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mercredi 10 juin 2020

La vie de Château

Un peu plus d'une semaine dans mon nid d'aigle avec vue.
Et décidément pas de regret.
Et plus aucun maux de tête (alors que je viens quand même de passer une IRM cérébrale).

Sans le basculement de mon voisin, je ne serais pas partie si vite.
Je sentais la puissance de son aura négative.
Cela va vous paraître étrange peut-être, mais je suis très sensible à certains lieux, et je crois aux bonnes comme aux mauvaises ondes. Pas toujours facile pour les autres de le comprendre. Moi même parfois je ne saurais pas expliquer pourquoi je fais ceci ou cela. Je connais seulement que je dois le faire.

Bref, c'est drôle comme le vent de la vie nous pousse dans le dos. Un peu comme sur le chemin, quand les bourrasques s'engouffrent sous ta cape et te font perdre courage. Pourtant tu marches et tu trouves refuge.

Me voilà donc à Château, à goûter le soleil sur ma peau en étendant mon linge, pieds nus, dehors,
à planter un pied de vigne,
à contempler, sans me lasser, les vues sur le fouillis d'arbres et de chemin,


à traîner dans la lumière du soir après avoir monté mon composteur.

 

La quiétude d'un bout de jardin, la liberté de rejoindre la piscine de Sancoins à vélo,


la lumière traversante quand je suis chez moi, tout est cadeau.

En retournant voir mon ancien appartement, pour le ménage, j'ai remarqué qu'il était moins lumineux.
Et surtout que j'en suis déjà détachée.
Avec, au coin du cœur, un élan de gratitude pour ce lieu que je quitte, mais qui m'avait opportunément accueillie en rentrant de Louisiane, au moment où j'avais besoin d'une place propre, bon marché et situé au centre de mon secteur de travail.

Si maintenant l'univers veut bien aboutir ses projets pour moi, en résolvant ma rupture conventionnelle et en croisant le fil d'un vrai padna, ça serait un bel alignement.

jeudi 5 juin 2014

Home

On peut considérer qu'après le montage de cette armoire suédoise à portes coulissantes, je suis enfin définitivement installée.
J'ai eu du mal, et il ne faut pas y regarder de trop près, mais je me la suis taulée toute seule,
Et c'était pas ben facile. Sur la notice, ils avaient dessiné deux mecs à pied d'œuvre.
Fière.
Maintenant tout est net, bien rangé.
Rien qui traîne.
Comme j'aime.




dimanche 24 novembre 2013

Salade russe #6

C'est tranquille.
Levée tôt.


 J'aime les longs dimanches, et puis je pars ce soir pour deux jours de formation.
En haut, mes deux fils
En bas, moi.
Le gâteau chocolat et farine de châtaignes dans le four.
Je me sens douce à l'intérieur.
Et un peu stressée dehors : la mail est tombé, je vais être inspectée avant le 11 décembre.
Au moins, ça sera fait.
Mais là, pour le moment, je profite de la maison toute calme après la neige.


Franzouski est rentré.
J'aurais pu écrire que c'est la fin de l'épisode russe.
Mais ce n'est que le début je crois.
Ce n'est pas ce petit con gueulard est violent qui m'est revenu,
et si je n'ai pas tué le veau gras,
je suis contente de voir son assiette à table.
On parle, de tout, de rien, de la Russie,
comme c'est différent, et comme c'est bien la France,
de celle qu'il a rencontrée là-bas et qui lui manque beaucoup déjà.
"On passait tous nos dimanches ensemble, tu comprends ?"
Oui, bien sûr que je comprends.

Il est rentré la semaine dernière, et s'est déjà trouvé un intérim en pointillés dans une usine à gâteaux.
Il enchaîne les heures de conduite : il lui faut ce permis.
Et cette semaine, ce sera lettres de candidature aux établissements hospitaliers et aux maisons de retraite.

Son frère heureux de son retour et de sa compagnie.
Et la maison ambiancée au lieu d'être dévastée.
"Tu cuisineras des plats comme ça, en janvier, quand Maya viendra ?"

Tout est bien.
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Sinon,
ça n'a rien à voir
 mais j'aime ça.


dimanche 17 novembre 2013

Abstinence

Dans un grand élan d'aspiration à une vie plus simple,
j'avais profité de mon déménagement pour faire vœu d'abstinence
et décidé de ne racheter ni sèche-linge, ni lave-vaisselle,
et,
pour faire bonne mesure
de dormir seule dans mon lit pendant un an.

