Alors voilà.
On s'est fait une boucle.
Le premier jour de Limoise à Nevers.
48 km
Dur dur, en pleine cagne, j'ai souvent mis pied à terre dans les montées.
Heureusement, à Apremont, on a retrouvé l'Allier, et après avoir traversé le pont canal,
on a suivi l'eau jusqu'à Nevers.
Sans aucune idée de mes capacités à pédaler, on n'avait rien réservé pour le soir,
mais on a dormi chez les sœurs de la Charité,
qui veillent sur la châsse de Sainte Bernadette.
Une place spéciale, qui fait aussi oeuvre de réinsertion pour un personnel qui trouve ainsi un refuge et une seconde chance.
Deuxième jour
Nevers - Decize
41 km, mais platitude et canalitude caractérisent cette route.
Joli, tranquille, le corps récupère.
Troisième jour
Decize - Les Etiennes 30 km
Le chemin de halage du canal n'est plus aménagé, et donc pas praticable sans VTT.
Mais une petite route plutôt plate le suit gentiment.
On est très en avance, alors on fait halte dans une auberge, à la Chapelle aux Chasses, installée dans l'ancien presbytère.
La cuisinière fait tout elle-même, le nombre de repas est limité.
Mais finalement elle nous accepte quand même et franchement on regrette pas le petit détour.
La vie c'est ça en fait : pédaler, manger, dormir et recommencer.
A propos de dormir, on se dit qu'une petite sieste serait la bienvenue.
Et on réalise à cette occasion que la plupart des salles des fêtes communales des petits villages
se prolongent à l'arrière avec un petit terrain ombragé dédié, en accès libre.
Sapins, marronniers, on choisit finalement le tilleul, un arbre dit "froid",
qui contrecarre avec beaucoup d'efficacité les effets de la canicule.
Quatrième jour
Les Etiennes - Limoise
49 km
On rigole plus là, c'est long, en mode paysage bourbonnais, c'est-à-dire monter et descendre constamment.
Mais, j'avais déjà expérimenté ça sur le chemin de St Jacques : le corps s'ajuste.
Je ne mets pied à terre qu'une fois, et je pédale plus régulièrement aussi.
Bref, malgré la chaleur étouffante de l'après-déjeuner,
la boucle est bouclée suffisamment tôt pour que la dernière sieste soit accueillie par mon lit !
Franchement ?
Je suis fière de moi.
C'est une performance me concernant et j'aime toujours bien me découvrir des capacités auxquelles moi-même je ne croyais pas.
Demain commence un autre chapitre des vacances : celui de la fête d'été d'Embraud.