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mardi 24 mars 2020

Bull'help yourself #16 Bujo de confinement

Après la sidération des premiers jours, 

je me suis aperçue que les heures s'écoulaient sans que je fasse grand chose d'autre que perdre mon temps sur les réseaux sociaux.
Puis j'ai commencé à me créer de petites routines, 
que j'ai finalement matérialisées, vendredi dernier seulement,
dans mon bujo.
C'est pas si strict que cela, je ne mets pas mon réveil.
Mais cela me permet de me fixer de petits objectifs quotidiens.
C'est drôle, d'habitude, le bullet me sert à ne pas me laisser noyer sous le volume et la multiplicité des tâches. A prévoir, à anticiper.
Mais en quelques jours, la page de mars s'est vidée d'un tas de cases, de rendez-vous, d'échéances, de loisirs. Le vide sidéral.
En un sens, cela m'a fait du bien cette page soudainement blanche.
Un grand calme intérieur.
J'ai commencé par une liste de choses que j'avais envie de faire depuis longtemps, sans jamais pouvoir y consacrer un moment : ranger les photos, faire mes carreaux, coudre des lingettes...
Aucune raison de s'ennuyer, mais soudainement, plus de goût à rien.
Les jours passaient, je savais même pas ce que j'avais boutiqué : pas un chapeau de vendu !

Alors j'ai compris que, quand on est seul, il faut avoir des routines à heures, ou au moins à ordre, fixe.
Et je me suis dessinée cette page, à partir d'un modèle trouvé dans un livre.
Je passe de meilleures journées, plus rythmées.
J'en profite pour me coucher un peu plus tôt.
En gros je m'entraîne pour la retraite, qui, heureusement, ne sera pas coincée entre quatre murs.
Enfin j'espère...



lundi 6 janvier 2020

St jacques, le sac...


Au solstice d'hiver, je l'avais listé dans mes projets.
Un de mes premiers projets d'une future rentrée sans école.
Et puis le ciel m'a envoyé un petit signe :
American airlines a sérieusement modifié mon ticket de février pour la Louisiane.
J'ai cliqué sur "I do not accept", j'ai récupéré les sous de mon billet.
Ça m'a permis déjà d'aider Franzouski.
Je me suis dit que Padna comprendrait, et bien sûr, il a compris.


Et puis j'ai acheté un aller-simple à 30 euros pour Porto.

Après, j'ai ouvert le grand placard, sorti une boîte et mon sac.
Quand je pense à quelque chose, je le mets dans la boîte.
Au Portugal, à cette saison, c'est quitte ou double : il peut pleuvoir beaucoup.
Mais en revanche il n'est pas supposé faire froid.
Un autre de ces petits signes que je guette et que j'affectionne : en vidant le grenier d'Embraud, on a sorti une caisse de vêtements oubliés par des visiteurs.
J'ai récupéré une polaire toute légère, juste à ma taille.


Je reviendrai en bus, ce qui sera plus lent, mais me permet de récupérer deux jours de marche supplémentaires.

C'est que je ne sais pas si je réussirai à aller jusqu'à Santiago.
Sept étapes au Portugal, six en Galice, d'environ 20 km sur du terrain facile, c'est très jouable.
J'ai des chaussures J.B. Rodde de compétition, spéciales pieds sensibles que tu peux payer en trois fois vu qu'elles coûtent un bras. Franchement des chaussons, légères, le pied bien tenu. Mes chevilles revivent, mes genoux s'en plaignent pas.
Mais ma hanche en revanche me fait toujours terriblement souffrir à la marche.
Raison pour laquelle je veux le faire maintenant.
Qui sait si ce sera toujours possible plus tard.

C'est pas grave, j'irai le plus loin possible, à mon pas, et si je ne termine pas cette fois, tant pis.
Il faut dire que ma plus grande résolution de cette année, c'est de faire comme j'ai envie et à mon rythme justement.
Ce qui, en l'espèce, ne dépend que de moi.

Voilà, c'est le plan...

mercredi 1 janvier 2020

Bull'help yourself #16 Joli mois de janvier ?

C'est drôle la vie parfois.
Hier matin la poisse.
Mon char encaisse définitivement la panne annoncée...
Mais en plein jour et avec encore assez de braise pour tenir jusqu'à un garage de proximité
par chance ouvert.
Devant ma mine déconfite, le garagiste me prête un break hors d'âge qui m'évite l'enterrement de première classe, ravitaillée par les corbeaux.
J'ai mis la potentielle facture dans un coin de ma tête.
Et on a préparé le réveillon à Embraud.
Joyeux, doux, simple.






Joyeuse veillée, courte nuit.
J'ai tout fait à la Quézac.
Peut-être eut-il été préférable de me saouler.
Parce que le réveil a été dur dur.
En pleurs.
Le deuxième anniversaire de la mort de ma mère.
Le silence obstiné entre padna et moi.
La facture à venir...
Le jour de l'an de la lose  autant dire.

