Affichage des articles dont le libellé est la Talvera. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est la Talvera. Afficher tous les articles

mardi 18 août 2020

Des lendemains qui dansent

 Es sul la talvera qu'es la libertat !

J'étais donc descendue pour cela : la fête occitane organisée par le groupe occitan, la Talvera.

Exposition, balade nocturne contée, et baleti le samedi soir, sur des dalles pavées, mais avec des invités limousins que j'apprécie.




Quand je sors des terres du centre,
je crains parfois de me retrouver un peu perdue, 
et de profiter surtout des bancs.
Avec la crise sanitaire, bon nombre de participants ne dansent qu'avec leur partenaire attitrée, ce que je ne peux pas blâmer.
Mais en fait non.
Il y a toujours des danseurs prêts à ouvrir leurs bras, 
et moi,
ce soir là, j'ai tiré le gros lot,
avec un homme doux et attentionné,
qui m'a invitée plusieurs fois, 
expliqué les pas que je ne connaissais pas, 
et fait valser à l'envers.
Il venait de Lozère, c'est loin, je ne le reverrai pas.
Mais lui, ainsi que mon hôte du gîte, ont largement contribué à faire de ces trois jours
un souvenir ancré dans un été
qui se révèle bien différent des plans et si délicieusement inattendu...


dimanche 16 août 2020

Mon père avait raison

Parce qu'il y avait un bal,
et que mes ailes qui se déploient m'envolent vers des places où ça danse,
je suis descendue vers le sud.
Une vague reminiscence d'enfance, un village de pierres, perché sur une colline, dont je gardais une image pentue et lumineuse, légendée par cette phrase de mon père : "C'est le plus beau village de France".
Un mini road-trip, jalonné d'images épiques, qui nourrissent l'imaginaire et catalyse l'envie d'écrire. Un dépliant autoroutier de paysages magnifiques, qui m'ont donné envie de redescendre plus tard pour explorer Saint-Flour,  l'Aubrac, le Quercy, les Cévennes, merveilleuses contrées que je ne connais pas finalement. 

Gratitude encore pour tout ce temps devant moi et toutes ces terres à visiter.
Depuis quelques jours je réalise, à chaque instant, que le temps déplie désormais pour moi son éventail de possibles, qui fait souffler un vent léger de liberté à chacun de mes gestes, à chacun de mes pas.

Une échappatoire inattendue aussi aux atermoiements de Padna, revenu sur ses terres la veille de mon départ, sans que rien ne soit clair, à part la certitude que je n'irais pas le rejoindre s'il n'avance pas vers moi. 
Ce voyage, prévu depuis quelques semaines, s'est déroulé comme un tapis précieux pour souhaiter la bienvenue à ma joie de vivre retrouvée.


Ma grande chance déjà, c'est d'avoir été hébergée dans ce gîte, très roots (c'est-à-dire à mon goût), 



avec vue,




et surtout tenu par un artiste poète, ouvert, délicat et disponible, sous des airs faussement bourrus.
Il en est resté de longues conversations sur les choses de la vie,
une délicieuse baignade en eau vive,


et une aquarelle souvenir dans mon bujo...



J'ai arpenté les rues abruptes et tortueuses aux pavés saillants,









constellées d'un peu trop de boutiques à mon goût,
dont, à part celle de la Talvera, je n'ai exploré aucune, à cause du masque.





 


Mon père avait raison.
Je ne sais pas si c'est le plus beau village de France,
mais il est bien joli, surtout quand on a rangé les (autres) touristes....