Bon,
j'avoue, j'ai craqué.


Un petit dix couverts,
pas cher payé
et que je remplis chaque jour avec d'autant plus de gratitude
que je l'ai branché moi-même.

Moyennant trente euros, les livreurs de But me l'avait laissé en plan, tuyau de vidange trop court, pas d'alimentation, bla-bla-bla.
J'ai pas trop apprécié.
Un raccord en Y sur le robinet auto-perceur qui alimentait le lave-linge, un coup de cutter et un serre-flex plus tard (pour raccorder la vidange directement au siphon)
j'ai joué à la femme serpent sous l'évier,
et tout fonctionne à merveille.

Je n'ai donc besoin de personne pour raccorder un lave-linge ET un lave-vaisselle.

samedi 28 septembre 2013

Voir plus loin

J'étais assise sur la terrasse,
tranquille,
je prenais un thé,
éblouie du soleil rasant de septembre.
Et je les ai vus descendre du Maupuy,
j'ai même cru qu'ils allaient atterrir dans le jardin.




Mon regard se portait au-delà de la haie,
et je me suis fait cette réflexion
que
quand on a un petit jardin bien entouré
si on regarde juste là-devant,
on voit un petit rectangle d'herbe et peut-être on pourrait éprouver une sorte de regret
au souvenir de l'immense parcelle qu'on croyait posséder avant.

Mais si on lève les yeux
pour regarder plus loin, plus grand,
on peut aller ramasser des prunes et des noisettes le long du chemin, devant la maison,
on voit les arbres des voisins,
ceux qu'on n'entretiendra pas, qui ne nous appartiennent pas, mais qu'on peut admirer quand même,
et puis la montagne qui appartient à tout le monde parce qu'elle n'appartient à personne.

Mercredi soir
à 18h00
j'ai signé l'acte de vente,
et j'ai donné les clés aux nouveaux acquéreurs,
et ça m'a fait plaisir pour eux.
Ils sont jeunes, sympa.
Ils sont heureux.
Moi aussi.

dimanche 22 septembre 2013

Je vous reçois 5 sur 5

Coucou,
Je vous écris de mon jardin, où je me suis posée quelques minutes après une semaine chargée et avant un long tunnel d'un mois.


Déménagement pluvieux avec des copains-copines bienvenus, vu qu'après avoir sorti des tonnes de trucs ces dernières semaines, il m'en reste encore trop.
Pas vendu le buffet, donné à Recyclabulle qui est venu l'enlever. Sans regret.
Hier, je suis retournée dans la coquille vide qu'est l'ancienne maison,
dont je signe la vente mercredi soir.
On a déménagé le jardin, et les derniers paquets que je n'avais pas eu le temps de trier.
Aucun vague à l'âme, aucune tristesse, rien.
Sèche devant ces pièces froides, le couloir désert.
Des murs, rien d'autre, rien qui compte en tout cas.



Dans le jardin, j'ai ramassé des prunes, des framboises, des tomates,
je ferai une dernière récolte mercredi, si j'ai le temps.
Pendant cette agréable récolte au soleil, j'ai mesuré combien il est vain de posséder sept pruniers et autant de pommiers, qu'il faut entretenir et (faire) tailler,
alors qu'on n'a jamais réussi à tout consommer, même en en donnant beaucoup.
On trouve tout ça, pour beaucoup moins cher,
et en quantité plus raisonnable, au marché où j'aime tant aller le samedi matin.
Je crois que ma sensation d'apaisement vient de là aussi : de la fin de cette démesure.
Je ne suis pas faite pour la possession, je ne suis faite que pour le soleil, l'eau, la terre et le vent.
J'ai balayé et aspiré le sous-sol : c'était poussiéreux, et envahi, même vide, de la vacuité qu'il y a à disperser sa vie dans tant de recoins,
quand glisser de la cuisine au jardin, puis du jardin au salon me suffit amplement.
Je ne suis pas faite pour les sous-sols non plus, je ne suis faite que pour marcher vers moi sur les chemins du monde.
Pour l'heure, mon chemin va au bout du jardin,
donner racine à ce que j'ai eu envie d'emmener avec moi.
Je respire quand même un peu en apnée : chaque jour vider des cartons et me détacher encore de ce qui ne m'est pas nécessaire, attaquer les quatre semaines de stage à Felletin, rédiger mes bilans en regard, un rapport d'enquête publique. Je paie un peu les errements de rentrée de mon administration, mais ce n'est pas grave, juste un mauvais moment à passer.
Merci pour vos messages,
ça me fait tout drôle que vous attendiez mon retour,
je ne suis pas sûre d'être très régulière dans les prochains jours,
mais je ferai de mon mieux pour vous distraire avec des bêtises.
Buen camino !

