A la mi-août, c'est le temps de la fête chez nos cousins, les Thiaulins de Lignières.
Je n'y allais plus ces dernières années, parce que je descendais au stage de chant russe, et qu'on ne peut pas être partout.
Seulement voilà, l'an dernier, les ombres d'un traître et d'une garce planaient dans le Gard, tandis qu'il me tenait la main pour rejoindre le gîte. J'ai jugé préférable de ne pas y retourner cette année, et de me créer de nouveaux et beaux souvenirs propres.
J'ai eu la joie de retrouver les bras de Thierry, un local avec qui je n'avais pas dansé depuis longtemps, et de faire sonner les trois fendeux avec une nouvelle copine chanteuse.
J'en ai aussi profité pour faire un peu de tourisme, car Lignières est surtout un bourg de passage, qui gagne à être connu, comme le pays des grands ânes noirs, et d'une vierge dorée allaitante de toute beauté.
Et, au jour 23 du #defipostit , je peux affirmer que j'aime le folklore.
Il a maintenu vivantes nos traditions, bien avant le Revival et la redécouverte de la culture populaire par une poignée de citadins à qui manquait un essentiel.
Il a maintenu vivant le sens du collectif et de la transmission.
Sans le folklore, que serait le trad ?
Photos Sabine Sarvatma , Ann Perry & Madame Nicole

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