A la lecture de ce courriel
je me suis sentie terriblement atteinte.
Toute petite.
Misérable.
Une situation mal interprétée
une accusation injuste
il a balancé en quelques lignes
- sous le coup de l'émotion très certainement -
ce qu'il pense vraiment de moi
un rappel à l'ordre
accompagnés de ces sous-entendus terribles qui viennent te questionner encore longtemps après.
En écrivant que c'était le dernier mail
il m'a aussi
en quelque sorte
interdit de répondre.
A vrai dire,
répondre,
je n'en avais plus tellement envie
puisqu'il n'entendait pas ce que j'écrivais.
Il était resté campé sur un malentendu
et je sentais bien que polémiquer plus loin ne changerait rien.
Embrumée par un coup de froid
j'étais en mode cerveau lent
je suis partie nauséeuse
et bien sûr
j'ai beugné ma voiture contre un poteau de cette école où je n'étais jamais venue avant.
Le choc m'a réveillée
quelques larmes ont coulé,
j'ai décidé d'écrire quand même
mais sans répondre.
Je me suis limitée à trois phrases :
- une pour dire la blessure
- une pour dire que j'avais entendu ce qu'il voulait dire
- une pour le rassurer.
Parce que c'est cela qui m'affecte le plus :
la peur que je peux inspirer.
A part ça
c'est vachement dur de chanter le nez bouché
j'espère que ce sera fini la semaine prochaine pour les premiers concerts.
Et j'aime
cette année
avoir des récréations,
bien que la photo surex,
ne rende pas justice à l'ambiance.