C'est tranquille.
Levée tôt.
J'aime les longs dimanches, et puis je pars ce soir pour deux jours de formation.
En haut, mes deux fils
En bas, moi.
Le gâteau chocolat et farine de châtaignes dans le four.
Je me sens douce à l'intérieur.
Et un peu stressée dehors : la mail est tombé, je vais être inspectée avant le 11 décembre.
Au moins, ça sera fait.
Mais là, pour le moment, je profite de la maison toute calme après la neige.
Franzouski est rentré.
J'aurais pu écrire que c'est la fin de l'épisode russe.
Mais ce n'est que le début je crois.
Ce n'est pas ce petit con gueulard est violent qui m'est revenu,
et si je n'ai pas tué le veau gras,
je suis contente de voir son assiette à table.
On parle, de tout, de rien, de la Russie,
comme c'est différent, et comme c'est bien la France,
de celle qu'il a rencontrée là-bas et qui lui manque beaucoup déjà.
"On passait tous nos dimanches ensemble, tu comprends ?"
Oui, bien sûr que je comprends.
Il est rentré la semaine dernière, et s'est déjà trouvé un intérim en pointillés dans une usine à gâteaux.
Il enchaîne les heures de conduite : il lui faut ce permis.
Et cette semaine, ce sera lettres de candidature aux établissements hospitaliers et aux maisons de retraite.
Son frère heureux de son retour et de sa compagnie.
Et la maison ambiancée au lieu d'être dévastée.
"Tu cuisineras des plats comme ça, en janvier, quand Maya viendra ?"
Tout est bien.
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Sinon,
ça n'a rien à voir
mais j'aime ça.
