escapades comme pour mes longs road trips ; c'était à la fin de la crise sanitaire et j'avais un gros projet à travers l'Europe. 

Les concessions de la vie à deux avec un couard frileux, qui rêvait en secret d'un confortable camping car avec la télé, avaient éteint cette envie. Oh, il a été utilisé ce matériel, mais il en est devenu amèrement connoté, ça me dégoûtait un peu. Sauf que depuis la parution de mon annonce, il ne s'est rien passé. Ce n'est pas la bonne saison, la mode post-covid de la vie en van vacille sous le coût du carburant, le marché de l'occasion est pléthorique.

Avec mon nouveau logement, il y aura un garage. J'ai pris ça comme un signe : ne le vends pas, tu vas encore l'utiliser, et tu t'y feras de nouveaux souvenirs heureux. C'est le moment de réenchanter Berlingo chéri et de tailler la route.

Même si les ailes repoussent dans mon dos, j'ai commencé à petite voilure avec Vania. Il fallait de la place pour son vélo, alors on a pris une tente dressing et en route pour la version allégée !


Ce petit garçon participe à nourrir ma confiance en moi.

Ne doutant de rien, il a demandé à louer un pédalo. Soit, sur le lac de la Triouzoune, c'est pas la pleine mer non plus. Mais bon, un adulte, un enfant, faut assurer. Il en avait tellement envie que davaï ! Formidable : j'ai eu un équipier très efficace au pédalage comme à l'amarrage. 

On pédalait, il voulait tenir la patouille, qu'il fallait parfois redresser discrètement pour éviter les planches à voiles, on s'arrêtait, il glissait sur le toboggan, plongeait, remontait, glissait encore. Question aisance dans l'eau, je crois savoir de qui il tient...

Grâce à lui, je prends conscience de tout ce que je sais faire. Déjà, juste partir camper seule avec lui.
Nager loin, nager profond, construire un itinéraire, conduire sans me lasser. Organiser de nouvelles aventures. 
Et faire du pédalo.

Il y a tant de mini exploits dont je ne me savais plus capable...

mardi 29 octobre 2019

Le Portugal, une belle histoire

On aura décidément beaucoup aimé le Portugal,
qui nous l'a bien rendu.







Village fortifié de Monsaraz

Quelques jours à Lisbonne et ses alentours.

 Tour de Belem


 Sintra - Château des Maures

                                                                                                                 Sintra - Parc et palais de Pena

Puis, ayant sacrifié ce qui restait de ma rotule en redescendant des hauteurs de Sintra,
un souvenir beau et douloureux de la veille de mon anniversaire,


Padna a proposé de louer un char pour continuer par l'exploration de l'Alentejo,
avant un retour par la côte, sans avoir à porter mon sac.
...Finalement, des heures de marche quotidienne ont bien remis le facteur sur le vélo,


Plages d'Almograve

Padna a su prendre soin de moi,
et c'est de toute façon un compagnon idéal de voyage.
La voiture nous a permis d'aller voir de petites perles que nous aurions peut-être ignorées si nous avions dépendu des bus et des trains (le pays est remarquablement desservi cela dit).


Des nids de cigognes sur les éperons rocheux de Cabo Cerdaõ, unique !

De chambres d'hôtes en pousada de juventude, le budget est resté raisonnable.
On est tombé sous le charme du pays, de la région, des gens,
qui n'usurpent pas leur réputation de travailleurs (avec des salaires très bas quand même)
et de gentillesse.
La cuisine vaut celle de la France ou de l'Italie.
Si je peux, je retournerai explorer Porto et sa région à une saison plus printanière (nous étions plus au sud et la météo a bien participé à faire une fête de ce dernier voyage ensemble).

lundi 21 octobre 2019

Força Lisboa

Depuis samedi soir, je suis à Lisbonne.




Aujourd'hui,
au miradouro monte da Senhora,



j'ai mis à exécution la première étape de mon projet un peu fou.
J'ai chanté avec un chapeau devant moi.
Bon c'est pas la récolte qui va payer la morue quotidienne..


Mais quel plaisir incroyable de d'avoir eu le courage de me lancer, sur un site aussi beau (et plein de touristes radins...)




mardi 24 novembre 2015

Highline day

C'est l'une de mes promenades préférées dans New-York.
Un citibike pour rejoindre la piste cyclable de l'Hudson,



et je remonte vers le nord de Manhattan, jusqu'à la 40th rue,



où je rends le vélo.

Je reviens un peu sur mes pas, jusqu'à la 33 th,
et je repère la gare routière des longs courriers, beaucoup moins chers que le train.
C'est le bout du bout de la Highline, la promenade aménagée sur l'ancienne voie de métro aérienne,
dont la dernière portion vient d'être terminée.
Le ciel est griffé par les grues : il y a toujours des bâtiments en construction, dans cet espace resserré où la place est un luxe.



Les points de vue sont toujours aussi jolis.






Pause sushis au Chelsea market


Et pause livre dans cette librairie que j'aime bien mais que je n'avais pas eu le temps d'explorer avec les boys...
Les commentaires des livres sont écrits à la main,
comme les affiches qui tentent de décourager les clients indélicats...



C'est presque la fin du parcours, que je prolonge avec la visite d'un nouveau musée,



dimanche 22 novembre 2015

Not sad, even grey





Temps gris aujourd'hui, je change un peu mes plans, et je décale Highline et Chelsea pour demain.
New York est cette ville formidable toujours vivante,
toujours paisible (oui)
jamais ennuyeuse.
Challenge du jour :
remonter la 5th avenue jusque là où on s'est arrêté hier en revenant de Central Park,
en partant de Whashington square, que j'aime beaucoup.





Nombreuses haltes dans les secondhand shops des 25ème/26ème rue : Goodwill (entreprise de réinsertion), une autre dont j'ai oublié le nom, et Crossroads où tu vends tes fringues avant d'en acheter d'autres (plus chic mais pas forcément plus cher).



Goodwill, ce n'est pas le même prix qu'en Louisiane, et pas les mêmes fringues non plus, t'imagines bien.
Pas les mêmes tailles non plus : zéro plus size, jusqu'au L maximum, la new-yorkaise est fit.
Mais j'ai trouvé des trucs sympas.

Déjeuner goûter d'un panini avec du vrai pain à Eataly, au pied du flatiron building
(photo floue, mais panini excellent...)




Coucher de soleil attractif.

Vue sud Manhattan





vue nord Empire State Building






Vitrines décorées.



Arrivée à la cathédrale et au MET (Metropolitan museum),
défi relevé.


Retour rapide (mais prudent), grâce au citybike.


samedi 21 novembre 2015

Central Park

Tu l'auras compris ami lecteur,
je suis à New York pour les vacances de Thanksgiving,
cette ville incroyable et pourtant si paisible.
Quelques jours citadins,
un grand bol d'amitié, avec un peu de tequila dedans.
Le kid devait m'y rejoindre, mais il a des examens,
alors j'ai un peu changé mon programme.
Ce samedi, Central park.
Où que tu sois, c'est beau, voire même magique.






Thanksgiving n'est pas encore passé que tout est en place pour Noël.
Mais les lumières ne sont pas encore allumées partout.



Et le sapin du Rockfeller center ne sera dévoilé que la semaine prochaine.


Le soir, une très chouette pièce de théâtre.


dans une mini salle un peu avant garde

  
et avec des acteurs qui... fument des cigarettes !