Après la sidération des premiers jours,
je me suis aperçue que les heures s'écoulaient sans que je fasse grand chose d'autre que perdre mon temps sur les réseaux sociaux.
Puis j'ai commencé à me créer de petites routines,
que j'ai finalement matérialisées, vendredi dernier seulement,
dans mon bujo.
C'est pas si strict que cela, je ne mets pas mon réveil.
Mais cela me permet de me fixer de petits objectifs quotidiens.
C'est drôle, d'habitude, le bullet me sert à ne pas me laisser noyer sous le volume et la multiplicité des tâches. A prévoir, à anticiper.
Mais en quelques jours, la page de mars s'est vidée d'un tas de cases, de rendez-vous, d'échéances, de loisirs. Le vide sidéral.
En un sens, cela m'a fait du bien cette page soudainement blanche.
Un grand calme intérieur.
J'ai commencé par une liste de choses que j'avais envie de faire depuis longtemps, sans jamais pouvoir y consacrer un moment : ranger les photos, faire mes carreaux, coudre des lingettes...
Aucune raison de s'ennuyer, mais soudainement, plus de goût à rien.
Les jours passaient, je savais même pas ce que j'avais boutiqué : pas un chapeau de vendu !
Les jours passaient, je savais même pas ce que j'avais boutiqué : pas un chapeau de vendu !
Alors j'ai compris que, quand on est seul, il faut avoir des routines à heures, ou au moins à ordre, fixe.
Et je me suis dessinée cette page, à partir d'un modèle trouvé dans un livre.
Je passe de meilleures journées, plus rythmées.
J'en profite pour me coucher un peu plus tôt.
En gros je m'entraîne pour la retraite, qui, heureusement, ne sera pas coincée entre quatre murs.
Enfin j'espère...