vendredi 13 septembre 2013

Dernier avis avant coupure

Je ne sais pas dans combien de temps je récupère internet...
Pour patienter
un petit cliché de mon arrière-cuisine, qui donne sur le jardin.
Je ne sais pas pourquoi,
mais c'est quand les meubles y ont été montés,


que je me suis vraiment sentie chez moi.
Peut-être à cause de la cuisine suédoise,
plus vieille que mes enfants, 
imputrescible,
autant dire un collector...
C'est son cinquième déménagement...

samedi 31 août 2013

Retour sur investissement

Call me troc's queen

Je me suis débarrassée en une heure de mon énorme tondeuse thermique,
qui de toute façon ne rentre pas dans le nouvel abri de jardin.
Avec les sous encaissés aujourd'hui grâce au Bon coin
j'ai décidé de m'acheter une petite tondeuse électrique pour mon nouveau gazon
et de l'étrenner avant que l'herbe ne nous arrive aux genoux.

Le plaisir que j'ai eu à effectuer ces aller-retour à plat,
avec moins de 3 kg au bout des doigts (d'une main)
en moins d'une heure (je me suis arrêtée pour discuter avec le voisin,
un fan du round-up malheureusement, gros bémol là, on est vraiment très près les uns des autres...)
je n'ai même pas les mots pour l'expliquer.

Moi, j'ai la porte et les trois fenêtres...

Le deuxième kiff du jour,
ça a été d'acheter de la peinture, et de me faire faire une facture pour le remboursement par le propriétaire.
Là, j'ai VRAIMENT pris conscience que
désormais
il y a plein de trucs que je n'assumerai plus moi-même.

Sans compter que
 depuis le départ des copines
- davantage qu'à force de vider et d'encartonner -
j'ai de plus en plus l'impression de vivre dans un gîte qu'il faut rendre à la fin de l'été,
c'est le deuxième effet kiss cool des bonnes ondes.
Question ménage, je m'en tiens au minimum syndical
et coté jardin, j'ai un peu lâché le morceau.
La preuve, c'est que j'ai déjà déménagé quasiment tous les outils et le mobilier d'extérieur.



En fait, j'ai totalement désinvesti ma maison
pour me tourner vers mon nouveau lieu de vie.
J'en suis déjà à imaginer comment je vais agencer mon nouveau potager :


Heu oui,
là tout de suite, de l'imagination, il en faut beaucoup.
mais ça va le faire...
En attendant, le sous-sol n'en finit pas de se vider,
c'est comme un puits sans fond, 
il en sort toujours  et il m'en reste encore trop...

mardi 6 août 2013

Foi en toit

Deux surprises locatives en rentrant du Camino.
J'avais complètement oublié que j'avais déposé une demande de logement social,
et dans ma boîte, j'ai trouvé un avis d'attribution pour.... une maison T4, dans Guéret, à compter de septembre.
On peut dire que la Creuse, vraiment, c'est plus simple pour beaucoup de choses, ce genre là en particulier.
Cependant, ça n'a pas remis mon choix en cause, puisque le prix était à peu près équivalent à ce que j'ai trouvé par moi-même, que j'avais déjà signé mon bail, et surtout, que je sais que je serai bien là.

Voilà que je viens de recevoir une autre offre,
qui me rappelle que les préfectures disposent d'un volant de logements réservés aux fonctionnaires.
C'est quand même bon à savoir en cas de situation délicate,
vu que là,
on me propose un T4 (mais c'est un appartement) pour 314,76 €, dans un quartier correct,
soit  la moitié de mon budget actuel.
En fait, je n'avais absolument pas déposé de demande en ce sens, puisque je ne savais pas que c'est possible. C'est venu de ma demande initiale, et j'ai reçu la lettre directement de la préfecture.
Là encore, je vais décliner l'offre,
mais ça me rassure de savoir que c'est possible,
just in case of.

Édit : j'ai bien conscience que la photo n'a rien à voir. C'est juste pour prendre l'air... (Orisson, 13 juillet...