Aujourd'hui, cela fait trois nuits que je dors dans les vignes du Sancerrois,
et trois jours que je traîne dehors, d'abord à la fête de nos cousins de la Sabotée, la soirée guinguette où s'amusent ensemble toutes les générations,
suivie de la journée folklore, avec du breton dedans (le joli cercle d'Elliant, Ar vro melenig, le petit jaune, qui n'est pas une référence au pastaga, mais à la couleur de leurs riches tabliers brodés).
Je préfère VRAIMENT la bourrée. Même le talabardier, Tristant Gloaguen, était fasciné par le tricotage cohésif des sabots.
Aujourd'hui, c'était bon de revenir aux sources.
Aujourd'hui, on a vendangé les parcelles de Philippe et Eric.
Aujourd'hui c'est la saint Roch, et c'est vraiment tôt pour récolter. De plus en plus tôt. Mais ça titre déjà 14 degrés...
Aujourd'hui on était fagoté en chiftir, mais on s'en foutait.
Merci Eve-Anne pour les souvenirs...
Aujourd'hui j'ai croisé un regard, et j'ai appris ce qu'est un hotteur.
Aujourd'hui j'ai chanté en coupant les grappes, chanté à l'apéro, et chanté la plus belle chanson d'amour, d'après Guy, qui avait apporté les fromages et les figues.
C'est normal, elle a été écrite par Edith, après la mort de Marcel Cerdan
Aujourd'hui fut une belle surprise. Être libre et là était une chance, et j'ai repris goût à l'amour.
Parce qu'aujourd'hui on a ri de neuf à dix-sept heures.
Bien sûr, aujourd'hui j'ai trop bu (oui mais DES Sancerre...) et trop mangé.
Aujourd'hui je me suis sentie bénie, protégée, et terriblement vivante.
Pis demain, bah, demain est autre jour...





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