Et puis une succession de petites choses.
Tiens, j'ai redansé hier soir, et aucune douleur ce matin.
L'appel de Franzouski, le rire de Vanouchka, les bons baisers de Russie...
La situation de mon fils, qui pesait lourd dans nos cœurs, s'est enfin débloquée.
Et si je préparais mon bullet de janvier ?
Le janvier de cette année 2020 où j'arrête de travailler ?
Avec un peu de ce gui sous lequel on s'est biché cette nuit ?




Un petit dessin plus tard,


j'avais un peu récupéré.
Déjeuner amical avec les restes à Embraud.
Et au retour, ce message d'une camarade syndicaliste :
"Le décret d'application de la loi sur la fonction publique) est paru aujourd'hui.
Bonne année !".
Ça fait que là, je vous écris le cœur léger,
après avoir rédigé ma lettre de démission.
Demain je change un peu mes plans, pour l'imprimer et l'envoyer...
On va prier bien fort pour que ça marche.
Vous savez comme je suis : je crois toujours que l'univers n'a rien à me refuser.
Et qu'en tout je mérite le meilleur.

Vous aussi, vous méritez le meilleur.
Et c'est ce que je vous souhaite pour cette année.



mardi 24 décembre 2019

Bull'help yourself # 15 Solstice d'hiver

Depuis dimanche, 
imperceptiblement, 
les jours commencent à rallonger.
Nous venons de traverser le solstice d'hiver, la nuit la plus longue de l'année.
La lumière va reprendre ses droits.
Tous les espoirs sont permis.


Pour l'an neuf qui s'en vient, j'ai commencé à préparer un nouvel opus de mon bullet journal, bujo pour les intimes du marketing.

J'ai toute une collection de carnets, trouvailles glanées ici et là,
au fur et à mesure de mes pérégrinations.
Je les essaie, ou je les prépare parfois pour quelqu'un qui a envie de se lancer.

J'ai quand même quelques constantes :
- définitivement du papier pointé plutôt que réglé, qui facilite bien tous les tracés ;
- du papier d'assez bonne qualité pour ne pas être constamment traversé, surtout depuis que j'utilise des feutres.
- un brochage correct ; avec mon bujo en cours, carnet acquis aux USA, j'ai dû réparer, rafistoler, m'énerver, plusieurs fois dans l'année.
- Le format A5, moins encombrant (mais j'aimais bien le B5 qui est plus accueillant pour les collages au travers desquels je garde les traces de mes vacances).
Cette fois, j'ai pioché le rose pétard, qui me va bien au teint, d'après moi.

Première personnalisation, le collage d'une feuille cartonnée.
Elles proviennent généralement de mon magazine Flow, dont j'exploite les jolis papiers au maximum.
Ça fait un miniportfolio, dans lequel glisser des papiers urgents.
Les autres vont dans la poche qui se trouve déjà la fin du carnet.



Ensuite je numérote les pages, je crée mon index, et je construis les pages mensuelles prévisionnelles, ainsi que les calendriers.
Parfois je triche et je colle un calendrier.
Il existe aussi des carnets déjà préparés, foliotés, indexés...
Mais ils sont bien plus chers, sans compter que j'aime bien ce temps de préparation qui me met un peu sur pause.
L'index cette fois est réalisé, à gauche avec du washi tape, et une étiquette (Flow...), retaillée ; à droite feutre noir et stylo à bille blanc.

Je fais aussi un tableau de visualisation, avec un tas d'images,
une manière de me projeter en me fixant des objectifs positifs.
Je ne vous montre pas le mien, 
qui est très personnel, mais si cela vous intéresse,
google est votre ami...
C'est ma troisième année, et franchement, je suis très satisfaite du résultat...
Sachant qu'il exige de formuler des attentes positives, 
et affirmatives (dans la syntaxe même),
et que, bien évidemment, il n'a d'impact que sur soi-même (quoique...).

Ensuite j'ai ouvert une double dutch door, 
pour des projets qui viennent juste de germer...


Par exemple celui-ci...


A côté tu vois un projet,
auquel j'ai déjà renoncé en annulant mon ticket pour la Louisiane en février...
Mais ça c'est une autre histoire. 
Pour la forme, j'ai collé un raccord de papier ligné (encore un carnet... Flow...), 
mais j'ai gardé le dessin du train.
Je l'aimais bien déjà.
Et surtout, il y aura d'autres trains à prendre !

Et enfin, dommage collatéral du solstice d'hiver, une page sur le cycle lunaire.
Comme tu sais, j'aime observer la lune, si loin si proche, si souriante,
prendre des bains de lune, 
me promener dans sa clarté lorsqu'elle est pleine.
Allons voir comment elle influe sur les marées des deux tiers d'eau qui composent mon corps !


Et passez un bon réveillon mes fidèles lecteurs !
Je vous biche, je m'en vas en cuisine...
Je vous retrouve bientôt,
puisque j'ai retrouvé le goût et le temps d'écrire.